Faits divers

 1897 - Un Truc de Faux Maquignon- 1897

Tromperie aux Marché aux chevaux

Un Truc de Faux Maquignon

Le Petit-Parisien — 13 septembre 1897

Acheteurs et vendeurs au marché aux chevaux

M. Louis Roumel, habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.

Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

Comme il faisait le tour du parcage, un individu vint lui proposer un cheval brun, pas trop grand, ayant assez belle apparence. Le marché ne tarda pas à être conclu pour la somme de 350 francs.

M. Roumel, enchanté de son emplette, bien qu'il ne se connût pas en chevaux, alla remiser celui qu'il avait acheté, chez un nourrisseur de la rue Nationale; ayant diverses courses à faire, il comptait venir le chercher vers le soir.

Pendant son absence, le garçon d'écurie s'étant mis à bouchonner le cheval, quelle ne fut pas sa surprise en constatant qu'à chaque coup de brosse de larges plaques dénudées apparaissaient sous le ventre de l'animal. Un examen attentif lui démontra que le cheval était atteint d'eczéma. Le vendeur, pour cacher cette maladie, avait habilement collé du poil sur les parties chauves.

On juge de la colère de l'acheteur, quand il apprit la supercherie dont il avait été victime.

Il alla porter plainte aussitôt au bureau de M. Yendt, commissaire de police.

Hier après-midi, le magistrat a découvert, dans un bouge du quartier, le vendeur. C'est un nommé Léopold Schummer, âgé de trente-quatre ans, sujet suisse. Mis en état d'arrestation, il avoua avoir volé le cheval, le mois dernier, chez un vétérinaire où la bête était en traitement.



Sur le marché aux chevaux

Les dernières années du premier marché aux chevaux du bd de l'Hôpital (1760-1866)

Le marché aux chevaux durant son exil dans le 14e (1866-1878)

Le marché aux chevaux du retour d'exil au déménagement final (1878-1907


Rosa Bonheur, le marché aux chevaux (1852)
On remarquera à gauche le dôme de la chapelle de la Salpêtrière qui constitue un point de repère

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Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

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Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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Initialement, le boulevard Arago devait s'appeler Boulevard de la Santé.

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Le 1er mars 1932, l'usine de chaussures (qui répandait aux alentours de manière permanente une odeur de vernis) installée boulevard Kellermann (au 10) était ravagée par un incendie.

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Pierre et Marie Curie, au moment où ils reçurent le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel », habitaient au 108 du boulevard Kellermann, alors bordé par les fortifications crêtées de gazon vert, une petite maison dont la façade de brique rouge s’abritait derrière un minuscule jardinet, nid de verdure dont le silence était propice aux méditations scientifiques.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