Faits divers

 Les chauffoirs publics

Les chauffoirs publics

Journal des débats politiques et littéraires — 18 février 1896

Les chauffoirs publics installés sur différents points de Paris pour les malheureux et ouvriers sans travail ne servent, en réalité, qu'aux malfaiteurs et rôdeurs des boulevards extérieurs. Ils sont ainsi devenus l'asile de tous les gens sans aveu qui en expulsent les vrais pauvres ou parfois leur font subir des traitements ignobles.

Un malheureux colporteur, Eugène Monition, a été hier la victime de ces dangereux individus. Il était entré dans le chauffoir installé sur le boulevard de la Chapelle, près du square. Tout à coup une vingtaine de souteneurs qui se trouvaient là l'entourèrent, et, après l'avoir roué de coups, le déshabillèrent. Puis ils se mirent en devoir de lui couper les cheveux, mais avec une telle brutalité que le malheureux eut en peu de temps la tête ensanglantée.

Aux cris qu'il poussait, des agents accoururent. Les misérables qui l'avaient ainsi traité prirent alors la fuite et il fut impossible de les rejoindre. Monition a été conduit chez M. Mauroy, commissaire de police, qui a adressé un rapport à la préfecture de police.

Peut-être des faits aussi scandaleux détermineront-ils l'administration à supprimer les chauffoirs publics qui ne remplissent aucunement le but que l'on s'était proposé et qui constituent un danger permanent au triple point de vue de la moralité, de la sécurité et de la salubrité publique.


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Une usine incendiée

1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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L'incendie de l'avenue de Choisy

1893

Un incendie considérable s'est déclaré, hier soir, vers quatre heures, dans les magasins et hangars de M. Rouzé, grainetier, 197 et 199, avenue de Choisy.

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Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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rue des Cinq-Diamants

L'Escroc des Pauvres

1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.

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Ernest Rousselle (1836-1896), conseiller municipal du 13e arrondissement et président du Conseil municipal de Paris, était un adversaire résolu de tout projet de métropolitain qu'il considérait comme contraire aux intérêts de Paris. Dans une notice nécrologique publiée le 17 mai 1896, le quotidien La Gazette le décrivait comme étant de taille moyenne, trapu avec une barbe épaisse, l'air véhément et pompeux.

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Le 14 juillet 1906, on pouvait aller en métro de la place d'Italie à la gare de Lyon sans changement.
A cette date, la ligne 5 se raccordait à la ligne Porte Maillot- Vincennes.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912