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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1879, les écoles chrétiennes de la rue du Moulin des Prés, de la rue Jeanne d'Arc et du boulevard de l'hôpital furent laïcisées à la suite de la décision du conseil municipal. Elles furent remplacées par les écoles libres des 61 rue Dunois, 93 avenue de Choisy et 43 rue Corvisart. Une école chértienne tenue par des soeurs fut laicisée et remplacée par une école libre située 35 rue Jenner.


L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1928

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le manchot avait les doigts crochus - 1932

Le manchot avait les doigts crochus !

Le Journal ―11 août 1932

Mme Jeanne Vitrang, blanchisseuse 53, avenue de Choisy, constatait hier en rentrant du lavoir, que la porte de son domicile avait été fracturée et son logement cambriolé. Une montre, des billets de banque et du linge, le tout représentant environ 2.000 francs, avaient disparu. Ayant appris par des voisins qu'on avait vu rôder aux abords de la maison un manchot, la blanchisseuse rendit au commissariat de police du quartier Maison-Blanche pour y porter plainte.

Des recherches furent entreprises aussitôt et bientôt on retrouvait le voleur Léon Courtais, 60 ans, pensionnaire de l'hospice d'Ivry, fort occupé, dans un débit voisin du lieu de ses exploits, « liquider » la partie monnayée de son butin.


 Réunion tumultueuse - 1905

Réunion tumultueuse.

Le Matin — 10 mai 1905

Une réunion privée, organisée par le comité catholique du treizième arrondissement, avait lieu, hier soir, I'Alcazar d'Italie [190] avenue de Choisy.

Des membres des groupes socialistes et libertaires, ayant réussi à se procurer des cartes, sont entrés dans la salle, et une bagarre violente eut lieu, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été contusionnées.

À la sortie, grâce à un imposant service d'ordre, aucun incident ne s'est produit.


 La Jalousie d'un Vieillard - 1904

La Jalousie d'un Vieillard

Le Petit Parisien — 25 juin 1904

Le Drame de la rue Abel-Hovelacque. — Le Roman du Journalier et de la Marchande « de Frites ». — Tentative de Meurtre et de Suicide.

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps. Ce n'en est pas moins la jalousie qui l'a poussé au suicide, après avoir tenté de tuer, à coups de canne à épée, Mme veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, sous le prétexte fallacieux qu'elle se refusait à reprendre la vie commune.

Les Amours du Père Paul

Depuis plusieurs années, Mme veuve Fléchel est établie dans une échoppe de la rue de Tolbiac, où elle vend des pommes de terre frites.

Au nombre de ses clients, la commerçante comptait un journalier, connu dans tout le quartier sous le sobriquet du père Paul, en réalité Paul Perrotel, âgé de cinquante-huit ans, demeurant 26, rue Bourgon. Malgré son âge, le journalier se plaisait beaucoup en la compagnie de la marchande de frites, à laquelle il aimait à déclarer que jamais il n'avait vu de femme aussi jolie qu’elle.

Il y a deux ans, cet amoureux à cheveux blancs, fit une déclaration en règle :

— Associons-nous, dit-il à Mme veuve Fléchel. Je gagne de bonnes journées, votre petit commerce ne va pas trop mal ce serait le bonheur parfait…

La marchande de frites accepta l'offre du vieux journalier.

C'était une faute, car après six mois de vie commune, elle regretta amèrement d'avoir lié son existence à celle de Paul Perrotel.

Le journalier, d'humeur charmante quand il n'avait pas bu, devenait terrible lorsqu'il s'était un peu trop attardé dans les débits de vin du quartier.

Si sa compagne se permettait alors de lui adresser une observation, il se ruait sur elle et la rouait de coups.

Son vin cuvé, il redevenait aimable et sollicitait son pardon.

Un beau matin, pourtant, lasse d'être sans cesse battue, la veuve Fléchel quitta le logis commun avec l'intention bien arrêtée de n'y plus remettre les pieds et elle se réfugia chez sa sœur, qui habite 26, avenue des Gobelins.

Lorsque le père Paul eut connaissance de cette fuite, il entra dans une colère folle.

— Je te donne quinze jours pour réfléchir, dit-il à la veuve Fléchel si, d'ici là, tu n'es pas revenue rue Bourgon, je te tords le cou comme à un simple poulet.

Pas plus dans quinze jours que dans quinze ans, lui fut-il répondu.

— Je sais alors ce qui me reste faire, s'exclama le vieil amoureux en esquissant un geste de menace.

Trois mois s'écoulèrent.

De temps en temps, le père Paul revenait bien à la charge :

— Est-ce oui ? Est-ce non ? demandait-il.

— C'est non.

— Tout ça te portera malheur ! concluait-il. Aussi, connaissant le tempérament violent du vieillard, la veuve Fléchel se tenait, elle, sur ses gardes et ne rentrait jamais tard le soir chez sa sœur.

Méfiez-vous du vieux !

Hier matin, à sept heures et demie, la marchande de frites se rendait à son échoppe de la rue de Tolbiac, lorsque, rue Abel Hovelacque, elle rencontra une de ses amies :

— Méfiez-vous du vieux, je viens de le voir tout à l'heure, il m'a dit qu'il allait vous saigner.

L'avis était bon. Paul Perrotel, en effet, avait décidé de tuer son ancienne compagne.

Armé d'une canne à épée, il s'était dissimulé sous une porte à l'entrée de la ruelle des Reculettes, une petite voie qui traverse la rue Abel-Hovelacque, et là, attendait. À peine la malheureuse femme avait-elle dépassé la cachette du père Paul que celui-ci surgissait derrière elle et, d'un geste violent, lui enfonçait dans le dos sa canne à épée.

Le lieu du drame à la sortie de la ruelle des Reculettes sur la rue Abel Hovelacque

Puis, croyant avoir tué sa victime, il sortait un rasoir de sa poche et tentait de se couper la gorge. L'arme ne fit qu'une horrible entaille d'où le sang gicla à flots. La marchande de frites était allée en courant, malgré sa blessure, se réfugier dans un débit de vin voisin. Ce fut là seulement qu'on put arracher l'arme, restée plantée dans le dos.

Le meurtrier et sa victime furent transportés aussitôt il l'hôpital Cochin, où l'on reconnut que l'état de Paul Perrotel était des plus graves.

Le vieillard a pu néanmoins répondre à l'interrogatoire de M. Yendt, commissaire de police.

Il a déclaré qu'il regrettait de n'avoir pas tué sa maîtresse.

Quant à la veuve Fléchel, on espère qu'elle sera sur pied dans quelques jours, aucun organe essentiel n'ayant été atteint.


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On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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