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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1920, on pouvait trouver un avertisseur public d''incendie à l'angle des rues Watt et du Chevaleret ainsi qu'au 31 quai de la Gare.


En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1896

Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 Amours séniles -- Le Matin — 25 juin 1904

Amours séniles.

Le Matin — 25 juin 1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans. Les vieux amants s'installèrent rue Bourgon, dans un petit appartement qui fut on ne sait comment ni avec quel argent garni d'un modeste mobilier.

Une courte lune de miel, bientôt suivie de querelles, de disputes et de scènes violentes. On criait du matin au soir, rue Bourgon, et aussi on se battait.

Soudain, le « père Paul » tomba malade et, comme sa maîtresse ne lui prodiguait pas les soins qu'il jugeait nécessaires à son état, le vieillard s'en fut à l'hôpital. Lorsqu'il en sortit, trois semaines plus tard, il trouva l'appartement vide. Louise était partie, emportant tous les meubles.

« — Mes meubles ! Mes beaux meubles ! » gémissait le père Paul en se désolant. Et, dans un état de colère indicible, le vieillard se mit à la recherche de sa maitresse.

Comme Louise Fléchel sortait hier de son nouveau domicile, rue des Gobelins, pour aller vendre ses frites, elle rencontra une porteuse de pain qui l'avertit :

« — Méfie-toi Voici plusieurs jours que le « père Paul » rôde par ici. Je crois qu'il te cherche. »

Le lieu du drame à la sortie de la ruelle des Reculettes sur la rue Abel Hovelacque

Louise continua sa route mais, au moment où elle arrivait dans la rue Abel-Hovelacque, son ancien amant, sortant d'une porte cochère, s'élança sur elle et lui porta dans le dos un coup de canne à épée. La malheureuse s'enfuit en poussant des cris épouvantables et se réfugia chez un marchand de vin.

« — Arrachez-moi ça Arrachez-moi ça » hurlait-elle désespérément.

Le vieux morceau de fleuret qui armait la canne de Perrotel était, en effet, resté piqué dans le dos.

Tandis qu'on s'empressait autour de la blessée, le « père Paul » sortait de sa poche un rasoir et tentait de s'ouvrir la gorge. Les deux blessés ont été transportés à l'hôpital Cochin. Louise Fléchel est à peine égratignée, l'arme étant restée fichée dans l'étoffe du corset. Quant au « père Paul », sa blessure ne semble pas non plus présenter de gravité, bien que le cou ait été assez profondément entamé.

M. Yendt, commissaire de police, a ouvert une enquête.


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