Faits divers

 La fin d'un ivrogne - 1889

La fin d'un ivrogne.

Le Matin — 4 novembre 1889

Le sieur Laurent Béchu, journalier, demeurant rue du Moulinet dans le quartier de la Maison-Blanche, était loin d'être un modèle de sobriété. Avant-hier soir, comme les soirs précédents, d'ailleurs, il rentrait à son domicile complètement ivre.

Après avoir allumé une bougie pour éclairer sa marche, il lui avait été complètement impossible de gagner sa chambre, et il s'était laissé choir dans sa cuisine sur un tas de copeaux et de sacs de charbon. La bougie était elle-même tombée à terre et avait enflammé les copeaux.

Ce n'est que le lendemain matin, en passant devant le logement de Béchu, que le propriétaire vit de la fumée s'échappant sous la porte ; il sentit en même temps une odeur de chair grillée qui ne laissa pas que de l'inquiéter.

Avec l'aide d'un serrurier, il pénétra chez son locataire qu'il trouva étendu sur son lit de charbons encore fumants et presque totalement carbonisé. Le commissaire de police, qui a procédé aux constatations, a découvert également que Béchu se livrait à la fabrication des allumettes de contrebande.

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Un nouveau crime dans le 13ème ?

1879

Hier matin, un jardinier de la rue de la Colonie se trouvait dans un de ses champs que traverse la Bièvre...

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Drame de la jalousie

1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Quartier de la Maison-Blanche

À propos d'anarchie

1896

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

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rue Duméril

Le meurtre de la rue Duméril

1895

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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En 1911, M. Yendt était commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.

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Depuis le lundi 26 août 1935, et dans un premier temps à titre d'essai, la circulation des véhicules s'effectue à sens unique, d'est en ouest, sur chacune des rampes de la voûte dite « Poterne des Peupliers ».

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La voie romaine allant de Lutèce à Lugdunum légua son tracé à l'avenue de Choisy. En juin 1906, à l'angle de la rue de la Vistule, on mit à jour cette voie romaine sur une longueur de 14 mètres et une largeur de 8 mètres et l'on vit son pavage formé par deux rangées de moellons bruts superposés avec des joints contrariés.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912