Faits divers

 Les Roulottiers - Le Petit Parisien - 24 février 1906

Les Roulottiers

Le Petit Parisien - 24 février 1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti, âgé de quarante et un ans, demeurant rue du Bois, à Clichy, se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie

Soudain, le cocher quitta son siège pour se rendre dans un petit édicule voisin. Lorsqu'il revint, au bout d'un instant, l'on juge de sa surprise, sa voiture avait disparu. Il l'aperçut filant à toute allure vers le boulevard de l'Hôpital un individu était penché sur le siège, qui frappait le malheureux cheval de vigoureux coups de fouet.

Fort heureusement à ce moment passait un agent cycliste, nommé Léon Carreaux ; l'infortuné automédon le mit rapidement au courant de ce qui venait de se passer et l'agent pédalant vigoureusement se lança à la poursuite de la voiture. Après une course effrénée, il rejoignit l'attelage, le dépassa quelque peu, puis courageusement se jeta a la tète du cheval et l'arrêta. L'agent se précipita ensuite sur le cocher improvisé, tandis que les complices de ce dernier, au nombre de quatre, qui étaient dans l'intérieur du fiacre, prenaient vivement la fuite.

Cependant le gardien de la paix Rogier, qui se trouvait de service près de là, était accouru pour prêter main-forte son collègue, il réussit à capturer deux des fuyards au moment où ils venaient de monter dans un omnibus de la ligne Place Jeanne-d'Arc-Square Montholon, passant à cet instant. Conduits au bureau de M. Pélatan commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, les trois voleurs déclarèrent se nommer :

Auguste Gallion âgé de vingt et un ans, plombier demeurant 30, rue Beaubourg, Charles Bosmans, âgé de vingt-sept ans, peintre en bâtiment, domicilié 40, rue Pastourelle, et Jean Ritter, dit le « Roi des roulottiers », âgé de vingt-cinq ans, demeurant 117, rue du Château-des-Rentiers.

Au cours de leur interrogatoire, ils se sont énergiquement refusés à faire connaitre leurs deux complices en fuite. M. Pélatan a envoyé le trio au dépôt.

À lire également...

Les « Étrangleurs de Croulebarbe »

1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

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M. Perruche, commissaire

L’ara et le chiffonnier

1896

Une fruitière de la rue Dolomieu, Mme V..., était hier en proie à la plus profonde désolation. On lui avait volé son Jacquot, un magnifique ara multicolore et plus qu’octogénaire, que lui avaient pieusement légué ses grands-parents.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Gustave Geffroy (1855-1926) fut directeur de la Manufactures des Gobelins. Il n'est donc pas anormal que la rue qui porte son nom soit situtée tout près de celle-ci.

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Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.

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La rue Fagon est l’ancienne rue de la Barrière des Gobelins. Elle a reçu son nom par arrêté du Préfet de la Seine en date du 26 février 1867. Guy-Crescent Fagon, né le 11 mai 1638 à Paris, où il est mort le 11 mars 1718, fut le premier médecin du roi de 1693 à la mort de Louis XIV. Il développa le Jardin royal des plantes médicinales ou « Jardin du roi », futur Jardin des Plantes.

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