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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.


Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1910

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les pruneaux du quartier de la Gare - 1895

Les pruneaux du quartier de la Gare

Le Figaro — 16 janvier 1895

Quand les ménagères du quartier de la Gare entendaient le cri « Pruneaux ! Pruneaux ! » jeté dans la rue par un petit homme grisonnant, poussant devant lui une voiture à bras, elles savaient à quoi s'en tenir et descendaient en hâte.

Car ce n'étaient pas des pruneaux que leur vendait Louis Durand surnommé Pruneau mais des allumettes de contrebande. Arrêté hier, en flagrant délit, il a été conduit au commissariat de M. Bolot où, pour toute défense et sans mot dire, il s'est mis à enflammer ses allumettes, l'une après l'autre. De la première à la dernière, toutes ont flambé, sans un raté.

Malgré l'excellence de ses produits, Pruneau a été envoyé au Dépôt !


 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

 Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914

Est-ce un épilogue de l'affaire des bandits en auto ?

Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver

Le Matin — 4 juin 1914

Un homme dont il fut beaucoup parlé dans l'affaire des bandits tragiques, Antoine-Etienne Gauzy, âgé de trente-cinq ans, ce soldeur d'Ivry chez qui Bonnot trouva momentanément asile et chez qui le chef adjoint de la Sûreté Jouin fut tué, agonise sur un lit d'hôpital. Mardi soir, Gauzy a reçu dans le ventre une balle de revolver, tirée dans des circonstances fort mystérieuses.

On sait que Gauzy avait été arrêté le 24 avril 1912, peu d'instants après le meurtre, de M. Jouin, commis par Bonnot. Condamné, le 26 février 1913, à dix-huit mois de prison, le soldeur fut libéré au mois de juillet suivant. Il revint habiter Ivry où, en compagnie de sa femme, il reprit l'exploitation de son commerce de soldes, 63, avenue de Paris.

Dans certains milieux anarchistes, Gauzy, malgré qu'il eût été poursuivi et condamné, était désormais considéré comme suspect. D'aucuns estiment, en effet, que la police, arrivant chez Gauzy alors que Bonnot s'y trouvait encore caché, avait dû être avertie.

Ç'est pourquoi l'on est assez disposé à croire que le soldeur d'Ivry a été, avant-hier soir, victime d'une vengeance anarchiste. Les circonstances dans lesquelles il fut blessé sont d'ailleurs bien étranges. De plus, Gauzy, ainsi que ceux qui pourraient fournir des renseignements utiles à l'enquête, ne sont nullement disposés à confier à la justice tout ce qu'ils savent.

Autour du café des Trois Marches vertes

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

Avant-hier soir, vers huit heures. M. Fauvel, secrétaire du commissaire de police du quartier de la Gare, était avisé que des passants avaient entendu deux coups de revolver tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. Peu après, ils avaient vu trois individus, coiffés de casquettes, sortir furtivement du débit et s'enfuir à toutes jambes dans la direction de la porte d'Ivry. M. Fauvel se transporta aussitôt chez M. Guignard, interrogea le débitant qui lui affirma que rien d'anormal ne s'était passé, qu'il n'y avait eu aucun coup de feu tiré chez lui et qu'en outre il n'avait rien entendu du dehors.

Le secrétaire regagna donc le commissariat de police du passage Ricaut.

Vers onze heures du soir, le directeur de l'hôpital de la Pitié l'informait qu'on venait d'admettre un nommé Antoine Gauzy, blessé d'une balle de revolver au ventre.

M. Fauvel se rendit à l’hôpital de la Pitié et apprit qu’Antoine Gauzy, soldeur à Ivry, avait été conduit à l’hôpital par son frère. En raison de la gravité de sa blessure, il avait dû subir l’opération de la laparotomie. Étant encore sous l’influence du chloroforme, le blessé ne pouvait être questionné.

