Faits divers

 Les étrangleurs - 1894

Les étrangleurs

La Presse — 25 décembre 1894

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.

Il y a une dizaine de jours, un marchand de vin de la rue de la Reine-Blanche était à demi étranglé par des escarpes au moment où il tirait le cordon de la sonnette de la porte de sa maison.

Nous ne citerons que pour mémoire une demi-douzaine d'agressions commises depuis, jusqu'à l'attentat dont a été victime, la nuit dernière, M. Paul Guinard, âgé de 36 ans, garçon limonadier, tandis qu'il rentrait à son domicile, boulevard de la Gare, à deux heures et demi.

Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

La place des Alpes et le boulevard de la Gare

Le malheureux chercha en vain à se défendre. Il fut roué de coups et, comme il se débattait en appelant au secours, l'un des agresseurs lui passa un lacet autour du cou et serra jusqu'à ce que la victime ait perdu connaissance.

Quand il reprit ses sens, le limonadier était au poste de la mairie, où des gardiens de la paix, attirés par ses appels, l’avaient transporté, après avoir poursuivi vainement les malfaiteurs, qui s’étaient enfuis par la rue de Villejuif.

M. Guinard constata qu'on lui avait dérobé son porte-monnaie contenant cent vingt francs, sa montre, son chapeau et son veston.

Après avoir reçu quelques soins, il a, été reconduit chez lui.

M. Perruche, commissaire de police, fait activement rechercher les auteurs de cette agression dont le signalement a pu lui être donné par la victime.


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Saviez-vous que... ?

Dans la nuit du 5 avril 1579, la Bièvre provoqua de si graves dévastations que le peuple appela cette inondation le « déluge de saint Marcel ».

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10.000 voitures passaient par journée de 24 heures sur le Pont d'Austerlitz au début des années 1880. Les omnibus sont naturellement compris dans ce nombre.

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La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.

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La municipalité parisienne inaugurait, le 26 juin 1936, le passage souterrain qui, sous le boulevard militaire, reliait le boulevard Masséna et le boulevard Kellermann, sous la porte d'Italie, de manière que les courants de circulation en sens opposé ne se contrarient pas.
M. Romazzotti, secrétaire du Conseil municipal, entouré de MM. Villey, préfet de la Seine ; Louis Gélis, député, conseiller municipal ; Gïraud, directeur général des travaux, coupa le ruban symbolique et franchit avec eux la nouvelle voie souterraine.

L'image du jour

Le boulevard de la Gare (Vincent Auriol) vers la rue Jenner