Faits divers

 Les chauffoirs publics

Les chauffoirs publics

Journal des débats politiques et littéraires — 18 février 1896

Les chauffoirs publics installés sur différents points de Paris pour les malheureux et ouvriers sans travail ne servent, en réalité, qu'aux malfaiteurs et rôdeurs des boulevards extérieurs. Ils sont ainsi devenus l'asile de tous les gens sans aveu qui en expulsent les vrais pauvres ou parfois leur font subir des traitements ignobles.

Un malheureux colporteur, Eugène Monition, a été hier la victime de ces dangereux individus. Il était entré dans le chauffoir installé sur le boulevard de la Chapelle, près du square. Tout à coup une vingtaine de souteneurs qui se trouvaient là l'entourèrent, et, après l'avoir roué de coups, le déshabillèrent. Puis ils se mirent en devoir de lui couper les cheveux, mais avec une telle brutalité que le malheureux eut en peu de temps la tête ensanglantée.

Aux cris qu'il poussait, des agents accoururent. Les misérables qui l'avaient ainsi traité prirent alors la fuite et il fut impossible de les rejoindre. Monition a été conduit chez M. Mauroy, commissaire de police, qui a adressé un rapport à la préfecture de police.

Peut-être des faits aussi scandaleux détermineront-ils l'administration à supprimer les chauffoirs publics qui ne remplissent aucunement le but que l'on s'était proposé et qui constituent un danger permanent au triple point de vue de la moralité, de la sécurité et de la salubrité publique.


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Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Saviez-vous que... ?

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

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La statue de Pinel, bienfaiteur des aliénés, installée devant l'hôpital de la Salpétrière est due à Ludovic Durand.

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Le 29 juin 1901, la température atteignit 33° à Paris et ce jour là, vers midi, Mme Louise Lesire, âgée de cinquante- deux ans, demeurant 157, rue Jeanne-d’Arc, fut frappée d'insolation, boulevard Saint-Marcel. Elle mourut dans la pharmacie où on l’avait transportée pour lui donner des soins. (Le Figaro - 30 juin 1901)

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Dans la nuit du 1er au 2 juin 1918, une bombe lachée d'un avion allemand causait des dégats au 11 passage du Moulinet. Des dégats importants étaient également constatés au 152 de la rue de Tolbiac.

L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.