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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Henri Pape s'appelait jusqu'en 1897, rue Edmond-Valentin


Abel Hovelacque (1843-1896), linguiste et anthropologue, fut député du XIIIème arrondissement de 1889 à 1894. Il fut aussi président du conseil municipal de Paris en 1887-1888.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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Noté dans la presse...

1883

Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste !

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C'est arrivé dans le 13ème

 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Au bas de la pente - 1911

Au bas de la pente.

Le Matin ―2 octobre 1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé. Elle se leva pour boucher l'ouverture avec un journal. Mais comme elle arrivait auprès de la fenêtre, elle entendit dans la rue un cri « A moi ! A moi ! »

Elle regarda. Quatre silhouettes fuyaient dans la nuit. Au milieu de la chaussée, un homme gisait, la face à terre. Vite, Mmes Baugrand descendit. Deux ouvriers qui, d'un débit voisin, avaient également entendu les cris d'appel, MM. Pelletier et Linetti, étaient déjà près de l'homme ; ils reconnaissaient justement an locataire du même hôtel meublé qu'ils habitaient dans la rue, au numéro 49, M. Dumonceau.

Le malheureux était mort. Il avait été frappé de six coups de couteau. Les deux ouvriers coururent chercher des agents, qui transportèrent le corps au poste central du quatorzième arrondissement.

L'identité véritable de la victime fut une surprise. M. Dumonceau était en réalité le comte Henri-Marie-Joseph Dumonceau de Bergenbal, né à Bruxelles en 1875. Issu d'une excellente famille, à la suite d'écarts de jeunesse, il avait déserté l'armée belge, où il était officier. Passé en France, il s'était engagé dans la légion étrangère. Son temps de service expiré, après être resté quelque temps au bastion 84 du boulevard Brune, il était venu habiter en garni, au mois de juillet, à l'hôtel de la, rue de Amiral-Mouchez, où il avait un de ses amis, connu simplement sous le nom de Pierre. Tour à tour comptable dans diverses maisons, rue Rochechouart et rue Séguier, depuis quinze jours il avait cessé de travailler. Sa famille, par l'intermédiaire de Me Auguste Scheyven, notaire à Bruxelles, lui faisait tenir une pension mensuelle de 150 francs. Le comte de Bergenbal, qui fréquentait par goût un certain nombre de débits peu sûrs, a-t-il été l'objet d'une vengeance ? On le croit. La Sûreté recherche activement le meurtrier.


Le meurtrier du Comte

Le Matin ― 3 octobre 1911

Le service de la Sûreté recherche meurtrier du comte Ferdinand du Monceau de Bergendaël qui fut tué l'avant-dernière nuit ainsi  que nous l'avons raconté, rue de l'Amiral-Mouchez. La victime, qui payait fréquemment à boire à des individus interlopes dans des bars de la rue de Tolbiac a dû être frappé par un de ces apaches. Le cercle des investigations se resserre peu à peu et une arrestation est imminente.

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Menu faits divers

Faits divers

Le drame de la rue du Tage - 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage

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Après avoir joué au Diabolo un forcené fait deux victimes.

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Le drame de la rue de Patay - 1892

Hier après-midi, un homme d'une quarantaine d'années s'affaissait sur le trottoir de l'avenue d'Ivry.

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Le drame de la rue Duméril - 1888

Le nommé Désiré Caritey, journalier, âgé de quarante ans, demeurant rue Duméril, 17, marié et père de trois enfants, avait avec sa femme, avant-hier soir, une vive discussion pour un motif bien futile.

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Les crimes d'un alcoolique - 1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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Esclave de sa Colère - 1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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L'alcoolisme - 1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Un bien triste individu - 1896


Un coup raté - 1891


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


Un mari qui tue sa femme - 1897


Un rôti de chien enragé - 1873


Une femme aux fers - 1873


Amours séniles - 1904


La Jalousie d'un Vieillard - 1904


Une tragédie passage Doré - 1908


Un Drame du Terme - 1902


Querelle de famille - 1905


La guerre à propos d’œufs de Pâques - 1897


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