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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

35.892 électeurs étaient inscrits sur les listes du 13ème pour le premier tour des élections municipales du 3 mai 1925. 30.289 votèrent. Seul, M. Colly, du quartier de la Gare, fut élu à ce premier tour.


La place de Rungis porta un temps le nom de place Barrault.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1872

Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 L'amoureux a la « guigne » - 1911

L'amoureux a la « guigne ».

Le Matin ― 21 mars 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder. Il avait trop peur que sa femme, habitant non loin de là, ne le rencontrât avec la marchande de sourires. Samedi soir, cependant, comme il était quelque peu pris de boisson, le chauffeur s'enhardit et offrit un verre à Palmyre. La belle, peu farouche, accepta et se montra si aimable pour le pochard que ce dernier, captivé, n'hésita pas à la suivre dans un hôtel de la rue de Tolbiac: Quand il se réveilla, avant-hier matin à l'aube, sa compagne avait disparu en emportant son porte-monnaie contenant ce qui restait de sa paye, une soixantaine de francs.

Que faire, sans un sou dans sa poche ? Rentrer au domicile conjugal ? Il n'y fallait pas songer. Verrier prit une résolution énergique. Il se rendit pedibus cum jambis devant le théâtre du Châtelet, où il avait été employé jadis, et il attendit l'arrivée des voitures amenant les spectateurs à la matinée. Sa casquette à la main, il ouvrit les portières et avec infiniment de grâce aida les dames à descendre. A la sortie, il recommença le même manège. Adolphe Verrier avait déjà recueilli dans son après-midi près de trois francs de gros sous, quand la main pesante d'un gardien de la paix en bourgeois s'abattit sur son épaule. Au commissariat du quartier Saint-Germain-L'auxerrois où il fut amené, le chauffeur n'eut pas de peine à démontrer à M. Beaurain, commissaire de police, qu'il n'était pas un mendiant professionnel, et le magistrat le remit en liberté, non sans l'avoir quelque peu admonesté.

Mais Verrier appartient plutôt à la famille des guignards. En voulant traverser le boulevard du Palais, il fut renversé et blessé par une voiture de blanchisseur. Quant à Palmyre, elle est activement recherchée.


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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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