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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


C'est le 9 juin 1936 que fut inauguré le dernier tronçon de la rue Jeanne d'Arc entre le boulevard de l'Hôpital et le boulevard de la Gare. L'ouverture de ce tronçon avait été décidée en 1910.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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Noté dans la presse...

1910

La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée.

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'eau est faite pour se laver. - 1913

L'eau est faite pour se laver.

Le Matin — 18 juin 1913

Algérien et musulman, Mohamed Haar a une prédilection marquée pour les bains froids. Il se promenait, hier, paisiblement rue de Tolbiac rêvant sans doute quelque houri du paradis de Mahomet, quand, soudain, il se trouva en face d'une fontaine municipale.

La chaleur était accablante, La tentation fut trop forte pour ce fils du Soleil. Prenant une brusque résolution, il se dépouilla de son burnous, enleva ses chausses et léger de vêture, il s'ablutionna.

Conduit au poste de police, Mohamed déclara être âgé de vingt-huit ans et se trouver actuellement sans domicile. Il manifesta, en outre, beaucoup d'étonnement de se voir l'objet d'une arrestation pour un acte qui, à idée, est banal et naturel. Il ajouta :

— Les roumis sont bien méchants d'empêcher le fidèle croyant de se laver !

Malgré ses protestations, M, Lacroix,  commissaire de police du quartier de la Gare, a envoyé Haar au Dépôt.


 Le feu.- 1er février 1897

Le feu.

Le Matin - 1er février 1897

Un incendie s'est déclaré, hier soir, vers huit heures, dans les étuves de laines de M. Moreau, mégissier, 109, rue de la Glacière. Le feu a pu être rapidement éteint pour les pompiers de Port-Royal. Les dégâts sont peu importants.


 Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy - 1910

Scène sanglante dans un bal Avenue de Choisy

Le Journal — 4 novembre 1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

En compagnie de deux femmes, un habitué de l'établissement, Gaston Lallemand, âgé de vingt ans, mouleur, demeurant 28, rue Damesme, se livrait gaiement aux douceurs de la valse ; quand arrivèrent trois jeunes gens, qui, apercevant la danseur et ses compagnes, s'avancèrent vers eux. Une violente discussion éclata tout aussitôt au sujet d'une des amies du mouleur; des injures furent échangées, puis les adversaires décidèrent d'aller régler leur différend dans une petite cour contiguë à la salle de bal.

A peine Lallemand s'y trouva-t-il que ses ennemis se précipitèrent sur lui et le frappèrent à coup d'os de mouton. Perdant son sang en abondance par cinq graves blessures à la tête le mouleur craignit pour sa vie. Il sortit son revolver, un browning de 6 millimètres, et; pat deux fois, fit feu sur ses agresseurs. Une seule balle atteignit l'un des combattants, Lucien Leroux, vingt-sept ans, employé à la Compagnie du gaz. Mortellement frappé, le blessé s'écroula sur le sol. Un de ses cousins désarma le meurtrier, qui s'enfuit à toutes jambes ; mais, à la sortie du bal, Lallemand, qui avait la figure couverte de sang, fut appréhendé par les agents de service et conduit dans une pharmacie.

Pendant ce temps, les compagnons de Leroux mettaient leur ami dans un fiacre et le conduisaient à l'hôpital Cochin. Là, on constata que la balle avait lésé le cœur. Elle avait pénétré au-dessous de la septième côte et s était logée à la pointe de l'omoplate gauche. L'interne de garde jugea désespéré l’état de Leroux mais il tenta cependant l’extraction du projectile.


Quatre jours plus tard ...

La Rixe de l'avenue de Choisy

Le Journal ― 8 novembre 1910

On se souvient de la sanglante rixe qui éclata ces jours derniers, au bal de l'Alcazar d'Italie avenue de Choisy. Un mouleur, Gaston Lallemand qui se trouvait dans l'établissement en compagnie d'une jeune personne connue dans le quartier sous le sobriquet de « la Mascotte » fut provoqué par l'ancien amant de la donzelle Lucien Leroux, dit « Lulu ». Une bataille s'engagea. Frappé à coups de casse-tête, Lallemand riposta par des coups de revolver. Mortellement atteint, Leroux fut transporté à l'hôpital Cochin où il ne tarda pas à succomber.

Le docteur Socquet, médecin légiste, a procédé, hier, à l'autopsie du cadavre. Le praticien a reconnu que Leroux avait reçu plusieurs projectiles qui ont pénétré dans la poitrine, perforant les poumons et provoquant ainsi une hémorragie mortelle.

M. Pradet-Ballade, juge d'instruction, a délivré le permis d'inhumer.

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939


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