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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Depuis le lundi 26 août 1935, et dans un premier temps à titre d'essai, la circulation des véhicules s'effectue à sens unique, d'est en ouest, sur chacune des rampes de la voûte dite « Poterne des Peupliers ».


Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1911

Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement !

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un train de sucre démolit un mur - 1916

Un train de sucre démolit un mur

Le Figaro ― 1er novembre 1916

Hier après-midi, à une heure, à la gare des Gobelins, huit wagons chargés de sucre ont heurté, par suite d'une fausse manœuvre, le mur de clôture de cette gare donnant sur la rue Baudricourt.

Le mur a été fortement ébranlé et il menace de s'écrouler.

II n'y a pas eu d'accident de personnes.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 La guerre à propos d’œufs de Pâques - 1897

La guerre à propos d’œufs de Pâques

Le Temps — 20 avril 1897

« Les œufs, les beaux œufs de Pâques », criait, hier, vers onze heures et demie, d'une voix tonitruante et qui remplissait l'avenue d'Italie, un marchand ambulant. Il poussait devant lui une petite voiture, où reposaient sur un lit de mousse des œufs de Pâques de toutes les dimensions, les uns, en sucre, tout blancs, les autres, en chocolat, d'un brun foncé le plus appétissant du monde. Et, dans la cohue des matins de grandes fêtes, la petite carriole s'avançait, avec d'inquiétants mouvements de tangage, tandis que l'homme s'époumonait : « Les œufs, les beaux œufs de Pâques ! »

L'avenue d'Italie vers 1900
L'avenue d'Italie vers 1900

Il prenait bien son temps. Seuls, des enfants tournaient autour des œufs blancs et bruns, avec de longs regards d'envie, et de petits mouvements de langue ; mais les enfants ne sont point des acheteurs. Les ménagères, elles, passaient vite, se hâtant vers leur déjeuner.

L'homme s'énervait. Il était plus de onze heures et on ne l'avait pas encore « étrenné ». Maintenant, il tirait par la manche les ménagères pressées, répétait sans pause son boniment, suppliait, jurait… en vain.

Une ménagère, Mme Hortense Kleine, demanda le prix d'un œuf en chocolat.

L'homme, qui se nommait Lepiout, ne se sentit pas de joie :

— Deux francs !

L'autre en offrit vingt-cinq sous.

— Mais je l'ai payé plus cher, moi !

Et le marchand consentit à rabattre cinq sous. C'est trop cher, répliqua Mme Kleine et elle s'éloigna.

La carriole courut après, elle.

— Prenez-le pour trente sous ! clama l'homme.

— Non, non, vingt-cinq sous !

— Eh bien, le voilà pour rien du tout !

Et, joignant le geste à la parole, Lepiout, que sa déconvenue avait rendu furieux, jeta, au beau milieu de la figure de la ménagère, l'œuf, qui s'y écrasa.

L'avenue d'Italie

Mme Kleine est une vigoureuse femme de trente-cinq ans à peine. Elle lâcha son panier, poussa une sorte de hurlement, se précipita vers la carriole, puisa des deux mains dans la masse des œufs et pif ! paf ! se mit à assommer le marchand avec sa propre marchandise. Lepiout que la rage emportait sans réfléchir qu'il travaillait lui-même à sa propre ruine, se défendit à coups d'œufs. En un clin d'œil, le sol de la chaussée fut couvert de débris de sucreries et de chocolat. Les gamins les ramassaient, jusque sous les jambes de Lepiout, les enfonçaient dans leurs bouches il dut y avoir, dans le quartier d'Italie, le soir, d'épouvantables indigestions. Autour des belligérants, un cercle épais d'arbitres s'était formé. « Bravo, Hortense ! Encore un « pain », le Turc ! » ; et c'étaient de longs-éclats de rires, qui fusaient vers le ciel bleu.

Brusquement, la scène changea.

La carriole était vide et le dernier œuf un œuf magnifique de quarante-cinq sous venait s'aplatir sur l'œil gauche de l'homme, qu'il avait momentanément rendu borgne.

Alors, Lepiout, excité par la douleur, les cris des assistants à l'image de sa ruine, écarta les enfants, se jeta sur Mme Kleine, la terrassa, à coups de poing lui laboura la figure à coups de pied le ventre.

Il fallut arracher des mains de, cette brute la malheureuse femme. Elle était dans un piteux état. Elle avait la figure pleine de sang et se plaignait de vives douleurs internes. On la porta, à moitié évanouie, dans une pharmacie, ou elle fut pansée.

Quant à Lepiout, immédiatement arrêté, il fut conduit au commissariat de police de M. Rémongin, qui le garda à sa disposition.

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« Les œufs, les beaux œufs de Pâques », criait, hier, vers onze heures et demie, d'une voix tonitruante et qui remplissait l'avenue d'Italie, un marchand ambulant. Il poussait devant lui une petite voiture, où reposaient sur un lit de mousse des œufs de Pâques de toutes les dimensions, les uns, en sucre, tout blancs, les autres, en chocolat, d'un brun foncé le plus appétissant du monde.

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