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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit - 1903

Paris la nuit

Le Figaro — 31 mai 1903

Depuis quelque temps, le quartier de la Gare (treizième arrondissement) était plongé chaque nuit dans une profonde obscurité. Des malfaiteurs décapitaient les becs de gaz.

Deux d'entre eux ont été surpris rue du Chevaleret par des ouvriers de la maison Popp, qui, dans leur indignation, les ont à moitié assommés. On dû les porter à l'hôpital Cochin.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 AOIP - 1933

Les résultats obtenus par l'association des ouvriers en instruments de précision

Le Journal — 3 mai 1933

Le Parisien que ses occupations ou les hasards d'une promenade conduisent dans le 13è arrondissement ne découvre pas sans surprise, dans le populeux quartier de la Maison-Blanche, un véritable « building », qui, de sa masse imposante et blanche, écrase les vieilles maisons voisines.

La perspective de cet immeuble neuf, percé de larges baies et coiffé de terrasses, fait un vif contraste avec le groupe sombre des toits qui l'entourent. Et ses proportions, sa ligne de conception moderne constituent, dans ce coin de Paris, un premier sujet d'étonnement.

Au fronton de la grande porte d'entrée qui s'ouvre 8, rue Charles-Fournier, s'inscrivent quatre lettres : A.O.I.P., lisez : « Association des ouvriers en instruments de précision ».

Les derniers agrandissements de l'A.O.I.P. sont relativement récents puisqu'ils furent inaugurés le 12 décembre dernier par M. Dalimier.

Cette consécration officielle a attiré l'attention sur une coopérative ouvrière jusqu'alors à peu près ignorée du public. Une visite l'obligera à' l'admiration ; car l'œuvre — on le verra — est forte et belle, à l'image de l'immeuble qui l'abrite.

Photo de la façade de l'A.O.I.P., rue Charles Fourier (vers 1930), extraite d'un projet de modification.
Source originale : http://www.aoip-scop.fr

C'est en 1896 que fut fondée l'Association des ouvriers en instruments de précision.

Les débuts, s'ils furent audacieux, ne permirent d'enregistrer d'abord que des résultats fort modestes : trois membres associés, un atelier de quelques mètres carrés abritant quatre machines au pied et à main.

Les organisateurs ne se découragèrent point et peu à peu virent leurs efforts couronnés de succès.

L'essor de l'association devait se manifester d'abord par une extension progressive et continue des ateliers. En 1907, on procède aux premiers agrandissements, deux ans plus tard l'A.O.I.P. double la superficie des terrains attenants à ses usines. Plus récemment, un magasin d'exposition est créé rue du Renard.

Enfin, au mois de juillet 1931, les plans de nouveaux bâtiments sont établis; bâtiments destinés à un groupement des bureaux et à une organisation plus moderne des ateliers. Dix-huit mois après, le ministre du travail inaugurait ces constructions nouvelles et consacrait ainsi officiellement la réussite de l'A.O.I.P. Le nombre des ouvriers adhérents s'est accru d'année en année et, à l'heure actuelle, plus de 550 sont employés chaque jour à l'usine. Le chiffre d'affaires de l'association dépasse 30 millions de francs.

Cet admirable développement est dû pour une bonne part à l'heureuse gestion de l'A.O.I P., mais aussi à l'extension que prend chaque jour l'usage du téléphone et à l'effort poursuivi par l'État pour l'amélioration des réseaux existants. Cela se traduit pour l'A.O.I.P. par des commandes importantes et souvent renouvelées.

L'activité des dirigeants de l'association ne s'est pas bornée aux aménagements professionnels. C'est ainsi que les bénéfices réalisés ont permis la création successive d'un service social, d'une caisse de secours, d'une maison de repos et enfin d'un centre d'éducation à l'usage de nombreux apprentis.

Tel est, en moins de quarante ans, l'admirable bilan d'un groupement digne du plus haut intérêt puisqu'il est un magnifique exemple d'entr'aide sociale par le travail et la persévérance.


Communiqué

ON PEUT GUÉRIR LE RHUME DES FOINS

Il a semblé que le rhume des foins sévissait de plus en plus depuis quelques années. Voici à ce sujet l'opinion du Docteur Georges Schoengrun. ex-laryngologiste assistant des Hôpitaux de Paris, spécialiste de la question.

Le Docteur Schœngrun, dont les travaux sur le sympathique nasal sont connus dans le monde entier, en effet, a communiqué dernièrement à l'Académie de médecine les remarquables résultats de ses travaux concernant sa nouvelle méthode de traitement du rhume des foins.

Le rhume des foins n'est pas grave, mais c'est une maladie horripilante qui provoque des éternuements, des troubles des yeux, de la gorge, et même de l'asthme. Cette affection poursuit les malades pendant des années et se répète à chaque saison. Souvent ces derniers désespèrent de se guérir. Depuis trois ans, le Docteur Schœngrun a prouvé qu'il s'agit d'un trouble du système sympathique qui subit, par l'intermédiaire du nez, l'influence des poussières végétales.

Sans vouloir donner des détails techniques, on peut dire qu'il suffit au Docteur Schœngrun de toucher-un point de la muqueuse nasale avec un liquide approprié selon chaque cas pour arrêter des rhumes des foins récents ou anciens, même en pleine crise, et souvent les empêcher de se reproduire les années suivantes. Cela montre tout l'intérêt de ce traitement. Il s'agit, de la part du spécialiste, d'une manœuvre délicate mais inoffensive et indolore.

Parfois une seule application suffit. En moyenne, deux à cinq sont nécessaires, l'ensemble se fait en quelques jours. Le traitement ne dérange pas le malade de ses occupations habituelles et réussit, suivant des statistiques impartiales, dans la majorité des cas. Cette méthode, entre les mains expérimentées de son auteur, a donné des résultats qui n'ont jamais été obtenus avec aucune autre.

Ceci est d'autant plus digne d'intérêt que le rhume des foins était généralement considéré comme incurable.

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