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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Henri Rousselle était conseiller municipal en 1915. Plus tard, il fut président du conseil général


La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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Noté dans la presse...

1910

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le gaz - 1927

Le gaz

Paris- Soir — 24 janvier 1927

Les locataires de l'hôtel Alary, 62, rue du Gaz, entendant des  gémissements qui provenaient d'une des chambres, avertirent la propriétaire. Celle-ci informa aussitôt M. Fauvel, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.

La porte de la pièce enfoncée, le magistrat aperçut, râlant sur le parquet, les deux occupants : Mme Sarah Doline, âgée de 37 ans, sujette russe, exerçant la profession de sage-femme, et son fils, Théodore, âgé de 9 ans.

Les malades furent aussitôt transportés à l'hôpital de la Pitié.

S'agit-il d'une intoxication par absorption d'aliments avariés ou par toute autre cause ? On l'ignore pour l'instant : l'enquête de M. Fauvel fera sans, doute la lumière sur ce point.


 Dans un bal - 1982

Dans un bal.

La Lanterne — 3 février 1892

Rixe hier, entre agents et danseurs, dans un bal-musette de la rue Coypel, au cours de laquelle un des assistants, Charles Boyer, dit la Rincette, saisit l'agent Jean et essaya de le terrasser. Les gardiens de la paix dégainèrent et blessèrent plusieurs de leurs agresseurs : un nommé Alphonse Lasserbes, dit Têtard, reçut dans le ventre un coup d'épée-bayonnette qui l'étendit à terre. Il a été transporté mourant à l'hôpital de la Pitié.


 Une femme récalcitrante. - 1882

Tribunal de police correctionnelle de la Seine.

Une femme récalcitrante.

Le XIXe Siècle ― 21 février 1882

Bougon a une femme qui est jeune et jolie. Malgré cela, elle s'obstine à travailler. C'est le secret de sa rage.

Lui n'a jamais voulu travailler : ce n'est pas son métier, cela ! Seulement, comme sa femme ne veut pas comprendre, la misère règne au logis, les enfants crient, il tape. Car Bougon aime que la soupe soit faite et que les visages soient joyeux.

Il a tant et si bien tapé, que les voisins se sont émus. Le commissaire de police s'est transporté dans la mansarde où vivent la femme et les enfants, avenue d'Ivry, 43, et voici ce qu'il a vu :

« Les époux Bougon sont logés dans une petite pièce au rez-de-chaussée, entièrement dépourvue de meubles, et qui offre l'aspect de la plus navrante misère. Dans cette pièce à peine éclairée, même non carrelée, sont couchés à demi nus, sous des copeaux qui leur servent d'abri contre le froid, la femme Bougon et trois jeunes enfants dont l'aîné a six ans, le cadet deux ans et le plus jeune trois mois ! La femme Bougon paraît extrêmement souffrante, et ce n'est que bien faible et en pleurant à chaudes larmes qu'elle répond aux questions qui lui sont adressées. »

Après le commissaire, le médecin est venu et il a constaté que ces pauvres êtres mouraient d'inanition et de coups.

Cette femme lui dit :

« Je ne porte pas plainte contre mon mari, et je désire qu'il ne soit pas poursuivi; je vous en prie en grâce, faites qu'il ne sache pas que vous êtes venu, il serait capable de me tuer. »

On a poursuivi Bougon, et voici ce que les témoins ont appris :

M. Bouscatel, propriétaire. — Les époux Bougon sont mes locataires depuis un an.

M. le président. — Alors, monsieur, vous pouvez renseigner le tribunal sur leur compte.

Le témoin. — Oh! Parfaitement. Le mari est un paresseux et une brute ; elle, est une femme douce, bonne mère, bonne épouse, travaillant avec un courage extraordinaire. Elle a trouvé à faire des allume-feu et a acheté des outils pour que son mari puisse travailler avec elle ; ils avaient beaucoup de commandes et auraient pu gagner bien leur vie si le mari avait voulu travailler; mais il n'exécutait pas les commandes et a fini par cesser complètement de travailler.

Le jour de la fête des Gobelins, entendant crier : « Au secours ! » je suis sorti et j'ai trouvé Mme Bougon étendue dans la cour ; lui, était là ; elle m'a dit qu'il venait de la battre.

Quinze jours après, les voisins viennent m'avertir qu'on entendait des plaintes chez les époux Bougon ; j'y suis allé, et la femme Bougon m'a raconté que son mari venait de lui donner des coups dans le sein. Il prétendit que c'était faux.

J'ai su que, souvent, il avait jeté aux ordures la nourriture de sa femme et de ses enfants, pour les empêcher de manger ; on leur avait donné des vêtements, il les a déchirés.

Un jour, la femme Bougon m'a dit qu'il avait pris le petit enfant dans son berceau et qu'il voulait le tuer en le jetant à terre. Il parlait aussi d'aller le jeter dans les lieux.

La femme Saucy. ― J'ai, dit-elle, été chercher le médecin ; elle n'a pas voulu parler des coups au sein, disant que si son mari savait ça, il la tuerait.

Un jour que je demandais à M. Bourgon s'il n'avait pas honte de ne rien faire et de laisser sa femme travailler jour et nuit, elle qui allaitait un enfant, il m'a répondu qu'il n'aimait pas le travail, qu'il aimait la bonne nourriture, qu'il était un « mangeur de blanc ».

On ne s'étonnera pas que ce misérable ait été condamné à deux ans de prison.

Mais qui secourra cette misère ?

F. DUCUING.

Le beau temps fait déjà songer à la campagne et par conséquent à LA MÉNAGÈRE et à son magnifique rayon d’articles de jardins. Matériel de parc, décoratif et autres, tout est réuni là d’une façon aussi complète que le sont les meubles, dans la galerie du second étage où le mobilier est exposé en appartement.

N’oublions pas le rayon des bronzes d’art, les écuries modèles du rez-de-chaussée, qui font si grandiose effet dans un château, ni le rayon de maroquinerie et d’articles de voyage déjà si connu et apprécié des touristes intelligents.

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