Faits divers

 Les étrangleurs des Gobelins. - Le Matin — 29 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 29 décembre 1894

On pourrait croire qu'il existe dans le quartier des Gobelins une véritable bande de rôdeurs nocturnes, qui ont la spécialité d'étrangler leurs victimes.

Voici, depuis huit jours, la troisième attaque nocturne tentée dans ce quartier, et dans des conditions presque identiques. Hier, vers une heure et demie du matin, des gardiens de la paix, en faisant une ronde, trouvaient, rue Esquirol, un vieillard, étendu sans connaissance au milieu de la chaussée. Il avait le cou fortement serré par un foulard, et il râlait.

Les agents se hâtèrent de transporter le malheureux au poste de la mairie du treizième arrondissement, où des soins empressés le firent revenir à lui.

Il put alors raconter de quel attentat il avait été victime.

Ce vieillard, M. Régnier Goulet, rentrait chez lui, 30, rue Esquirol, et n'était plus qu'à deux pas de sa maison, quand deux individus, blottis dans l'embrasure d'une porte, se jetèrent sur lui; Avant même qu'il pût pousser un cri, les deux bandits, lui faisant le coup traditionnel dit du « Père François », lui serraient la gorge avec un foulard, et lui prenaient sa montre et vingt-cinq francs qu'il avait dans sa poche.

M. Perruche, commissaire de police du quartier, a organisé une surveillance.

Malheureusement, M. Goulet n'a pu donner le signalement de ses agresseurs.



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En 1890, la raffinerie de sucre Say, installée boulevard de la Gare, produisait 20.000 pains de sucre par jour soit 240.000 kilogrammes.

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Le 21 juillet 1874, il faisait 35° dans le Treizième arrondissement. Des feux de broussailles se déclarèrent rue du Château des Rentiers et avenue d'Ivry, obligeant les habitants du quartier à intervenir à grands renforts de seaux d'eau.

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Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