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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.


Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.


C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

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Noté dans la presse...

1941

M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un exercice de défense passive cité jeanne d'arc - 1939

Un exercice de défense passive cité Jeanne-d 'Arc

Le Figaro ― 19 aout 1939

D'accord avec l'autorité militaire, les services de la-défense passive de la préfecture de police se sont livrés, hier matin, à des expériences qui avaient pour but de s'assurer de la résistance de certains abris. Les étais qui soutenaient l'un des vieux immeubles de la cité Jeanne-d'Arc restant encore sur place ont été enlevés en un clin d'œil et tous les matériaux le composant sont tombés pêle-mêle, avec le bruit qu'on devine, sur les abris souterrains construits à cet endroit. Ce n'est que lundi,  après le déblaiement de ces matériaux, que l'on pourra juger de l'efficacité des travaux de sécurité entrepris par la défense passive.


 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


 Une tragédie passage Doré - 1908

Une tragédie passage Doré

Par la corde et par le revolver

Le Petit-Journal — 13 avril 1908

Après avoir pendu sa compagne, un jeune ouvrier lui tire un coup de revolver, se pend et s’achève d'une balle.

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

Ce passage, où il n'y a que de vieilles maisons, est habité par des familles d'ouvriers qui vivent là depuis des années, de père en fils, et dont les enfants, après avoir joué et grandi, ensemble, se marient entre eux et fondent, à leur tour, une famille, qui vient grossir le nombre des habitants de la cité.

Parmi ces ouvriers, l'un d'eux, Louis Denis, emballeur, âgé de vingt-cinq ans, demeurait dans un petit logement, au premier étage de l'unique débit de vins de la cité, en compagnie d'une jeune blanchisseuse de dix-huit ans, Annette Nombret, qui était sur le point de devenir mère.

Très travailleur et très sobre, Louis Denis donnait cependant de vives inquiétudes à ses parents et à ses amis. Souvent, il leur répétait :

« — Je sens qu'un jour ou l'autre je finirai mal ! »

Son caractère était sombre et il était facile de deviner qu'il était hanté par des idées de suicide.

En revenant de faire son service militaire au 153e régiment d'infanterie, à Toul, l'emballeur avait épousé la fille d'un de ses voisins, mais celle-ci mourut il y a dix- huit mois en lui laissant deux petits enfants.

Depuis la mort de sa femme, Louis Denis n'avait pas cessé d'être triste. Pourtant, il y a un an, il se mit en ménage-avec Annette Nombret avec qui il avait joué tout enfant sur les pavés du- passage.

Les deux jeunes gens vivaient, tranquillement au milieu de parents ou d'alliés et ils auraient paru très heureux si Denis n'eût pas prouvé à plusieurs reprises qu'il n'était pas guéri de son humeur sombre.

Disparus depuis deux jours

Chaque jour, Denis et sa compagne descendaient dans la salle du débit de vins et tous deux bavardaient longuement avec leurs voisins. L'étonnement de ceux-ci fut grand quand, vendredi dernier, ils ne virent ni l'emballeur, ni la blanchisseuse. On avait bien aperçu, à huit heures du matin, Annette Nombret qui, vêtue de ses habits du dimanche, était remontée chez elle après avoir été faire une commission dans le voisinage, mais depuis ce moment, elle n’avait pas reparu, et ses parents, à qui on était allé demander de ses nouvelles, étaient persuadés qu'elle ; avait dû partir subitement en voyage avec Denis. Hier matin, les deux jeunes gens ne s'étaient pas encore montrés et, comme les jours précédents, on eut beau frapper à la porte de leur chambre, nul ne répondit. Prise d'une vive inquiétude, Mme Jouve, la patronne du débit de vins, envoya son frère prévenir le commissaire de police, qui vint aussitôt passage Doré et donna l'ordre d'enfoncer la, porte du logement.

D'un violent coup d'épaule, la porte fut jetée bas, et lorsque le commissaire pénétra dans la chambre, il découvrit un horrible spectacle.

Au-dessus du lit dressé dans une petite alcôve, deux cadavres, celui de Louis Denis et celui d'Annette Nombret, couverts de sang et horriblement défigurés, étaient accrochés le long du mur.

Illustration parue dans le Petit-Journal

Sur un poêle, le commissaire de police trouva deux petits lambeaux de papier sur lesquels les deux jeunes gens avaient écrit qu'ils ne pouvaient plus supporter la vie et qu'ils avaient pris la résolution de mourir ensemble.

Lugubres préparatifs

Le drame n'était pas difficile à reconstituer, et il est évident que c'est Louis Denis qui a décidé sa compagne à disparaître avec lui. Vendredi matin, ils avaient revêtu tous les deux leurs plus beaux habits. Pendant qu'Annette Nombret sortait pendant quelques instants, l'emballeur avait enfoncé un ciseau-à- froid et un gros compas dans le mur, au-dessus de son lit.

Quand sa compagne rentra, il la fit grimper sur le montant de la tête du lit et lui passa au cou le double nœud d'une corde qu'il fixa au ciseau à froid. Montant à côté d'elle il s'enroula à son tour une corde autour de la gorge et l'attacha à l'extrémité du compas.

Lorsque ces tragiques préparatifs furent terminés, et après un suprême adieu, il appuya le canon d'un revolver sur le front de la jeune femme et il pressa la détente ; puis il retourna son arme contre lui- même et se tira deux coups de feu, le premier dans la poitrine et le second dans la tête.

La mort avait dû être foudroyante pour Denis, mais la jeune femme avait dû avoir une affreuse agonie. Le projectile, entré par une tempe, était ressorti par l'autre, et, en se débat tant, la malheureuse s'était coupé la langue avec ses dents.

Les deux cadavres étaient déjà décomposés, et la figure des deux morts, complètement bleuie, était horrible à voir.

On coupa les cordes qui les tenaient pendus contre le mur, et on les étendit côte à côte sur le lit, en attendant-le transport à la Morgue.

Louis Denis n'avait plus ni son père ni sa mère. Son frère, ouvrier comme lui, qu'on était allé prévenir, accourut aussitôt, mais au moment de pénétrer dans la chambre ou le drame s'était passé, le courage lui manqua.

Quant à la blanchisseuse, ce fut son père, un brave charretier, qui vint la reconnaître.

Pendant que, le commissaire de police procédait à ces tristes opérations, les deux enfants de l'ouvrier jouaient dans le passage avec leurs petits camarades, sans se douter que désormais ils étaient orphelins.


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