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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 29 juin 1901, la température atteignit 33° à Paris et ce jour là, vers midi, Mme Louise Lesire, âgée de cinquante- deux ans, demeurant 157, rue Jeanne-d’Arc, fut frappée d'insolation, boulevard Saint-Marcel. Elle mourut dans la pharmacie où on l’avait transportée pour lui donner des soins. (Le Figaro - 30 juin 1901)


En septembre 1896, M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe était amené à enquêter sur le vol d'un perroquet.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1868

Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide - 1911

Suicide

Le Matin — 4 octobre 1911

A la station du Métro « Corvisart », M. François Geffroy, vingt-six ans, palefrenier à la Compagnie des omnibus, demeurant 5, passage Guillaumot, se précipite sous une rame en marche, qui lui broie le crâne.


 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 1897

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

Le Petit-Parisien — 22 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

Voici les faits :

Louis Klamber habite le rez-de-chaussée d'une sorte de masure située au numéro 29 de la place Jeanne-d'Arc, en compagnie de sa belle-sœur. Celle-ci exerce la profession de marchande ambulante. Son beau-frère, qui est presque aveugle, l'aide quelquefois à pousser sa petite voiture dite « baladeuse », mais c'est tout ce qu'il peut faire. La plupart du temps, il est assis sur sa porte, ou bien il se promène sur la place et dans les rues adjacentes.

La place Jeanne d'Arc et Notre-Dame de la Gare

Or, on ne sait trop pourquoi, à cause de son accent peut-être, tous les gamins du quartier l'ont pris à partie. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils se mettent à ses trousses, lui lancent des pierres, le huent ; bref, lui font mille misères.

Cet état de choses, on le conçoit, a irrité singulièrement l'Alsacien contre ses jeunes et inconscients tourmenteurs, mais sa colère, au lieu de les calmer, a le don de les surexciter contre lui.

C'est ainsi qu'hier soir, vers six heures et demie, Klamber était sur sa porte, Iorsqu'une dizaine de gamins entreprirent de le taquiner comme de coutume. L'Alsacien, furieux, rentra chez lui, s'arma d'un nerf de bœuf, puis ressortit. Les enfants, qui avaient deviné son intention, se tinrent à distance respectueuse, continuant à donner cours à leurs quolibets.

À ce moment, un inspecteur de la Compagnie du gaz. M. R... vint à passer portée de Klamber. Celui-ci trompé par la cécité dont il est affligé, crut avoir affaire à un gamin et lui appliqua un coup de nerf de bœuf. M. R... poussa un cri et s'affaissa, tandis que les enfants prenaient la fuite. Plusieurs passants voulurent s’emparer de l'Alsacien, qui se réfugia chez lui. Mais la foule grossit peu à peu et s'amassa devant la masure. Bientôt le bruit se répandit que Klamber avait tué un enfant.

On s'imagine l'indignation des habitants du quartier. La rue du Dessous-des-Berges est située à deux pas, et l'on y est encore sous le coup de l'émotion produite par l'affaire Grégoire. En moins d'un quart d'heure, mille personnes environ étaient devant le logis de Klamber, vociférant : « A mort le tueur d’enfant ! à mort ! » La masure fut envahie et, malgré ses protestations, l'Alsacien se vit trainer sur la place, où il passa de mains en mains ; chacun lui décochait qui un coup de poing, qui un coup de pied.

Le malheureux ne tarda pas à râler étendu sur le sol, où la foule continua à le frapper avec férocité.

M. Rocher, commissaire de police, prévenu, accourut avec de nombreux agents. La foule ne tint aucun compte des sommations du magistrat. On parlait de mettre le feu à la masure. Ce n'est qu'après des efforts inouïs et en déployant une extrême énergie, que les gardiens de la paix purent délivrer la victime.

Klamber était dans un état pitoyable.

Le docteur du Perier, après lui avoir prodigué les premiers soins, a déclaré urgent le transport du blessé à l'hôpital.

Cependant, la foule n'était pas calmée elle se refusait à entendre raison. Jusqu'à dix heures environ cinq cents personnes ont stationné sur la place.

M. Rocher a dû placer la masure sous la garde de plusieurs agents, pour empêcher la populace d'y mettre le feu.

Plusieurs arrestations ont été opérées.

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