Les patineurs de la Glacière

La glacière du 13e arrondissement

Les patineurs de la Glacière - dessin d'Auguste Lançon - 1873 - On remarquera ce qui peut être la tour du puits artésien de la Butte aux Cailles

La glacière du treizième arrondissement est située dans le voisinage du nouveau parc de Montsouris. La glace qu'on y recueille est prise dans 3 étangs situés au milieu des méandres que forme la Bièvre, au-dessous du chemin de fer de ceinture et devant la station de Gentilly, après être entrée en deux bras dans Paris en passant sous le boulevard Kellermann. les étangs sont formés par les débordements de la rivière, et chacun d'eux occupe un emplacement un peu moindre que celui de la place de l'Observatoire.

Voici comment s'y fait la récolte de la glace.

Un bateau occupe le milieu de l'étang. Placé en cet endroit avant la gelée, il y est naturellement pris dans la glace.

Quelques hommes montent alors dans le bateau; ayant cassé la glace qui l'entoure, ils la renversent par grands morceaux sur celle qui est solide et où d'autres hommes s'en emparant la portent jusqu'à un tombereau placé sur le bord de l'étang.

Le tombereau aussitôt rempli prend le chemin de la Glacière.

C'est ainsi que peu à peu le cercle s'élargit autour du bateau qui, la récolte achevée , peut voguer à tous les orients sur l'étang libre de glace.

Mais les étangs de la Glacière, qui doivent prochainement disparaître , m'ont pas, ou plutôt n'ont pas eu uniquement la destination utilitaire que nous venons de dire. Chaque année - année froide bien entendu - ils ont été jusqu'ici, pour le treizième arrondissement, un centre de réunion d'hiver et un lieu de divertissement. C'est sur l'étang du milieu que se donnaient rendez-vous tous les gavroches de la butte aux Cailles et les cocodès de la rue de la Santé , ceux-ci pour patiner , ceux-là pour se livrer aux plaisirs de la glissade ou du traîneau. Ce point, peu bruyant, malgré sa clientèle, froid et assez triste en somme, s'appelait avant la guerre : le Club des patineurs de la rue Mouffetard. Il ne ressemblait pas précisément à celui des patineurs du bois de Boulogne. N'importe, ses habitués l'aimaient et ils le regretteront, car si triste qu'il fût, il demeure bien entendu que « l'on s'y amusait beaucoup ».

L'Illustration ― 1er février 1873
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SAVIEZ-VOUS QUE ...

En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


Fait divers

 

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins - 1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

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A NE PAS MANQUER...

DANS LA PRESSE

 La Butte aux Cailles se modernise - 1924

La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis.


 La place Paul-Verlaine

M. Félix Faure à l'École Estienne (1896)

Par un singulier hasard, l'école Estienne, où on se propose de former des ouvriers si paisibles et que visitait hier M. Félix Faure, a juste devant elle, à sa droite, la maison où est mort Blanqui, à sa gauche une tannerie.


 Un pont américain à Paris

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.


 La passerelle de Rungis

La passerelle de Rungis

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche, celui qui s'étend de la rue Bobillot à la rue Cacheux, par la place Rungis, est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.


 Le puits artésien de la Butte aux Cailles (1868)

Le puits artésien de la Butte aux Cailles (1868)

 

Les travaux du puits artésien se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres.


 Le percement du boulevard Arago (1868)

Le percement du boulevard Arago (1868)

 

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint-Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris.


 La disparition de la Bièvre

La disparition de la Bièvre

Parmi les opérations projetées sur la rive gauche, il faut signaler tout particulièrement la canalisation prochaine de nouveaux tronçons de la Bièvre.


 La place Paul-Verlaine

La place Paul-Verlaine (1905)

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles.


LIEUX

Le cabaret de la mère Marie (1859)

PROMENADE

La Glacière et les Gobelins

Le Petit Parisien (1931)

Etudes

La misère à Paris : le XIIIè arrondissement

Littérature

Où Émile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs...


La rue des Peupliers vue par Jules Mary


La perdition de la Bièvre par Adrien Mithouard (1906)



 La catastrophe de la Cité Doré

UNE MAISON VÉTUSTE DE LA CITÉ DORÉ S'EFFONDRE SUR SES OCCUPANTS

  

Il y a six morts et deux blessés dont l'état est grave

L'immeuble était depuis longtemps condamné par les architectes, mais en dépit des avertissements, de nombreux sans-logis étaient heureux d’y trouver un abri

Photo parue dans l'Excelsior le 28 octobre 1925

 

Tous les détails parus dans Paris-Soir et le Petit-Parisien

Précédemment :


Les fait divers de l'heure

 Une fillette avait cru que son oncle assassinait sa tante. - 1927

Beaucoup de bruit pour rien

Une fillette avait cru que son oncle assassinait sa tante.

