entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 février 1912 à midi cinq exactement, la chaudière du tramway n° 399, de la ligne Porte-d'Ivry-les Halles, explosait rue Gay-Lussac, à hauteur de la rue de l'Abbé-de-L'Epée. Ce grave et peu banal accident faisait onze victimes qui, heureusement, ne furent pas très grièvement blessées.


Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1871

Milla ans sous la terre

Dans un quartier de Paris, renommé par ses tanneries, ses peausseries, et surtout par la manufacture des Gobelins, hélas ! incendiée en partie, est un vaste terrain, où s'élevait jadis une église dédiée à saint Martin, au faubourg Saint-Marcel.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Le feu - Figaro 1898

Le feu

Le Figaro ― 6 mai 1898

Un incendie a éclaté avec une très grande violence, l'avant-dernière nuit, vers une heure, rue Nationale, 164, dans un grand local où sont entreposés les mobiliers des locataires expropriés de la cité Jeanne-d'Arc. Avant que les secours aient pu être organisés d'une façon efficace, le feu se communiqua à une fabrique de caisses, mitoyenne avec l'immeuble incendié.

Malgré les efforts des pompiers de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier signal, tout a été détruit par les flammes.

Il n'y a pas eu d'accident de personnes. Les pertes sont assez importantes.


 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

 L'incendie de la rue des Cordelières - 1895

L'incendie de la rue des Cordelières

Le Petit-Parisien ― 14 septembre 1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

L'incendie, qui a éclaté, on ne sait encore comment, a pris, dès le début, de grandes proportions, grâce aux matières éminemment combustibles qui étaient contenues dans l'établissement. En moins d'un quart d'heure il s'est propagé dans la maison voisine portant le numéro 26  qui n'avait qu'un étage d'habitation, mais derrière laquelle s'élevaient les immenses séchoirs, hauts de cinq étages, d'une mégisserie, dont le propriétaire était M. Gély ainé, teinturier en peaux.

Les secours

Dès la première alarme, donnée par les habitants du quartier, au moyen de plusieurs avertisseurs établis avenue des Gobelins et boulevard Arago, les secours sont arrivés des casernes de pompiers de la rue Jeanne-d'Arc, du boulevard du Port-Royal et de la rue Denfert-Rochereau.

Trois pompes à vapeur ont été mises immédiatement en manœuvre et des torrents d'eau ont inondé le foyer de l'incendie, dont la lueur s'apercevait de divers points de Paris. Une foule énorme était accourue sur les lieux du sinistre, et M. Debeury, commissaire de police divisionnaire, organisa des barrages d'agents à la hauteur du boulevard Arago, au point où la rue des Cordelières y vient aboutir, et rue Pascal, dégageant ainsi les abords du sinistre.

Malgré tous les efforts des pompiers et des habitants qui s'employaient, eux aussi, très énergiquement à l'extinction du fléau, Il ne fallait songer qu'à préserver les maisons voisines car les flammes avaient trouvé dans la mégisserie composée exclusivement de planches, et de voliges même, un aliment facile.

L'immeuble, partant le n°28 où se trouve une fabrique de sacs appartenant à M. Letemplier, fut dès lors envahi par les pompiers qui réussirent à le préserver.

D'un autre côté, sur les derrières de la mégisserie qui s'écroulait progressivement, le feu faisait des ravages et menaçait d'une façon inquiétante les maisons situées 63 et 65, rue Pascal.

Les murs étaient léchés par les flammes et une panique bien compréhensible s'emparait des habitants.

Ceux-ci, au milieu des cris d'effarement des femmes et des enfants, déménageaient à la hâte leurs objets précieux et jetaient par les fenêtres les meubles, la literie, etc., qui venaient s'amonceler sur le trottoir de la rue Pascal.

Cependant, grâce à la rapidité avec laquelle les lances des pompiers avaient été dirigées sur ces maisons tant menacées, le feu diminuait peu à peu d'intensité et finalement les abandonnait.

Il était à ce moment neuf heures et tout danger était conjuré.

Dans la rue Pascal, les locataires qui avaient éprouvé une si vive alerte étaient remis de leur émoi et opéraient à la hâte leur remménagement.

Cependant le feu couvait encore sous les décombres, et à neuf heures et demie les flammes s'élevaient très hautes par-dessus l'amas des ruines incandescentes de la mégisserie. M. Gaillot, chef de la police municipale, était présent sur les lieux de l'incendie, ainsi que MM. Bolot, Perruche, commissaires de police, et Marion, officier de paix.

Le service d'ordre était fourni par les agents des cinquième et treizième arrondissements. Pendant toute la nuit une pompe à vapeur est restée sur le théâtre de l'incendie pour noyer les décombres.

Une victime

Il faut, malheureusement, signaler un accident arrivé à un caporal de sapeurs-pompiers, nommé Louis Béguin.

Ce caporal a reçu sur la tête une croisée et les vitres, en se brisant, l'ont blessé à la tête et aux mains.

Après avoir reçu des soins dans la pharmacie située 6, boulevard Arago, Louis Béguin a été reconduit à l’infirmerie de la caserne du boulevard du Port-Royal.

Son état n'est nullement inquiétant

Les dégâts

Les dégâts matériels ne sont pas encore évalués même approximativement mais s'élèveront certainement à un chiffre considérable.

M. Aureau, fabricant d'eau de seltz, chez lequel le feu s'est déclaré, et M. Gély aîné, dont la mégisserie a été entièrement la proie des flammes, étaient assurés.

Il n'en est pas de même à l'égard des autres personnes dont les mobiliers ont été incendiés et parmi lesquelles les plus éprouvées sont MM. Gonthier, Gombert et Chefgros, ce dernier gardien de la paix du treizième arrondissement.

Une enquête est ouverte pour rechercher les causes du sinistre.

Teaser 4 articles

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

Lire

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

Lire

Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

Lire

L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935

La cité Jeanne-d'Arc, que les bagarres du 1er mai 1934 avaient mise à l'ordre du jour, a présenté hier matin une certaine effervescence.

Lire


Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934

Des incidents très graves qui ont rapidement pris le caractère d'une véritable émeute, se sont produits tard dans la soirée rue Nationale, dans le XIIIè arrondissement.

Lire


A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans.

Lire


Sombre histoire de charbon - 1937

Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

Lire


Les fureurs d'un alcoolique - 1894

Frédéric G… âgé de quarante ans, peintre en bâtiments, demeurant avenue des Gobelins, est un fervent adepte de l'absinthe.

Lire


Terrible méprise - 1897

Un accident des plus sérieux a eu lieu hier matin, 4, rue Jean-Marie Jégot, à la Butte-aux-Cailles.

Lire


Les étrangleurs des Gobelins - 1895

C'est sous cette sinistre appellation qu'on désignait dans; le treizième arrondissement; la redoutable bande de malfaiteurs qui, la nuit venue, se répandaient dans les divers quartiers de cet arrondissement...

Lire


Crue de la Bièvre - 1881


Un cimentier italien découvert blessé dans le sous-sol d'un immeuble en construction - 1931


Perquisition dans une pharmacie - 1911


La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934


Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin - 1934


Les Amis de « Guibollard » - 1905


Deux voleurs d'autos arrêtés sur les… toits


Rue de l'Amiral-Mouchez une jeune femme est enlevée en taxi par quatre hommes. - 1931


Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau - 1933


L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts - 1912


Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres - Le Journal 28 janvier 1912


Une chasse à l'ours en plein Paris - 1906


On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant - 1911


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte