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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1890

L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 Lugubre trouvaille - 1914

Lugubre trouvaille

Le Rappel ― 28 février 1914

Le premier janvier dernier, un rentier de la rue Clisson, recevait une grande botte de bonbons et en partageait la plus grande partie de son contenu avec des voisins et amis.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, hier, en voulant ouvrir la dite boite pour y prendre les derniers bonbons restants, lorsque en soulevant le couvercle, il aperçût, couché dans la boite, le petite cadavre d'un nouveau-né qui paraissait y avoir été placé depuis seulement quelques heures.

Se rappelant que la veille, leur bonne, Yvonne Porte, 19 ans, s'était plainte d'une indisposition, il la mit en présence de sa lugubre trouvaille et la jeune domestique avoua, avoir accouché clandestinement, de l'enfant que l'on venait de la boite.

Le docteur Paul a été commis à l'effet de savoir si le dit enfant était né viable.


 Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914

Est-ce un épilogue de l'affaire des bandits en auto ?

Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver

Le Matin — 4 juin 1914

Un homme dont il fut beaucoup parlé dans l'affaire des bandits tragiques, Antoine-Etienne Gauzy, âgé de trente-cinq ans, ce soldeur d'Ivry chez qui Bonnot trouva momentanément asile et chez qui le chef adjoint de la Sûreté Jouin fut tué, agonise sur un lit d'hôpital. Mardi soir, Gauzy a reçu dans le ventre une balle de revolver, tirée dans des circonstances fort mystérieuses.

On sait que Gauzy avait été arrêté le 24 avril 1912, peu d'instants après le meurtre, de M. Jouin, commis par Bonnot. Condamné, le 26 février 1913, à dix-huit mois de prison, le soldeur fut libéré au mois de juillet suivant. Il revint habiter Ivry où, en compagnie de sa femme, il reprit l'exploitation de son commerce de soldes, 63, avenue de Paris.

Dans certains milieux anarchistes, Gauzy, malgré qu'il eût été poursuivi et condamné, était désormais considéré comme suspect. D'aucuns estiment, en effet, que la police, arrivant chez Gauzy alors que Bonnot s'y trouvait encore caché, avait dû être avertie.

Ç'est pourquoi l'on est assez disposé à croire que le soldeur d'Ivry a été, avant-hier soir, victime d'une vengeance anarchiste. Les circonstances dans lesquelles il fut blessé sont d'ailleurs bien étranges. De plus, Gauzy, ainsi que ceux qui pourraient fournir des renseignements utiles à l'enquête, ne sont nullement disposés à confier à la justice tout ce qu'ils savent.

Autour du café des Trois Marches vertes

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

Avant-hier soir, vers huit heures. M. Fauvel, secrétaire du commissaire de police du quartier de la Gare, était avisé que des passants avaient entendu deux coups de revolver tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. Peu après, ils avaient vu trois individus, coiffés de casquettes, sortir furtivement du débit et s'enfuir à toutes jambes dans la direction de la porte d'Ivry. M. Fauvel se transporta aussitôt chez M. Guignard, interrogea le débitant qui lui affirma que rien d'anormal ne s'était passé, qu'il n'y avait eu aucun coup de feu tiré chez lui et qu'en outre il n'avait rien entendu du dehors.

Le secrétaire regagna donc le commissariat de police du passage Ricaut.

Vers onze heures du soir, le directeur de l'hôpital de la Pitié l'informait qu'on venait d'admettre un nommé Antoine Gauzy, blessé d'une balle de revolver au ventre.

M. Fauvel se rendit à l’hôpital de la Pitié et apprit qu’Antoine Gauzy, soldeur à Ivry, avait été conduit à l’hôpital par son frère. En raison de la gravité de sa blessure, il avait dû subir l’opération de la laparotomie. Étant encore sous l’influence du chloroforme, le blessé ne pouvait être questionné.

Pourtant M. Fauvel apprit que le frère du soldeur avait déclaré aux internes que Gauzy avait reçu un coup de feu alors qu’il traversait le « champ de manœuvres d’Ivry ».

Sans aucun doute, il y avait corrélation entre l’admission de Gauzy à l’hôpital et les détonations entendues dans le voisinage du café des Trois Marches vertes.

Le récit de la victime

Hier matin. M. Fauvel reprenait son enquête.  II put interroger à l’hôpital Gauzy qui lui dit :

— Mardi soir, vers 7 h. 30, je sortais du café des Trois Marches vertes et je traversais le champ de manœuvres pour gagner la porte d’Ivry et rentrer chez moi. Soudain, un individu, dont je ne pourrais donner aucun signalement, vint vers moi, me plaça le canon d’un revolver sur le ventre en disant :

— Tiens, cela t’apprendra à prendre la femme des autres (sic).

II fit feu à bout portant, puis disparut. Apeuré, je continuai ma route. Non loin de chez moi, je rencontrai mon frère. Il m’accompagna à mon magasin. Un médecin, mandé par ma femme, constata que j’avais l'intestin perforé et ordonna mon transfert à l'hôpital.

» Je ne connais pas mon agresseur. Je n'ai aucun soupçon… »

Sobres témoignages et singulières contradictions

Convoqués dans l'après-midi au commissariat de police, Mme Gauzy et son beau-frère ont confirmé en tout point les dires du soldeur.

De son côté, M. Guignard, interrogé à nouveau, après avoir successivement dit que rien ne s'était passé dans son débit, qu'il ne connaissait pas Gauzy, a fourni ces dernières explications, qu'il nous a répétées :

— Il est exact que Gauzy est venu consommer chez moi mardi, vers sept heures. Il était accompagné d'un individu que je ne connais pas. Je les ai servis à la terrasse, où ils sont restés une demi-heure environ. À un moment, ils se sont chamaillés une bouteille a même été renversée puis ils sont partis. Je n'ai rien vu, rien entendu.

Mme Gauzy et son beau-frère, que nous savons pu joindre au moment précisément où ils sortaient de chez M. Guignard, nous ont déclaré :

— Nous ne savons du drame que ce qu'Antoine a dit. Peut-être pourrait-il parler, fournir des détails ? Hélas il a tellement souffert en prison que, quoi qu'il lui arrive, il s'est bien juré de ne jamais rien dire ou faire pour provoquer l'arrestation de quelqu'un. C'est pour cela qu'une fois blessé, loin de songer à porter plainte, il a fait un suprême effort pour rentrer chez nous et s'y faire soigner.

Dans la soirée, M. Fauvel a reçu un important témoignage. C'est celui de M. Georges Colson, âgé de vingt-cinq ans, chiffonnier, demeurant 78, rue Regnault :

— Je passais rue Nationale, mardi, vers 7 h. 1/2, a-t-il dit. J'ai parfaitement perçu le bruit de deux coups de feu, tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. J'ai vu presque aussitôt, trois hommes sortir du débit et fuir dans la direction d'Ivry cette heure, il faisait encore grand jour et je n'ai pu me tromper.

Telles sont les sobres déclarations et les singulières contradictions parvenues jusqu’ici à la police.

Gauzy a-t-il été « fusillé » alors qu'il passait, comme il le prétend, sur le terrain de manœuvres d’Ivry ? Ou bien a-t-il été blessé à l'intérieur même du café des Trois Marches vertes ? C'est ce que l'enquête judiciaire va s'efforcer d'établir. Mais, d'ores et déjà, il est certain que le soldeur d'Ivry l'a pas été victime d'un homme ayant attenté à sa vie par jalousie.

Aux dernières nouvelles, l'état de Gauzy, est considéré comme désespéré.


A lire également

L'article paru dans Le Journal avec les déclarations de Mme Gauzy et de Marius Gauzy

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

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