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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867.


C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1928

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une journée sanglante - 1895

Une journée sanglante.

Le Matin 25 mars 1895

C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.

Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron au-bras gauche.

Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.


 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 Le drame de la rue du Moulinet - 1932

Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

Le Journal ―11 août 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

C'est ainsi que pour une misérable question d'intérêt, le brigadier de gardiens de la paix du 5è arrondissement, Fernand-Maurice-Désiré Pacotte, né le 5 mai 1890, à Echalot (Côte-d'Or), a tué de quatre balles de revolver sa femme, Henriette-Sidonie Blain, née à Vitry-sur-Seine, en juillet 1888, après une discussion qui dura plus de deux heures.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet. La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave. Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage, Mme Pfeifer, née Gracy Hinart âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux. En effet, la solde du brigadier était assez élevée, et, de son côté, Mme Pacotte, qui, lors de son mariage en 1923 avait apporté une dot de 30.000 francs, gagnait bien sa vie en travaillant chez elle comme confectionneuse. L'intérieur du logis, coquettement meublé et d'une propreté méticuleuse, atteste les qualités ménagères de la malheureuse victime.

Pourtant tout ce bien-être matériel était gâté par le caractère du brigadier. Si Mme Pacotte, femme aimable et douce, jouissait de la considération unanime de ses voisins, il n'en était pas le même de son mari, qui, aux dires de ses proches mêmes, était un homme intègre, méticuleux, mais sournois, brutal et intéressé jusqu'à un point qui frisait l'avarice. C'est là ce qui devait déclencher le drame.

Mardi, vers 21 h. 30, Mme Pfeifer était à peine rentrée dans sa chambre qu'elle percevait les échos d'une violente discussion chez ses propriétaires.

Mme Pacotte criait : « Mme Pfeifer ! il veut me tuer. »

Presque aussitôt, la malheureuse, épouvantée, se réfugiait en chemise chez sa locataire et lui disait que son mari venait de la menacer de son revolver.

Après quelques minutes, l'homme ayant paru s'apaiser, Mme Pacotte rentrait chez elle ; mais bientôt la discussion reprenait. La femme de ménage, apeurée, comprit, par bribes, que le brigadier réclamait à sa femme des bijoux qu'il lui avait offerts et qui, disait-il, valaient 20.000 francs. Mme Pacotte s'en fut sans doute les chercher dans un coffret, les jeta aux pieds de son mari, qui répondit : « Merci. » Puis le calme était revenu.

Soudain, vers 23 heures .30, six coups de feu claquèrent à une cadence rapide. Mme Pfeifer vit alors dans la courette le brigadier tournoyer sur lui-même « comme une toupie » et prendre la fuite, vêtu seulement d'un pantalon de treillis et d'un tricot.

Tout d'abord, elle pensa que M. Pacotte venait de décharger son revolver pour tranquilliser sa compagne mais, inquiète et n'entendant plus aucun bruit, elle alerta la police. Bientôt M. Barnabé, commissaire du 13è arrondissement, accompagné de M. Lherm, secrétaire du quartier de la Maison-Blanche, arrivait sur les lieux. Dans l'embrasure d'une porte faisant communiquer la salle à manger et la pièce servant d'atelier le magistrat trouvait, étendu sur le dos, les mains crispées, le cadavre de Mme Pacotte.

La victime, qui avait dû tenter de fuir, était vêtue seulement d'un manteau marron jeté sur une chemise de nuit.

L'examen superficiel du corps a permis de trouver les traces de 4 projectiles : deux à la poitrine, un au cou et un à la tempe droite. Des douilles et deux balles gisaient éparses dans la pièce. Le meurtrier, son crime commis, avait jeté ses armes, un pistolet réglementaire du calibre 7 m/m 65, dont le chargeur était épuisé et un autre de 6 m/m 35 dont deux cartouches avaient été tirées, sous des meubles. Sur la table se trouvaient une hachette ne portant aucune trace suspecte; une feuille déchirée d'un cahier sur laquelle Pacotte avait écrit posément ses dernières volontés « abandonnant à l'État » une série d'objets dont il donne un inventaire complet.

Hier matin, M. Lherm a entendu Mme Pfeifer et la soeur de la victime, Mme veuve Marie-Geneviève Chassagne, née Blain, employée à la ville d'Ivry, et y demeurant 3 bis, rue Mansart.

Celle-ci, une veuve mère de trois enfants, a déclaré que Pacotte entrait dans de véritables crises de fureur lorsqu'il apprenait que sa femme avait confectionné dies vêtements pour ses neveux, ou qu'elle leur avait porté quelque friandise.

Le corps de la victime a été transporté, dans la soirée, à l'Institut médico-légal aux fins d'autopsie.

Tout donne à penser que le meurtrier s'est fait justice ou que, son accès de démence calmé, il se constituera prisonnier.

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