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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.


Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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Noté dans la presse...

1868

Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Procédés un peu violents - 1897

Procédés un peu violents.

Le Matin - 14 octobre 1897

Des cris Au secours ! A l'assassin ! partaient, la nuit dernière, du n° 96 de la rue de la Glacière. Les voisins et des gardiens de la paix accoururent et arrêtèrent un nommé Jules Remoissonnet, âgé de vingt-six ans, ouvrier couvreur, demeurant passage Prévoit, au moment où ce dernier, après avoir à moitié assommé sa mère, âgée de soixante et onze ans, allait précipiter sa sœur par la fenêtre.

Jules Remoissonnet, qui est marié depuis six mois, était venu pour enlever divers objets qu'il prétend appartenir à son père, lequel est âgé de soixante-quatorze ans et est actuellement interné à l'hospice de Bicêtre.

M. Remongin, commissaire de police, a envoyé l'ouvrier couvreur au Dépôt.


 Une page d'amour. - 1906

Le drame de la rue de Tolbiac

Une page d'amour.

Le Matin — 28 juillet 1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes, bâtie tout de guingois, avec ses volets couleur sang-de-bœuf, et percés d'une ouverture en cœur un peu pompeusement décorée du nom d'hôtel, bien qu'il n'y loge aucun voyageur, et que la clientèle se compose surtout de maçons et de rouliers du voisinage. L’« hôtel » est dirigé par le père et la mère Beaucousin, aidés de leurs deux filles, Juliette et Albertine.

La rue de Tolbiac, non loin des lieux du drame

Il y a cinq ans, les affaires prospérant, les époux Beaucousin s'offrirent le luxe d'un garçon : Boloche. Ce dernier, qui avait alors quinze ans, fut vite admis dans l'intimité de ses patrons, et se prit d'une grande sympathie pour leur fille cadette, Albertine, qui avait alors onze ans. Cette sympathie s'accrut avec le temps, sans que les parents jugeassent à propos de s’en inquiéter, ni même en fussent instruits, Boloche, aussi bien qu'Albertine, étant d'un caractère sombre et peu communicatif.

La vérité était que Boloche adorait éperdument la fillette, qu'il avait vue grandir, et que celle-ci, depuis un an (elle en a seize à peine) n'était pas demeurée insensible à la moustache brune et aux jolies prévenances de son grand ami. Jamais ils n'avaient osé s'avouer leur amour mais le père Beaucousin, ces temps derniers, s'était aperçu des assiduités, un peu trop empressées, de Boloche auprès de sa fille. Il jugea à propos d'y mettre un terme. Avant-hier, dans la journée, il confiait à sa femme son intention bien arrêtée de se débarrasser de Boloche à bref délai.

Par la porte entr'ouverte, celui-ci avait tout entendu. Dès lors, sa résolution fut prise. Il alla acheter un revolver, un bouquet, et écrivit à sa bien-aimée une lettre touchante, dans laquelle il lui disait avec son triste amour, sa volonté d'en finir le soir même avec la vie. Mais, ce soir-là, il n'osa pas. Il attendit le lendemain, dans l'espoir de la revoir une dernière fois, et, qui sait ? de la décider peut-être à enfreindre la volonté paternelle.

Hier matin, à neuf heures, comme Albertine venait, comme de coutume, faire sa chambre, Boloche lui dit rapidement son amour, ses espoirs brisés tout le beau rêve de sa vie détruit. La jeune fille lui dit qu'elle l'aimait, et que, puisqu'il en était ainsi, elle voulait mourir avec lui. Ils effeuillèrent le bouquet ensemble ce fut leur première et leur dernière caresse. Boloche, d'une main ferme, lui tira une balle dans la tête. Elle fut tuée sur le coup. Après quoi, il se logea une balle dans la tempe. Il mit une demi-heure à mourir.


A lire également

Le récit assez différent de ce même fait-divers paru dans La Lanterne

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Faits divers

Le drame des Gobelins - 1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Hier soir, vers huit heures et demie, un drame de la jalousie s'est déroulé dans le treizième arrondissement.

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La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

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Un meurtre rue Baudricourt - 1904

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Quadruple empoisonnement - 1893

On appelle arlequins les restes des grands restaurants, lycées, etc., qui, après avoir été accommodés par certains commerçants exploitant ce commerce, sont revendus par eux, pour quelques sous, aux ouvriers nécessiteux.

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Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

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Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long.

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Le crime de l'avenue d'Italie - 1899


Le drame de la rue Coypel - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939


Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914


On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914


Le meurtrier de Gauzy est connu - 1914


Le meurtrier de Gauzy est arrêté - 1914


Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc - 1935


Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur - 1938


Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914


Un soir à la Porte d'Italie - 1895


Drame de la jalousie - 1897


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