Faits divers

 Ça porte bonheur- 1887

Ça porte bonheur.

Le Cri du Peuple — 19 août 1887

Un curieux accident est arrivé la nuit dernière à une dame C..., demeurant rue du Pot-au-Lait, 48, dans le XIIIe arrondissement.

Cette dame, qui est un véritable colosse et ne pèse pas moins de cent soixante kilos traversait la cour de la maison, quand tout à coup elle s'aventura sur la dalle qui recouvre la fosse d'aisance.

Cette dalle, faite d'une pierre feuilletée et déjà très détériorée par les pluies, se rompit sous le poids énorme de Mme C..., qui tomba dans la fosse et s'enlisa jusqu'au cou dans le contenu du récipient souterrain.

Aux cris poussés par Mme C..., des voisins accoururent.

À l'aide de cordes, ils parvinrent à retirer la pauvre femme du bourbier dans lequel elle était tombée.

Le sieur Perruche, commissaire de police du quartier, et M. le docteur Duperrier, aussitôt prévenus, se transportèrent immédiatement sur le théâtre de l'accident, le premier pour procéder aux constatations légales usitées en pareille circonstance, le second pour prodiguer ses soins à la victime en cas de besoin.

Chargé par le magistrat de faire un rapport médico-légal sur la gravité des blessures que Mme C... avait pu se faire dans sa chute, le médecin a dû surseoir à son examen qui n'eut lieu qu'hier matin, après que la victime eut été complètement purifiée par des ablutions réitérées.

En somme, Mme C... en a été quitte pour un bain peu agréable.

À lire également...

Un héros de Gaboriau

1901

La police a enfin réussi à mettre la main, hier, sur l'insaisissable Goirand, ce malfaiteur-protée dont Gaboriau eût fait certainement le héros d'un de ses romans, s'il avait vécu de son temps.

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Une cartomancienne assassine son ami

1921

En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

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Place d'Italie

Les étrangleurs de Paris

1895

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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rue de Patay

La Maison « hantée » de la rue de Patay

1920

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.

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C'est en juillet 1905 que le nom de Paul Verlaine (1844-1896) fut donné à la place du puits artsésien dans le 13e arrondissement.

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En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, allait devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912