Faits divers

 paris-treizieme.fr — L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

L'Éboulement de la rue Nationale

La Lanterne — 26 mai 1879

Découverte du cadavre

Le malheureux Ladame est mort.

Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Il a fallu plus de douze heures pour dégager le corps. Ce n'est qu'hier soir, à dix heures et demie, qu'il a pu être remonté.

Les constations, faites immédiatement, ont établi que Ladame a dû être renversé par le second éboulement. On l'a trouvé la tête en y bas. Pour pouvoir le remonter, il a fallu enlever pelletée par pelletée, toute la terre et tous les débris au milieu desquels son corps se trouvait englouti.

On n'a pu remonter le cadavre qu'en lui passant des cordes autour des bras.

M. Grillières, commissaire de police, était présent à cette triste opération, ainsi que M. le docteur Amanieu.

Ce dernier a constaté que Ladame avait eu la tête renversée en arrière au moment de l'éboulement, et si violemment que sa cravate a dû l'étrangler. Un sillon violacé qui existe autour du cou confirme cette opinion. En outre, la langue sortait de la bouche ; les dents l'avaient-fortement entamée.

Ce sont là, on le voit, toutes signes de la strangulation.

Tous les ouvriers qui ont aidé à la recherche du corps se sont empressés de le laver avec beaucoup de précautions, avant qu'il fût envoyé à sa pauvre femme.

A onze heures du soir, on l'a mis sur une voiture réquisitionnée. La belle-mère de Ladame et son frère étaient présents.

Ils éclataient en sanglots. C'était navrant.

Inutile de dire que l'émotion a été très vive, toute la soirée dans le quartier, qui n'est presque habité que par des travailleurs.

 



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Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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Pendant la Commune, la Place d'Italie fut brièvement dénommé Place Duval par les insurgés qui voulurent honorer la mémoire d'un de leurs chefs militaires.

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Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.

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Le 13 décembre 1892, M. Béchu, porteur aux Halles, demeurant rue Beaudricourt, 28, apportait, au commissariat de M. Perruche, un obus chargé, enveloppé de papier qu’il venait de découvrir, â 5 heures du matin, contre la porte d’une maison rue de Tolbiac, à l’angle du passage du Moulinet.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912