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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.


La rue de Tolbiac, pour la partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, fut appelée initialement rue du Transit lorsque son ouverture fut projetée.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un train de sucre démolit un mur - 1916

Un train de sucre démolit un mur

Le Figaro ― 1er novembre 1916

Hier après-midi, à une heure, à la gare des Gobelins, huit wagons chargés de sucre ont heurté, par suite d'une fausse manœuvre, le mur de clôture de cette gare donnant sur la rue Baudricourt.

Le mur a été fortement ébranlé et il menace de s'écrouler.

II n'y a pas eu d'accident de personnes.


 Fuite de gaz - 1897

Fuite de gaz.

Le Journal — 20 mars 1897

Par suite de la rupture d'une conduite, une fuite de gaz se produisait, hier après-midi, en face du n°59 du boulevard Arago. Bien que le gaz s'échappât à l'air libre, deux passants ont été à demi asphyxiés et ont dû être transportés à l'hôpital Broca.

Les pompiers du poste de Port-Royal ont obturé provisoirement la fissure avec de la terre glaise, en attendant une complète réfection.


 La rue des Cinq-Diamants vue par Jules Lermina

La rue des Cinq-Diamants

vue par Jules Lermina

Extrait de "La Criminelle" (1881)

[...] Madame Dolé le dérangea doucement, ouvrit le volume, chercha rapidement la rue des Cinq-Diamants, puis l'ayant trouvée, salua Gaspard d'un signe de tête et sortit.

Gaspard resta quelques instants immobile, les yeux fixés sur une buire dont les émaux bleus et rosés étaient rehaussés d'un cloisonné d'or. Puis il se remit au travail.

II

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.

L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

En vain Paris s'étend, en vain les boulevards lancent leurs percées d'air et de lumière; il est encore au-delà de ces éclaircies salutaires, des régions ignorées du Parisien, sortes d'ulcères honteux, cachés, dans lesquels devra pénétrer un jour ce scalpel qui a nom la pioche des démolisseurs.

Mais auparavant, qui nous dira la signification de ces appellations singulières : rue Croulebarbe, rue Fontaine-à-Mulard, — et entre toutes, — de celle-ci, plus bizarre peut-être, rue des Cinq-Diamants?

Ne vous semble-t-il pas que cela évoque une curieuse légende, quelque chose comme un conte de fées, avec son trésor caché et ses gnomes qui le gardent jalousement ?

La rue des Cinq-Diamants commence au boulevard d'Italie pour finir à la rue de la Butte-aux-Cailles.

C'est le début de la montée : on devine que c'était là jadis un simple sentier gravissant la pente de la colline. Des haies de broussailles s'enchevêtraient aux deux côtés aujourd'hui garnis de masures.

Les aubépines et les houx arrachés, on n'a pas encore eu le temps d'élever des maisons. Ces vastes terrains sont couverts de bâtisses de planches.

Le passant, jetant un rapide coup d'œil à travers les allées sombres ou cherchant à percer du regard les vitres sales, ne voit rien et devine tout.

C'est la misère, c'est l'indifférence pesante dans laquelle s'immobilisent ceux qui ont souffert; ainsi toute ville a des refuges pour les fuyards, évadés de la lutte sociale. Là ils se terrent, se taisent et se laissent glisser, sans plus résister, sur la pente qui tombe à l'abrutissement et à la mort.

Si parfois en l'un de ces parias quelque énergie se réveille, s'il secoue sa torpeur, c'est pour le crime.

Donc ce sommeil même est une menace, ce silence est effrayant.

L'homme qui, connu de tout Paris, irait, à la suite d'une catastrophe, ou bien pris de dégoût, se cacher dans ces thébaïdes serait certain d'y rester à jamais ignoré.

Une de ces masures, haute de deux étages, portait, sur un écriteau noir, quelques lettres effacées où un Champollion aurait pu lire ces mots : Cabinets garnis.

Sur la rue, d'un côté, une boutique, — un autre de ferrailleur; — de l'autre, un magasin sans volets, aux carreaux cassés, vide. Du reste, la boutique du ferrailleur n'était pas plus peuplée que l'autre, et, sur un carré de carton, qui semblait inamovible, ceci était écrit : S'adrecer ô 25.

Entre ces deux… sinécures, une porte bâtarde, étroite, gueule noire, ouverte sur un trou sombre qui est un couloir. Au bout en tâtonnant, on trouvait un escalier, échelle glissante, visqueuse, arrêtant le pied à chaque marche, comme pour l'avertir de n'aller pas plus loin.

Vides les deux chambres du premier étage, louées sans doute à quelques misérables occupés pendant le jour à des industries sans nom.

Enfin des deux chambres du second, sous le toit, une seule habitée.

Un homme y était assis sur le grabat qui prétendait au titre de lit. À quelques pas de lui une malle ouverte, pleine d'effets jetés pêle-mêle et qui semblaient des haillons.

Auprès de la fenêtre, une table et une chaise. Sur la cheminée, une cuvette égueulée. À terre, rien que le carreau nu et malpropre.

C'était cet homme qui attendait madame Dolé. C'était cet homme qu'elle avait aimé !...


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