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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1883

Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste !

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


 Entre chiffonniers - 1899

Entre chiffonniers

Le Matin — 7 juillet 1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder.

Eh bien ! ça a débordé avant-hier soir, à sept heures et demie précises, et savez-vous pourquoi Non, n'est-ce pas ! Parce que les habitants de « la Jeanne-d'Arc » tenaient pour M. Quesnay de Beaurepaire, tandis que ceux de « la Doré » manifestaient ouvertement leur antipathie pour l'ancien président à la Cour de cassation. Sur la place Pinel, tout proche du boulevard de la Gare, une bataille homérique s'est engagée entre les admirateurs et les ennemis de notre confrère aux épaules désormais veuves d'hermine. Non seulement le combat fut homérique, mais encore meurtrier.

Jugez plutôt !

Après s'être rencontrés sur la place Pinel, les champions des deux partis, au nombre d'une cinquantaine, ont commencé par s'invectiver, puis ils en sont venus aux mains. Ensuite, les revolvers sont entrés en ligne, et, tant dans un camp que dans l'autre, près de deux cents coups de feu furent tirés. Et savez-vous qui fut atteint ? Les passants, les inoffensifs passants qui n'avaient pu s'empêcher de badauder autour du champ de bataille.

C'est d'abord un employé de la Ville de Paris, M. Léon Houtin, âgé de trente-trois ans, demeurant rue du Chevalleret, qui a reçu une balle dans la cuisse gauche et que l'on a dû transporter à l'hôpital de la Pitié. C'est ensuite M. Pascal Lelong, employé de commerce, âgé de quarante-deux ans, demeurant 42, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, qui été atteint légèrement à la tête. Quant aux combattants, un seul a pu être arrêté par les quinze agents accourus pour les séparer.

Le prisonnier de la police est un jeune homme, Louis Thérot, âgé de vingt ans. M. Rochet, commissaire de police, dans le quartier duquel s'est passé ce fait peu banal, va s'efforcer de découvrir les adversaires.

En attendant, les gens de la « Jeanne d'Arc » et ceux de la « Doré » s'observent, et les revolvers sont toujours armés dans les poches.


A lire également

Une version guère plus sérieuse des événements, celle du Petit-Parisien :

            Une bagarre Place Pinel - 1899

On fera davantage confiance au récit paru dans La Justice, le journal de Georges Clémenceau :

            Rixe - 1899

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