Faits divers

 paris-treizieme.fr — Un poisson d'avril chez le commissaire. (1896)

Un poisson d'avril chez le commissaire.

Le Petit Parisien — 3 avril 1896

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

Dès dix heures du matin, une longue théorie d'hommes au visage et aux mains plus ou moins noires, à l’accent auvergnat, envahissaient les bureaux du commissariat. Ils tenaient tous un petit papier à la main.

On juge de l’étonnement des inspecteurs de service, étonnement qui devint de la stupéfaction, lorsqu’ils prirent connaissance des lettres que leur tendaient les nouveaux venus. Toutes étaient conçues ainsi :

« 1er avril 1896.

« Monsieur,

« Vous êtes prié de vous rendre demain matin, à dix heures, au commissariat, pour répondre à l’accusation qui pèse sur vous.

« Vous êtes accusé de vendre du simili-charbon pour du vrai. »

Ces lettres étaient autographiées à l’encre violette, à l’aide d'un autocopiste.

M Perruche, commissaire de police, qui se trouvait dans son cabinet, en sortit, attiré par les : « Fouchtri ! Bougri ! etc. », proférés par les braves Auvergnats qui commençaient à comprendre qu’ils étalent victimes d’un farceur. Les inspecteurs ne pouvaient garder leur sérieux et le magistrat ne put lui-même s'empêcher de rire.

Pendant ce temps, le flot d’hommes noirs montait toujours, envahissant le bureau.

M Perruche leur démontra pourtant, non sans peine, comment les lettres de convocation étaient absolument fantaisistes, et les victimes de la plaisanterie finirent par se retirer, mais non sans jurer de faire passer un mauvais quart d’heure à celui qui les avait dérangés, si jamais ils le découvraient.

 

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En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Dès les années 1880, l'envoûtement de la Bièvre pour des raisons sanitaires était à l'ordre du jour mais on reculait car cela signifait la mise à mort de toutes les industries qui utilisaient l'eau de la Bièvre et faisaient vivre le quartier Saint-Marcel.

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Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.

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C'est le 17 décembre 1897 que le sort du marché couvert de la place d'Italie fut scellé. Le conseil municipal de Paris approuva, ce jour, sa desaffectation et la création d'un marché découvert sur le boulevard d'Italie lequel, plus tard, prendra le nom de Blanqui.

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La mairie du XIIIe