entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Gustave Geffroy, administrateur de la manufacture nationale des Gobelins, était aussi l'un des dix membres fondateurs de l'Académie Goncourt.


A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1912

Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 Paris la nuit - 1903

Paris la nuit

Le Figaro — 31 mai 1903

Depuis quelque temps, le quartier de la Gare (treizième arrondissement) était plongé chaque nuit dans une profonde obscurité. Des malfaiteurs décapitaient les becs de gaz.

Deux d'entre eux ont été surpris rue du Chevaleret par des ouvriers de la maison Popp, qui, dans leur indignation, les ont à moitié assommés. On dû les porter à l'hôpital Cochin.


 Le drame de la rue du Moulinet - 1932

Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

Le Journal ―11 août 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

C'est ainsi que pour une misérable question d'intérêt, le brigadier de gardiens de la paix du 5è arrondissement, Fernand-Maurice-Désiré Pacotte, né le 5 mai 1890, à Echalot (Côte-d'Or), a tué de quatre balles de revolver sa femme, Henriette-Sidonie Blain, née à Vitry-sur-Seine, en juillet 1888, après une discussion qui dura plus de deux heures.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet. La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave. Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage, Mme Pfeifer, née Gracy Hinart âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux. En effet, la solde du brigadier était assez élevée, et, de son côté, Mme Pacotte, qui, lors de son mariage en 1923 avait apporté une dot de 30.000 francs, gagnait bien sa vie en travaillant chez elle comme confectionneuse. L'intérieur du logis, coquettement meublé et d'une propreté méticuleuse, atteste les qualités ménagères de la malheureuse victime.

Pourtant tout ce bien-être matériel était gâté par le caractère du brigadier. Si Mme Pacotte, femme aimable et douce, jouissait de la considération unanime de ses voisins, il n'en était pas le même de son mari, qui, aux dires de ses proches mêmes, était un homme intègre, méticuleux, mais sournois, brutal et intéressé jusqu'à un point qui frisait l'avarice. C'est là ce qui devait déclencher le drame.

Mardi, vers 21 h. 30, Mme Pfeifer était à peine rentrée dans sa chambre qu'elle percevait les échos d'une violente discussion chez ses propriétaires.

Mme Pacotte criait : « Mme Pfeifer ! il veut me tuer. »

Presque aussitôt, la malheureuse, épouvantée, se réfugiait en chemise chez sa locataire et lui disait que son mari venait de la menacer de son revolver.

Après quelques minutes, l'homme ayant paru s'apaiser, Mme Pacotte rentrait chez elle ; mais bientôt la discussion reprenait. La femme de ménage, apeurée, comprit, par bribes, que le brigadier réclamait à sa femme des bijoux qu'il lui avait offerts et qui, disait-il, valaient 20.000 francs. Mme Pacotte s'en fut sans doute les chercher dans un coffret, les jeta aux pieds de son mari, qui répondit : « Merci. » Puis le calme était revenu.

Soudain, vers 23 heures .30, six coups de feu claquèrent à une cadence rapide. Mme Pfeifer vit alors dans la courette le brigadier tournoyer sur lui-même « comme une toupie » et prendre la fuite, vêtu seulement d'un pantalon de treillis et d'un tricot.

Tout d'abord, elle pensa que M. Pacotte venait de décharger son revolver pour tranquilliser sa compagne mais, inquiète et n'entendant plus aucun bruit, elle alerta la police. Bientôt M. Barnabé, commissaire du 13è arrondissement, accompagné de M. Lherm, secrétaire du quartier de la Maison-Blanche, arrivait sur les lieux. Dans l'embrasure d'une porte faisant communiquer la salle à manger et la pièce servant d'atelier le magistrat trouvait, étendu sur le dos, les mains crispées, le cadavre de Mme Pacotte.

La victime, qui avait dû tenter de fuir, était vêtue seulement d'un manteau marron jeté sur une chemise de nuit.

L'examen superficiel du corps a permis de trouver les traces de 4 projectiles : deux à la poitrine, un au cou et un à la tempe droite. Des douilles et deux balles gisaient éparses dans la pièce. Le meurtrier, son crime commis, avait jeté ses armes, un pistolet réglementaire du calibre 7 m/m 65, dont le chargeur était épuisé et un autre de 6 m/m 35 dont deux cartouches avaient été tirées, sous des meubles. Sur la table se trouvaient une hachette ne portant aucune trace suspecte; une feuille déchirée d'un cahier sur laquelle Pacotte avait écrit posément ses dernières volontés « abandonnant à l'État » une série d'objets dont il donne un inventaire complet.

Hier matin, M. Lherm a entendu Mme Pfeifer et la soeur de la victime, Mme veuve Marie-Geneviève Chassagne, née Blain, employée à la ville d'Ivry, et y demeurant 3 bis, rue Mansart.

Celle-ci, une veuve mère de trois enfants, a déclaré que Pacotte entrait dans de véritables crises de fureur lorsqu'il apprenait que sa femme avait confectionné dies vêtements pour ses neveux, ou qu'elle leur avait porté quelque friandise.

Le corps de la victime a été transporté, dans la soirée, à l'Institut médico-légal aux fins d'autopsie.

Tout donne à penser que le meurtrier s'est fait justice ou que, son accès de démence calmé, il se constituera prisonnier.

Teaser 4 articles

Ailleurs sur Paris-Treizieme

La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

Lire

Les fêtes de Jeanne d'Arc dans le 13e

Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France. (1913)

Lire

La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

Lire

La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Un rôti de chien enragé - 1873

On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

Lire


Une femme aux fers - 1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

Lire


Les étrangleurs des Gobelins - 1895

Depuis quelque temps, le quartier des Gobelins était infesté d'individus suspects, gens sans aveu qui, le soir venu, s'attaquaient aux passants, dévalisaient les ivrognes endormis sur les bancs et pratiquaient l'occasion le coup du « père François ».

Lire


Un drame boulevard de l'Hôpital - 1897

Un drame sanglant s'est déroulé, hier soir, vers neuf heures, sur le boulevard de l'Hôpital. Un mari a tué sa femme, puis a tenté ensuite de se suicider, C'est l'éternel et banal drame conjugal.

Lire


Un jeu dangereux - 1897

Le jeu que les gamins appellent « bourdouler » consiste se laisser rouler le long d'un talus.
Une dizaine d'enfants se livraient hier après-midi, vers deux heures, à ce divertissement au bord de la Bièvre, du côté de la rue Barrault.

Lire


Un héros de Gaboriau - 1901

La police a enfin réussi à mettre la main, hier, sur l'insaisissable Goirand, ce malfaiteur-protée dont Gaboriau eût fait certainement le héros d'un de ses romans, s'il avait vécu de son temps.

Lire


Une bande d'aigrefins - 1897

Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables...

Lire


Une singulière hallucination - 1901


Le cochon en ribotte - 1897


Les roulottiers - 1906


Les escroqueries d'une jolie fille - 1897


Drame de la jalousie - 1905


La traite des blanches - 1923


Un meurtre boulevard de la Gare - 1897


Le crime de l'avenue d'Italie - 1897


Attaqué par un lion - 1897


Le crime de la rue des Cordelières - 1879


Un scélérat - 1896


En sortant du théâtre. - 1903


Un drame sur un échafaudage. - 1903


Le drame de la rue Barrault - 1893


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte