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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'église Notre-Dame de la gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry


En 1937, le président du comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes tenait sa permanence pour les adhésions au cabaret de Mme Grégoire, 41, rue de Croulebarbe.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1910

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Procédés un peu violents - 1897

Procédés un peu violents.

Le Matin - 14 octobre 1897

Des cris Au secours ! A l'assassin ! partaient, la nuit dernière, du n° 96 de la rue de la Glacière. Les voisins et des gardiens de la paix accoururent et arrêtèrent un nommé Jules Remoissonnet, âgé de vingt-six ans, ouvrier couvreur, demeurant passage Prévoit, au moment où ce dernier, après avoir à moitié assommé sa mère, âgée de soixante et onze ans, allait précipiter sa sœur par la fenêtre.

Jules Remoissonnet, qui est marié depuis six mois, était venu pour enlever divers objets qu'il prétend appartenir à son père, lequel est âgé de soixante-quatorze ans et est actuellement interné à l'hospice de Bicêtre.

M. Remongin, commissaire de police, a envoyé l'ouvrier couvreur au Dépôt.


 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


 La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935

La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc
Henri Odoux qui blessa sa voisine ?

Le Journal ― 23 septembre 1935

La cité Jeanne-d'Arc, dont on connaît les titres à une triste célébrité, a été encore, hier soir, le théâtre d'un drame sanglant. Une mère de famille, une jeune femme, a été sauvagement égorgée par un alcoolique sans que les voisins, terrorisés, aient osé intervenir.

Dans l'immeuble plusieurs fois séculaire, aux murs visqueux et noirs qui fait l'angle entre la cité et la rue Jeanne-d'Arc, à la hauteur du numéro 73 de cette voie, habite M. Royer, 33 ans, manœuvre, sa femme, Hélène, 29 ans, et ses deux enfants, âgés respectivement de 5 ans et de 2 ans. Le ménage a pour voisin dans la longue galerie sur laquelle s'ouvrent les taudis, le chiffonnier Henri Odoux, 50 ans.

Henri Odoux, dont l'état habituel est l'ivresse, est un individu considéré comme très dangereux par son entourage. De plus, il était ces temps derniers atteint de la maladie de la persécution. Sa rancune de brute se porta tout d'abord sur les concierges. Il accusait ceux-ci d'avoir fourni de mauvais renseignements sur un de ses amis qui avait été victime d'un accident d'auto. Puis. le chiffonnier classa subitement au nombre de ses ennemis ses voisins, les époux Royer.

L'autre soir, on le vit rentrer chez lui, l'œil plus mauvais que d'habitude. En passant devant la loge il avait jeté cette menace entre ses dents :

« Faudra que j'en descende deux ! »

L'alcoolique n'avait pas proféré une vaine menace. Hier soir, à 21 heures 30, tapi dans les ténèbres de son corridor, un couteau à la main, il guettait...

Et quand l'infortunée Mme Royer sortit de son logement, le furieux se jeta sur elle et lui porta un coup de couteau à la gorge.

La malheureuse eut la force d'appeler à l'aide. Son mari accourut et des voisins demandèrent du secours par les fenêtres. Mais déjà, le meurtrier avait pris la fuite. à toutes jambes.

Transportée à l'hôpital de la Pitié, la blessée a déclaré que son agresseur l'avait frappée sans la moindre provocation. Son état est assez grave.

Tard dans la soirée, l'émotion était encore vive dans la cité, d'autant plus que le bruit courait que le criminel avait regagné son logement et qu'il s'y barricadait, décidé à défendre farouchement sa liberté.

Il est vraisemblable que ce matin de bonne heure la police devra l'assiéger.


Cité Jeanne-d'Arc
La cité Jeanne-d'Arc vers 1900


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La suite des événements


Communiqué

Dépurez-vous

La cure d'iode
Elle est indispensable en cette saison

Tous les médecins recommandent de faire, en cette saison où le sang travaille, une cure dépurative. Elle s'impose non seulement aux intoxiqués généraux, aux arthritiques, aux artérioscléreux, aux obèses, aux bronchiteux, mais aussi aux bien portants qui veulent nettoyer et donner plus de force à leur sang, condition primordiale d'une bonne santé.

La cure dépurative se fait de la façon suivante : on se procurera de l'iode non toxique (Vasculose Cocset) et on en prendra trente gouttes deux fois par jour pendant trois semaines. Au besoin, si l'on se sent particulièrement intoxiqué — malaises, migraines, lassitude — on continuera la cure pendant trois autres semaines. L'iode parcourt l'organisme, brûle les déchets, détruit les poisons, purifie le sang et le fortifie. Le sang allégé circule mieux dans les artères désincrustées, la tension artérielle baisse, les varices, les hémorroïdes et les accidents féminins du retour d'âge s'atténuent et disparaissent. Rhumatisants et goutteux ressentiront un soulagement assez rapide mais ils devront prolonger la cure jusqu'à ce que les douleurs aient complètement disparu. La cure d'iode est absolument sans danger, si on la fait au moyen de la Vasculose Cocset, qui est de l'iode « stabilisé » grâce à son association avec des extraits végétaux. Cette préparation s'obtient dans toutes les pharmacies en flacon à 10 fr. 95. Bien demander au pharmacien de la Vasculose Cocset et non pas simplement de l'iode pur qui pourrait causer des accidents d'intolérance.


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Menu faits divers

Faits divers

Drame de la jalousie - 1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Chronique du feu - 1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Le drame de la rue Dunois - 1892 - dernières nouvelles

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont le maraîcher Duchefdelaville, se prétendait victime s'est poursuivie hier.

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L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 21 mars 1897

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