Faits divers

 Les « Espadrilles de la Butte ». 1910

Les « Espadrilles de la Butte ».

Le Matin — 21 mai 1910

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

Grâce à une habile surveillance, M. Yendt et ses inspecteurs réussirent à découvrir le lieu où les malfaiteurs tenaient leurs assises et recélaient leur butin. Ils se rassemblaient à la tombée du jour dans une masure abandonnée de la ruelle des Gobelins et tout en se livrant à de joyeuses agapes avec les victuailles dérobées, ils prenaient les ordres de leur chef pour les expéditions du lendemain.

Au moment où ils s'y attendaient le moins, le commissaire de police et ses agents firent irruption, revolver au poing, dans le repaire des bandits. Ceux-ci opposèrent aux représentants de l'autorité une résistance opiniâtre. Mais force resta à la loi, et cinq des principaux membres de la bande furent arrêtés : Georges Boniquet, dix-neuf ans, dit « Tout Fou » ; Louis Pouisot, Maurice Lajarrige, dit « Bifteck de la Butte » ; Gaston Aparicot, tous trois âgés de seize ans, et Alphonse Hébert, quinze ans. Ce sont des récidivistes dangereux.

Ils ont été envoyés au Dépôt.

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Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

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Pauvre vieux !

1896

Un vieillard, nommé Rémy Bouvine, âgé de soixante-dix-huit ans, sans domicile, pénétrait hier soir vers cinq heures et demie, dans le chauffoir public installé rue Rubens et priait les miséreux qui s'y trouvaient déjà de lui faire une petite place autour du poêle.

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En plein jour des gangsters en auto dévalisent une bijouterie parisienne

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Hier après-midi, à 15 heures, une automobile — immatriculée 5723 - RL — occupée par plusieurs individus, s'arrêta brusquement devant le numéro 35 de l'avenue des Gobelins, à l'angle de la rue de la Reine-Blanche. Tout le rez-de-chaussée de l'immeuble situé à cette adresse est occupé par les vitrines de la bijouterie « À la Reine Blanche »...

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Saviez-vous que... ?

En 1860, Il y avait un commissariat pour deux quartiers dans chaque arrondissement de Paris. Pour le 13e, ces commissariats étaient installés 36 route d'Italie pour Croulebarbe et la Maison-Blanche et 62 boulevard de l'Hôpital pour les quartiers de la Salpêtrière et de la Gare.

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La statue de Pinel, bienfaiteur des aliénés, installée devant l'hôpital de la Salpétrière est due à Ludovic Durand.

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En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.

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La rue Baudricourt honore Robert de Baudicourt, capitaine de Vaucouleurs, compagnon de Jeanne d'Arc.

L'image du jour

La Zone à la porte de Bicêtre