Les bonnes allumettes - 1902

Les bonnes allumettes.

Le Matin — 17 septembre 1902

Depuis quelque temps, les habitants du treizième arrondissement étaient enchantés. Dès qu'ils frottaient une allumette, celle-ci s'empressait de prendre, d'autre part, un paquet de cinq cents, bien qu'il fût timbré à quarante centimes, n'en coûtait que vingt ; bref, tout le monde était, content et se disait que les allumettes prenant feu, il y avait quelque chose de change en France.

M. Yendt, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, mit fin à l’allégresse générale en ouvrant une enquête. II s'était rendu compte que ce n'était point naturel.

Il découvrit donc, passage Violet, la fabrique qui alimentait le quartier. Plusieurs milliers de paquets d'allumettes et le matériel très important ont été saisis.

Quant aux fabricants, ayant eu vent de l'enquête, ils avaient pris la fuite à temps. Seul, un colporteur, déjà condamné six fois pour le même délit, a pu être arrêté. C'est un nommé Floridor Froment, âgé de soixante-seize ans. Il a refusé d'indiquer son domicile,

Plusieurs commerçants de la rive gauche vont être poursuivis pour fraude envers la régie.


A priori, aucun autre article relatif à cette  affaire n'est paru dans la presse. La réalité des faits rapportés est donc à prendre avec précaution (NdE)


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