Faits divers

 Odieuse agression - 1881

Odieuse agression (*)

Gil Blas — 4 juin 1881

Un commerçant de Gentilly, M. Jodeau, reconduisait hier soir, vers minuit, un de ses amis, nommé Ernest Gilet ; lorsqu'en arrivant au coin de la rue Damesme et de l'avenue d'Italie, deux individus, âgés d'environ vingt ans, s'élancèrent sur lui et cherchèrent à le dévaliser.

Fort heureusement, deux gardiens de la paix avaient assisté de loin à cette scène. Ils se dirigèrent sur les assaillants qui jugèrent prudent de prendre la fuite.

Ceux-ci se réfugièrent dans la maison portant le n° 46 de la rue Damesme, où l'un d'eux, nommé Platé, habitait avec son frère.

Ils refermèrent la porte sur eux, la barricadèrent solidement, et, au moment où les agents essayaient de pénétrer dans la maison, Platé, qui était monté dans sa chambre, leur jeta, de la hauteur du troisième étage, deux énormes pots de fleurs, qui ne les atteignirent pas.

Le père du jeune rôdeur, réveillé en sursaut par le bruit qu'il entendait, se leva et, après s'être rendu compte de ce qui se passait, alla lui-même ouvrir la porte aux gardiens de la paix, qui arrêtèrent son fils et son complice.

Ils ont tous les deux été envoyés au Dépôt.

(*) Le titre a été ajouté. Il n'est pas inutile de rappeler que la rue Damesme et l'avenue d'Italie n'ont pas de coin commun.

La rue Damesme dans les années 50
image extraite de A pied, à cheval et en voiture de Maurice Delbez (1957)

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En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912