Faits divers

 Une école de voleurs - 1888

Arrestation d’une bande

Une école de voleurs

La Petite République — 28 janvier 1888

Depuis quelque temps déjà, la préfecture de police avait reçu un grand nombre de plaintes émanant de boutiquiers et commerçants du quartier Croulebarbe, victimes de vols nombreux à l’étalage.

Un service de surveillance fut établi et, hier soir, les inspecteurs du service de sûreté arrêtaient, boulevard de la Gare, deux gamins d’une quinzaine d’années qu’ils venaient de surprendre en train d’enlever des marchandises à la devanture d'un épicier.

Conduits chez le commissaire de police, M. Perruche, ils déclarèrent faire partit d’une bande de jeunes gens à peu près de leur âge et que dirigeait un nommé Édouard Froger, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 112, boulevard de la Gare.

Le boulevard de la Gare (Vincent Auriol) entre l'emplacement de la future rue Jeanne d'Arc et la rue Jenner. Le 112 actuel est à l'angle de la rue Jeanne d'Arc. Derrière ces bâtiments, se cache la cité Doré.

Des recherches furent aussitôt faites et amenèrent l’arrestation du nommé Froger, de sa femme et de ses deux filles, âgées l’une de vingt-trois, l’autre de dix-sept ans.

Ces individus avaient dressé au vol toute une bande de jeunes gens, ou plutôt d'enfants, qui ont été arrêtés également dans la soirée.

Ce sont les nommés Georges Mongendre, âgé de quatorze ans ; Eugène Ragot, âgé de seize ans ; Gabriel Schmitt, âgé de quatorze ans ; Henri Gaudron, âgé de quinze ans, et Louis Leroile, âgé de treize ans.

Ces précoces malfaiteurs ont avoué plus de trois cents vols commis au préjudice de commerçants ou de particuliers.

Ils ont ajouté qu’ils ne faisaient qu’obéir aux ordres du nommé Froger, lequel a été reconnu pour un repris de justice, récemment sorti d’une maison centrale.

Toute la bande a été écrouée au Dépôt.

 

À lire également...

De chute en chute

1895

Des agents de service avenue d'Italie arrêtaient, hier soir, à la tombée de la nuit, au moment où ils dérobaient des haricots à la porte d'un épicier, un homme et une femme.

...


Amours séniles

1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

...


La bande de la « Saucisse »

1893

Toute une association de voleurs vient d'être capturée hier, par M. Cadoux, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.
Ces individus, au nombre de six, quatre hommes et deux femmes, sont les auteurs des nombreux vols commis récemment dans les treizième et quatorzième arrondissements.

...


rue Tiers

Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie

1866

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

...

Saviez-vous que... ?

Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.

*
*     *

Le pont de Tolbiac, en cours de construction depuis 1879, fut grandement endomagé par la grande débacle des glaces de janvier 1880 mais les dégats furent vite réparés.

*
*     *

La rue du Banquier, ancienne rue, doit son nom au banquier Patouillet qui avait déjà donné son nom au territoire compris entre la rive droite de la Bièvre et les terres de St-Marcel sur le chemin d'Ivry. (Clos Patouillet.)

*
*     *

Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

L'image du jour

Le carrefour Italie-Tolbiac dans les années 30