Faits divers

 paris-treizieme.fr — La soupière homicide (1899)

La soupière homicide

Le Matin — 13 octobre 1899

Jean Gibert est un terrassier d'une quarantaine d'années, fort comme un Turc et même comme deux. Aussi, dans les parages de son domicile, passage Prévost, passe-t-il pour un monsieur à qui il ne faut pas marcher sur le pied.

Malgré sa force, le terrassier Gibert est doux comme un mouton et bon comme un caniche. Ces qualités n'étaient pas ignorées d'un chiffonnier, Henri Estienne, lequel, depuis quelque temps, en voulait à Gibert à propos d'une certaine petite femme que tous deux avaient courtisée.

Mercredi soir, Estienne rencontra Gibert chez un marchand de vin de la Butte-aux-Cailles. Tous deux firent une partie de zanzibar que le chiffonnier perdit après une série de « belles » et de « revanches ».

Une discussion s'en suivit, puis les horions tombèrent drus comme grêle. Tout à coup, le chiffonnier, qui s'était emparé d'une vieille soupière, en porta un coup terrible sur la tête du terrassier.

Grièvement blessé, Gibert fut transporté à l'hôpital Cochin, pendant que son agresseur était, lui, conduit chez M. Rémougin, commissaire de police.

Le passage Prévost vu depuis la rue de la Santé - Photo Maurice Bonnel (1955) - Source : Le Paris de Maurice Bonnel, 1950-1965 de Patrick Marsaud - Éditeur ‏:‎ Michel Lagarde (2022)

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Une femme tue son amant

1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

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Esclave de sa Colère

1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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Quartier de la Gare

On recherchait cinq «disparus» dans les souterrains de la porte d'Ivry

1932

L'ouverture des travaux fut, pour tous les chenapans du quartier, une royale aubaine. Sur l'emplacement des anciennes fortifications, à proximité de la porte d'Ivry, le terrain se hérissa de barrières de planches et de piles de madriers offrant, pour les parties de cache-cache, mille coins et recoins.

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rue de Patay

Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay

1920

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?
C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

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Saviez-vous que... ?

Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

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En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer), ce fut M. Magne, architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.

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Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

L'image du jour

Je carrefour de l'avenue des Gobelins avec le boulevard Arago et la station d'autobus.