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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1897, il y avait un magasin de porcelaine au 196 de l'avenue de Choisy dans laquelle le cheval du fiacre n°7119 entra le 26 mars…


Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1907

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Macabre découverte - 1880

Macabre découverte

Le Gaulois— 6 juin 1880

M. Moller, commissaire de police du quartier Croulebarbe, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une mort qui semble mystérieuse. On a retiré du puits de la maison sise avenue de Choisy, numéro 92, le cadavre d'une locataire, la dame C. âgée de trente-cinq ans.

La mort remontait à environ huit jours. L'enquête s'attache à rechercher quels peuvent avoir été les motifs qui auraient poussé cette malheureuse au suicide; or, jusqu'à présent,il semble établi que la dame C… vivait heureuse, et n'avait nulle raison d'attenter à ses jours.

L'instruction se poursuit.

MONSIEUR LECOQ.

 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Entre chiffonniers - 1899

Entre chiffonniers

Le Matin — 7 juillet 1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder.

Eh bien ! ça a débordé avant-hier soir, à sept heures et demie précises, et savez-vous pourquoi Non, n'est-ce pas ! Parce que les habitants de « la Jeanne-d'Arc » tenaient pour M. Quesnay de Beaurepaire, tandis que ceux de « la Doré » manifestaient ouvertement leur antipathie pour l'ancien président à la Cour de cassation. Sur la place Pinel, tout proche du boulevard de la Gare, une bataille homérique s'est engagée entre les admirateurs et les ennemis de notre confrère aux épaules désormais veuves d'hermine. Non seulement le combat fut homérique, mais encore meurtrier.

Jugez plutôt !

Après s'être rencontrés sur la place Pinel, les champions des deux partis, au nombre d'une cinquantaine, ont commencé par s'invectiver, puis ils en sont venus aux mains. Ensuite, les revolvers sont entrés en ligne, et, tant dans un camp que dans l'autre, près de deux cents coups de feu furent tirés. Et savez-vous qui fut atteint ? Les passants, les inoffensifs passants qui n'avaient pu s'empêcher de badauder autour du champ de bataille.

C'est d'abord un employé de la Ville de Paris, M. Léon Houtin, âgé de trente-trois ans, demeurant rue du Chevalleret, qui a reçu une balle dans la cuisse gauche et que l'on a dû transporter à l'hôpital de la Pitié. C'est ensuite M. Pascal Lelong, employé de commerce, âgé de quarante-deux ans, demeurant 42, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, qui été atteint légèrement à la tête. Quant aux combattants, un seul a pu être arrêté par les quinze agents accourus pour les séparer.

Le prisonnier de la police est un jeune homme, Louis Thérot, âgé de vingt ans. M. Rochet, commissaire de police, dans le quartier duquel s'est passé ce fait peu banal, va s'efforcer de découvrir les adversaires.

En attendant, les gens de la « Jeanne d'Arc » et ceux de la « Doré » s'observent, et les revolvers sont toujours armés dans les poches.


A lire également

Une version guère plus sérieuse des événements, celle du Petit-Parisien :

            Une bagarre Place Pinel - 1899

On fera davantage confiance au récit paru dans La Justice, le journal de Georges Clémenceau :

            Rixe - 1899

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