Pourtant M. Fauvel apprit que le frère du soldeur avait déclaré aux internes que Gauzy avait reçu un coup de feu alors qu’il traversait le « champ de manœuvres d’Ivry ».

Sans aucun doute, il y avait corrélation entre l’admission de Gauzy à l’hôpital et les détonations entendues dans le voisinage du café des Trois Marches vertes.

Le récit de la victime

Hier matin. M. Fauvel reprenait son enquête.  II put interroger à l’hôpital Gauzy qui lui dit :

— Mardi soir, vers 7 h. 30, je sortais du café des Trois Marches vertes et je traversais le champ de manœuvres pour gagner la porte d’Ivry et rentrer chez moi. Soudain, un individu, dont je ne pourrais donner aucun signalement, vint vers moi, me plaça le canon d’un revolver sur le ventre en disant :

— Tiens, cela t’apprendra à prendre la femme des autres (sic).

II fit feu à bout portant, puis disparut. Apeuré, je continuai ma route. Non loin de chez moi, je rencontrai mon frère. Il m’accompagna à mon magasin. Un médecin, mandé par ma femme, constata que j’avais l'intestin perforé et ordonna mon transfert à l'hôpital.

» Je ne connais pas mon agresseur. Je n'ai aucun soupçon… »

Sobres témoignages et singulières contradictions

Convoqués dans l'après-midi au commissariat de police, Mme Gauzy et son beau-frère ont confirmé en tout point les dires du soldeur.

De son côté, M. Guignard, interrogé à nouveau, après avoir successivement dit que rien ne s'était passé dans son débit, qu'il ne connaissait pas Gauzy, a fourni ces dernières explications, qu'il nous a répétées :

— Il est exact que Gauzy est venu consommer chez moi mardi, vers sept heures. Il était accompagné d'un individu que je ne connais pas. Je les ai servis à la terrasse, où ils sont restés une demi-heure environ. À un moment, ils se sont chamaillés une bouteille a même été renversée puis ils sont partis. Je n'ai rien vu, rien entendu.

Mme Gauzy et son beau-frère, que nous savons pu joindre au moment précisément où ils sortaient de chez M. Guignard, nous ont déclaré :

— Nous ne savons du drame que ce qu'Antoine a dit. Peut-être pourrait-il parler, fournir des détails ? Hélas il a tellement souffert en prison que, quoi qu'il lui arrive, il s'est bien juré de ne jamais rien dire ou faire pour provoquer l'arrestation de quelqu'un. C'est pour cela qu'une fois blessé, loin de songer à porter plainte, il a fait un suprême effort pour rentrer chez nous et s'y faire soigner.

Dans la soirée, M. Fauvel a reçu un important témoignage. C'est celui de M. Georges Colson, âgé de vingt-cinq ans, chiffonnier, demeurant 78, rue Regnault :

— Je passais rue Nationale, mardi, vers 7 h. 1/2, a-t-il dit. J'ai parfaitement perçu le bruit de deux coups de feu, tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. J'ai vu presque aussitôt, trois hommes sortir du débit et fuir dans la direction d'Ivry cette heure, il faisait encore grand jour et je n'ai pu me tromper.

Telles sont les sobres déclarations et les singulières contradictions parvenues jusqu’ici à la police.

Gauzy a-t-il été « fusillé » alors qu'il passait, comme il le prétend, sur le terrain de manœuvres d’Ivry ? Ou bien a-t-il été blessé à l'intérieur même du café des Trois Marches vertes ? C'est ce que l'enquête judiciaire va s'efforcer d'établir. Mais, d'ores et déjà, il est certain que le soldeur d'Ivry l'a pas été victime d'un homme ayant attenté à sa vie par jalousie.

Aux dernières nouvelles, l'état de Gauzy, est considéré comme désespéré.


A lire également

L'article paru dans Le Journal avec les déclarations de Mme Gauzy et de Marius Gauzy

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

Teaser 4 articles

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