Paris-Soir ― 11 novembre 1927

Hier soir, à 10 heures, au moment où les bureaux du commissariat du quartier de la Gare allaient fermer, une fillette de i2 ans se présenta et déclara que son oncle venait de tuer sa tante.

M Frédérique, commissaire de police, se rendit aussitôt 75, rue Clisson, au domicile qui lui était indiqué par l'enfant.

Là, il trouva l'oncle, M. Léon Hérain, âgé de 27 ans, directeur d'une maison de vente d'automobiles, qui s'entretenait aimablement avec sa victime.

Il fut aisé de reconstituer la scène qui avait précédé. Au cours d'une discussion, Mme Hérain avait menacé son mari d'un revolver ; M. Hérain, sachant que l'arme était chargée, donna sur le bras de sa femme un coup qui fit dévier  l'arme. La balle partit cependant et vint se loger dans le mur. Au même moment, la petite Jeanne Marchand entrait chez son oncle.

Terrifiée et croyant à un malheur, elle n'avait fait qu'un bond au commissariat.


Si tout Paris admire la « tenue » des cheveux de Joséphine Baker, c'est non seulement parce qu'ils sont très beaux, mais encore parce qu'elle en prend un soin tout particulier. Dernièrement, à un des habitués de son cabaret qui lui demandait son secret, elle répondit : « C'est à la Lotion Garnier que je dois la santé de mes cheveux ». Demandez-la à votre coiffeur..


 Affrontements à l’Alcazar d’Italie - 1897

Rivalités parisiennes

Affrontements à l’Alcazar d’Italie

Le Figaro — 20 juillet 1897

II existe paraît-il, une terrible rivalité entre les souteneurs de Charonne et ceux de la barrière d'Italie. Quoique séparés cependant par un assez grand espace, les deux camps s'en veulent à mort, chacun d'eux jalousant les exploits de l'autre. Déjà plusieurs rixes particulières ont été la suite de ce désaccord, et, ces jours derniers, un individu du treizième a été arrêté pour avoir voulu assommer un « Charonnais » qui s'était risqué dans ses parages. Les « gars des Deux-Moulins » avaient résolu de venger l'emprisonnement de leur camarade, et les « gars de Charonne », répondant à la provocation, avaient annoncé qu'ils viendraient dimanche à l'Alcazar d'Italie, bal de l'avenue de Choisy, montrer qu'ils n'avaient pas peur.

À sept heures moins le quart en effet, une trentaine de Charonnais, venus individuellement au bal, sortirent par petits groupes, mais se réunirent en arrivant au boulevard de l'Hôpital, Des éclaireurs les avaient avertis en effet que l'ennemi, massé en face de la rue Pinel, les attendait pour livrer bataille.

Elle fut terrible, la bataille. Coups de poing américain, couteaux, cannes plombées et même revolvers furent mis au vent. Bientôt il y eut plusieurs blessés et il y en aurait eu bien davantage, si une douzaine de gardiens de la paix ne fussent arrivés au pas de course. À leur vue, les deux camps prirent la fuite.

Trois des combattants ont pu être arrêtés. Ce sont les nommés Francois Rouillet dit « l'Hareng », Georges Souillard et Joseph Daüer.

On a ramassé trois blessés, Jules Goriau, atteint d'une balle en pleine poitrine ; Antoine Beau, frappé de quatre coups de couteau, et Alfred Béjin, qui a reçu une balle au flanc droit. Ils ont été transportés à l'hôpital de la Pitié.

M. Remongin, commissaire de police, a ouvert une enquête et il est probable que d'autres arrestations ne tarderont pas à être opérées.


Voici enfin les beaux jours et chacun songe à fuir les chaleurs en allant à la campagne. Mais si l’on y trouve un air plus pur, le soleil n’y est pas moins chaud, et pour se rafraîchir rien ne vaut un peu d’anisette superfine Marie Brizard et Roger dans un verre d’eau fraiche. Pour faciliter la digestion, un petit verre d’anisette « extra-dry» de Marie Brizard et Roger constitue le meilleur réparateur et la plus agréable liqueur.


