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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1920, on pouvait trouver un avertisseur public d''incendie à l'angle des rues Watt et du Chevaleret ainsi qu'au 31 quai de la Gare.


La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1913

L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins.

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C'est arrivé dans le 13ème

 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 Une page d'amour. - 1906

Le drame de la rue de Tolbiac

Une page d'amour.

Le Matin — 28 juillet 1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes, bâtie tout de guingois, avec ses volets couleur sang-de-bœuf, et percés d'une ouverture en cœur un peu pompeusement décorée du nom d'hôtel, bien qu'il n'y loge aucun voyageur, et que la clientèle se compose surtout de maçons et de rouliers du voisinage. L’« hôtel » est dirigé par le père et la mère Beaucousin, aidés de leurs deux filles, Juliette et Albertine.

La rue de Tolbiac, non loin des lieux du drame

Il y a cinq ans, les affaires prospérant, les époux Beaucousin s'offrirent le luxe d'un garçon : Boloche. Ce dernier, qui avait alors quinze ans, fut vite admis dans l'intimité de ses patrons, et se prit d'une grande sympathie pour leur fille cadette, Albertine, qui avait alors onze ans. Cette sympathie s'accrut avec le temps, sans que les parents jugeassent à propos de s’en inquiéter, ni même en fussent instruits, Boloche, aussi bien qu'Albertine, étant d'un caractère sombre et peu communicatif.

La vérité était que Boloche adorait éperdument la fillette, qu'il avait vue grandir, et que celle-ci, depuis un an (elle en a seize à peine) n'était pas demeurée insensible à la moustache brune et aux jolies prévenances de son grand ami. Jamais ils n'avaient osé s'avouer leur amour mais le père Beaucousin, ces temps derniers, s'était aperçu des assiduités, un peu trop empressées, de Boloche auprès de sa fille. Il jugea à propos d'y mettre un terme. Avant-hier, dans la journée, il confiait à sa femme son intention bien arrêtée de se débarrasser de Boloche à bref délai.

Par la porte entr'ouverte, celui-ci avait tout entendu. Dès lors, sa résolution fut prise. Il alla acheter un revolver, un bouquet, et écrivit à sa bien-aimée une lettre touchante, dans laquelle il lui disait avec son triste amour, sa volonté d'en finir le soir même avec la vie. Mais, ce soir-là, il n'osa pas. Il attendit le lendemain, dans l'espoir de la revoir une dernière fois, et, qui sait ? de la décider peut-être à enfreindre la volonté paternelle.

Hier matin, à neuf heures, comme Albertine venait, comme de coutume, faire sa chambre, Boloche lui dit rapidement son amour, ses espoirs brisés tout le beau rêve de sa vie détruit. La jeune fille lui dit qu'elle l'aimait, et que, puisqu'il en était ainsi, elle voulait mourir avec lui. Ils effeuillèrent le bouquet ensemble ce fut leur première et leur dernière caresse. Boloche, d'une main ferme, lui tira une balle dans la tête. Elle fut tuée sur le coup. Après quoi, il se logea une balle dans la tempe. Il mit une demi-heure à mourir.


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Le récit assez différent de ce même fait-divers paru dans La Lanterne

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