Faits divers

 L'affaire de l'avenue des Gobelins - 1901

L'affaire de l'avenue des Gobelins

Le Journal — 12 juin 1901

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

L'Eden des Gobelins, 57 avenue des Gobelins, alors salle de concert. Il deviendra ensuite salle de cinéma sous différents noms et disparaitra en 1985.

Un des acteurs ayant chanté une chanson patriotique, une centaine de personnes protestèrent, manifestant leur opinion en demandant à grands cris des chansons révolutionnaires. D'autres spectateurs trouvant excessif ce genre de protestation, se fâchèrent.

Bientôt, les adversaires en vinrent aux coups ; les bancs, les verres, les tabourets volèrent dans la salle.

Heureusement, les agents du poste de la place d'Italie, prévenus en toute hâte, arrivèrent à temps pour faire cesser la bataille en faisant évacuer la salle du concert.

À part quelques yeux pochés, et quelques horions, il n'y a pas eu de blessures graves.

Cependant, les agents ont été assez malmenés et ont dû opérer une dizaine d'arrestations pour violences et outrages.

M. Rocher, commissaire de police du quartier de la Gare, après avoir fait vérifier les adresses des personnes arrêtées, les a relaxées.

Le Journal est apparemment le seul quotidien à avoir publié cette information. De plus, il se trompe sur l'appelation exacte de la salle de café concert qui est bien l'"Eden des Gobelins". Pour autant, le récit fait par le quotidien n'a rien d'invraisemblable pour ce quartier passablement agité. (NdE)


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Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

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D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

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Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

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Marché des Gobelins

Quadruple empoisonnement

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Une dame Choquenot, demeurant avec son mari, ouvrier cordonnier, et ses quatre enfants, rue du Moulin-des-Prés, envoyait hier matin un de ses petits garçons au marché des Gobelins pour acheter des arlequins, pour le repas.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.

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En 1920, on pouvait trouver un avertisseur public d''incendie à l'angle des rues Watt et du Chevaleret ainsi qu'au 31 quai de la Gare.

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Jusqu’à la fin des années 1920, la rue de la Fontaine-à-Mulard commençait avenue d’Italie, s’interrompait rue Damesme et reprenait rue de la Colonie pour se terminer définitivement place de Rungis. Il y avait près de 500 mètres entre le n°2 et le n°4.
Le tronçon compris entre l’avenue d’Italie et la rue Damesme devint la rue du Dr Laurent.

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La mairie du XIIIe