Faits divers

 Une usine incendiée - 1911

Une usine incendiée

Le Journal — 19 mars 1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin. Il prit rapidement d'inquiétantes proportions, car il avait trouvé un aliment facile dans les matières particulièrement combustibles qui emplissaient les bâtiments de l'entreprise.

Celle-ci est constituée, en effet, par des hangars en planches qu'encombrent des ballots de chiffons et de papier, une écurie et les ateliers d'une huilerie. L'incendie avait pris naissance dans l'un des hangars.

L'alarme ayant été donnée à l'apparition des premières flammes, les pompiers, survenus rapidement, réussirent heureusement à circonscrire le sinistre. Mais quand celui-ci fut maîtrisé, deux hangars avaient été néanmoins détruits.

M. Lépine s'était rendu sur les lieux à cinq heures, ainsi, du reste, que M. Ringel, officier de paix de l'arrondissement, pour organiser le service d'ordre et les secours.

Les dégâts, qui s'élèvent à 30,000 francs environ, sont couverts par une assurance.

Quant aux causes de l'incendie, elles sont encore inconnues. On suppose seulement que le feu, qui a failli anéantir l'usine, couvait depuis longtemps dans un ballot de chiffons.

M. Delanglade, commissaire de police du quartier de Maison-Blanche, procède à une enquête.


Communiqué

AUX AFFLIGÉS DE HERNIES

Si même vnus étiez satisfait de vos bandages vous devriez aller essayer les nouveaux appareils du savant spécialiste, M. Glaser, boulevard de Sébastopol, 38, au 1er, à Paris. Légers, imperceptibles et sans ressorts, ces nouveaux appareils se portent sans gêne et font disparaître les hernies les plus tenaces.

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Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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Le 27 juillet 1916, 724ème jour de guerre, un violent orage causait quelques dégâts au 1 de la ruelle des Reculettes et la foudre blessait légèrement aux jambes Mme Paris, une locataire du lieu.

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Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait dû traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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