 Le marché des Gobelins - 1867

Les embellissements de Paris


Le Marché des Gobelins

Le Figaro — 8 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

A droite, le marché des Gobelins -(Gravure "Le Monde Illustré 1868)

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A lire également

Les Bijoutiers du marché des Gobelins(1872)

Quadruple empoisonnement (1893)



Découvrir le 13E arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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Lu dans la presse...

La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

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Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

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La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

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Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

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L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

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Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

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Le dispensaire Emile-Loubet

Le quartier de la Gare était en fête hier, et la population de travailleurs qui l'habite a chaleureusement manifesté au Président de la République les sentiments de gratitude qu'elle nourrit à son égard pour la nouvelle preuve de sollicitude qu'il vient de lui donner en faisant édifier l'établissement philanthropique qui portera désormais son nom. (1905)

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Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants... (1903)

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L’ouverture du chemin de fer de ceinture

Le terrain s'abaisse et la vue s'élargit ; voici le chemin de fer de Sceaux, puis la Glacière, Gentilly et en face une échappée de Paris, puis un coin tranquille, tout champêtre, presque silencieux, où coule la Bièvre, cette rivière parisienne ignorée. (1867)

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Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient. (1868)

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Milla ans sous la terre

Dans un quartier de Paris, renommé par ses tanneries, ses peausseries, et surtout par la manufacture des Gobelins, hélas ! incendiée en partie, est un vaste terrain, où s'élevait jadis une église dédiée à saint Martin, au faubourg Saint-Marcel. (1871)

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Le point sur les travaux de la place d'Italie

On entreprend en ce moment à la place d'Italie des travaux de voirie analogues à ceux de la place de l'Arc-de-l'Etoile et de la place du Trône. On établit un plateau circulaire avec huit boulevards, squares, maisons monumentales, si l'industrie toutefois veut se risquer à les édifier. (1869)

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Travaux parisiens

Les anciens boulevards extérieurs de la rive gauche sont, depuis plusieurs mois, l'objet de travaux analogues à ceux qui ont été entrepris sur les boulevards de la rive droite. Ces travaux ont trait à la zone comprise entre le pont de Bercy et la place de l'ex-barrière d'Enfer. (1863)

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Les nouvelles places de Paris

On s'occupe en ce moment de la régularisation et de la décoration de douze places principales, établies sur remplacement d'anciennes barrières supprimées. (1866)

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Enquête publique sur les projets de voiries intéressant les 13e et 14 arrondissements

Une enquête est ouverte, pendant quinze jours consécutifs, à partir d'aujourd'hui, aux mairies des 13e et 14e arrondissements, sur divers projets de voirie intéressant cette partie annexe de la capitale. A l'appui des plans déposés, l'administration a joint une légende explicative, dont nous reproduisons les termes. (1863)

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La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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Le plan d'assainissement du quartier Maison-Blanche

Il existe dans le XIIIe arrondissement (quartier de la Maison-Blanche), un immense quadrilatère de plus de 60 hectares de superficie, qui laisse presque tout à désirer sous le rapport des communications et de la salubrité. (1881)

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L’épidémie de la Bièvre

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.
Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

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La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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L'aménagement du XIIIè arrondissement

Les grands percements ne font point défaut au XIIIe arrondissement; on peut même dire que l'importance des voies dont il est sillonné est hors de proportion avec les ressources et les mœurs de la population qui l'habite. L'administration municipale n'a donc que peu de chose à faire pour compléter son œuvre au point de vue de la viabilité. (1869)

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Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère. (1891)

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La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

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Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

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Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

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Le Treizième

SAVIEZ-VOUS AUSSI QUE...

Le XIIIème arrondissement avait une superficie de 625 hectares à sa création.


Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

C'est arrivé dans le 13e

 Lugubre trouvaille - 1914

Lugubre trouvaille

Le Rappel ― 28 février 1914

Le premier janvier dernier, un rentier de la rue Clisson, recevait une grande botte de bonbons et en partageait la plus grande partie de son contenu avec des voisins et amis.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, hier, en voulant ouvrir la dite boite pour y prendre les derniers bonbons restants, lorsque en soulevant le couvercle, il aperçût, couché dans la boite, le petite cadavre d'un nouveau-né qui paraissait y avoir été placé depuis seulement quelques heures.

Se rappelant que la veille, leur bonne, Yvonne Porte, 19 ans, s'était plainte d'une indisposition, il la mit en présence de sa lugubre trouvaille et la jeune domestique avoua, avoir accouché clandestinement, de l'enfant que l'on venait de la boite.

Le docteur Paul a été commis à l'effet de savoir si le dit enfant était né viable.


 
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