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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

10.000 voitures passaient par journée de 24 heures sur le Pont d'Austerlitz au début des années 1880. Les omnibus sont naturellement compris dans ce nombre.


Paris comptait 140 cités ou villas en 1865. Parmi celle-ci la cité Doré "formée de murailles en plâtras, en planches, occupée par les chiffonniers les plus pauvres du 13eme arrondissement" selon le guide de M. Joanne.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1925

La catastrophe de la Cité Doré

La cité Doré, entre le boulevard de l'Hôpital et la rue Jeanne-d'Arc, refuge misérable des biffins les plus pauvres, était jusqu'à présent un coin pittoresque de reportage.
C'est maintenant le lieu d’une catastrophe douloureuse qui compte cinq morts, qui aurait pu tuer plus de personnes encore, si, par un malheureux hasard elle s'était produite, une heure plus tôt.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une éthylomane

Une éthylomane

Le Figaro — 24 septembre 1897

Une femme, Marie Romanowska, d'origine polonaise, âgée de quarante-cinq ans, habitant 20, rue Vandrezanne, avait contracté la singulière habitude de s'enivrer régulièrement avec de l'acide éthylique, vulgairement appelé esprit de bois.

Cette femme, qui ne trouvait plus aucun goût aux alcools communs, tels que absinthe, amer, vermout, etc., était arrivée à absorber un litre d'esprit de bois par jour.

Hier soir, à huit heures, on l'a trouvée morte chez elle.


 Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver - 1929

Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver

Le Petit-Parisien  ― 10 janvier 1929

Au cour» d'une querelle de ménage, survenue, hier soir, vers 21 heures, au sixième étage, 137, boulevard de l'Hôpital, Henri Noirot, vingt-huit ans, gazier, a tiré deux coups de revolver sur sa femme, Alice, vingt-neuf ans. Celle-ci  a été atteinte d'une balle dans le dos.

Prévenus par des voisins, des gardiens de la paix ont transporté la blessée à la Pitié où son état n'a pas été jugé grave. Arrêté, le mari meurtrier a déclaré que depuis trois années, ses trois enfants et lui menaient une existence lamentable, sa femme se livrant à la boisson et à la débauche.

Hier soir, comme d'habitude, Noirot, en rentrant de son travail, n'avait pas trouvé le diner  prêt ; ses enfants n'étaient pas encore débarbouillés. Il adressa  à sa femme des reproches, auxquels elle répondit par des injures et des menaces. D'où le drame. Les témoignages des voisins sont favorables au gazier.


 Le drame de la rue Coypel - 1888

Le drame de la rue Coypel

Le Radical — 3 février 1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix nommé Alexandre Tellier, âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant du nom de Félix Roth.

Pendant quelques mois, le ménage fut des plus unis ; mais Roth, qui s'adonnait à la boisson, rendit bientôt la vie impossible à sa femme.

La rue Coypel vue de l'avenue des Gobelins vers 1910

Celle-ci, ne pouvant supporter la vie commune, prit le parti de quitter son mari et revint habiter chez son père, après avoir introduit une instance en divorce devant les tribunaux.

À plusieurs reprises, Félix Roth essaya diverses tentatives de rapprochement qui furent toujours repoussées.

Hier, à cinq heures, il se présentait au domicile de son beau-père dans un état d'ébriété des plus complets et demandait à grands cris à voir sa femme.

Mme Roth était absente, ce fut le beau-père qui le reçut.

Le voyant dans cet état, Tellier lui adressa de vifs reproches. Roth répondit par des grossièretés, et une discussion des plus violentes s'éleva entre les deux hommes.

Tout à coup Tellier, exaspéré par les injures que lui adressait son gendre, saisit un revolver et en déchargea quatre coups sur le malheureux Roth.

Atteint à la tête et à la poitrine, ce dernier s'affaissa sur le plancher et, relevé ensanglanté par des voisins, fut tout d'abord porté dans une pharmacie.

Son état fut jugé si grave qu'on le transporta immédiatement à l'hôpital de la Pitié.

Pendant ce temps, Tellier se rendait au commissariat de M. Perruche où il se constituait prisonnier.

Le meurtrier est dans un état d'abattement complet ; il a répondu au magistrat qui l'interrogeait :

— Qu'est-ce que vous voulez, monsieur le commissaire ; je n'ai pas été maître de ma colère, il nous a rendus si malheureux !

Quant à Roth, son état est des plus alarmants. Depuis son transport à l'hôpital, il n'a-pu prononcer un seul mot.

Les médecins conservent peu d'espoir de le sauver.

La rue Coypel vue depuis le boulevard de l'Hôpital - A gauche, les restes du marché des Gobelins

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Dans l'édition du même jour du même journal : le drame de l'avenue de Choisy

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