Faits divers

 Sur les « fortifs

Sur les « fortifs »

Le Journal — 10 janvier 1894

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

Celle-ci parvint à entraîner son adorateur sur les fortifs, pour parler, sans doute, d'amour au clair de lune.

Le couple se promenait amoureusement enlacé depuis quelques minutes à peine, lorsque tout à coup trois individus, qui se tenaient blottis dans l'ombre derrière un talus, surgirent et s'élançant sur Fultot, le terrassèrent, lui enlevèrent sa montre et son porte-monnaie et le précipitèrent dans le fossé.

Ce n'est qu'un quart d'heure plus tard que les gémissements du malheureux furent entendus. Relevé par des gardiens de la paix, Fultot, qui avait la cuisse gauche et plusieurs côtes cassées, a été dirigé sur l'hôpital Cochin. Il n'a pu donner que le signalement de la femme qui est activement recherchée.

 

Dans son numéro daté du 11 janvier, le quotidien L’Éclair, sous le titre « Épilogue » rapportait que Fultot était mort à l’hôpital.

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Rue Croulebarbe

Un mari meurtier

1903

Un employé la recette principale des postes, Pierre Jamais, âgé de quarante-huit ans, demeurant 19, rue Croulebarbe, avait de fréquentes querelles avec sa femme, de dix ans plus jeune que lui.

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Place Pinel, un modèle tombe dans un guet-apens

1911

La place Pinel, voisine du boulevard de la Gare, dans le treizième arrondissement, a été le théâtre hier soir d'une tentative d'assassinat, encore entourée de mystère.
Il était un peu plus de neuf heures et demie...

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PLace des Alpes

Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres

1933

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

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rue Duméril

Le meurtre de la rue Duméril

1895

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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Saviez-vous que... ?

Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

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Le XIIIème arrondissement avait une superficie de 625 hectares à sa création.

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Ernest Rousselle (1836-1896), conseiller municipal du 13e arrondissement et président du Conseil municipal de Paris, était un adversaire résolu de tout projet de métropolitain qu'il considérait comme contraire aux intérêts de Paris. Dans une notice nécrologique publiée le 17 mai 1896, le quotidien La Gazette le décrivait comme étant de taille moyenne, trapu avec une barbe épaisse, l'air véhément et pompeux.

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C'est par un décret impérial signé le 2 octobre 1865 à Biarritz que la rue du marché aux chevaux entre le boulevard Saint-Marcel et le boulevard de l'Hôpital reçu le nom de rue Dumesril.
Dumeril avait été professeur aux Jardins des Plantes, dont la rue portant son nom est la voisine.

L'image du jour

Je carrefour de l'avenue des Gobelins avec le boulevard Arago et la station d'autobus.