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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.


Selon Le Petit Parisien du 24 juin 1923, qui rappelait qu'entre le pont National et le pont de Bercy, deux voies seulement sont ouvertes : la rue Watt et la rue de Tolbiac; il était question de réaliser un projet qui supprimerait la rue Watt. La mesure a soulevé dans le quartier une assez vive émotion : un comité de défense s'est constitué dont le président a fait une démarche auprès du préfet de la Seine.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


 Une bombe avenue Sœur Rosalie - 1912

Une bombe avenue Sœur Rosalie

Le Figaro — 23 décembre 1912

Un cantonnier de la Ville a trouvé hier matin, à cinq heures, au pied d’un arbre de l’avenue Sœur-Rosalie, près de la place d’Italie, un engin cylindrique de vingt centimètres de hauteur et de dix centimètres de diamètre, d’où émergeait un cordon Bickford allumé.

Après avoir éteint la mèche, il a porté l’engin au poste central du treizième arrondissement où le laboratoire municipal l’a fait prendre.


 AOIP - 1933

Les résultats obtenus par l'association des ouvriers en instruments de précision

Le Journal — 3 mai 1933

Le Parisien que ses occupations ou les hasards d'une promenade conduisent dans le 13è arrondissement ne découvre pas sans surprise, dans le populeux quartier de la Maison-Blanche, un véritable « building », qui, de sa masse imposante et blanche, écrase les vieilles maisons voisines.

La perspective de cet immeuble neuf, percé de larges baies et coiffé de terrasses, fait un vif contraste avec le groupe sombre des toits qui l'entourent. Et ses proportions, sa ligne de conception moderne constituent, dans ce coin de Paris, un premier sujet d'étonnement.

Au fronton de la grande porte d'entrée qui s'ouvre 8, rue Charles-Fournier, s'inscrivent quatre lettres : A.O.I.P., lisez : « Association des ouvriers en instruments de précision ».

Les derniers agrandissements de l'A.O.I.P. sont relativement récents puisqu'ils furent inaugurés le 12 décembre dernier par M. Dalimier.

Cette consécration officielle a attiré l'attention sur une coopérative ouvrière jusqu'alors à peu près ignorée du public. Une visite l'obligera à' l'admiration ; car l'œuvre — on le verra — est forte et belle, à l'image de l'immeuble qui l'abrite.

Photo de la façade de l'A.O.I.P., rue Charles Fourier (vers 1930), extraite d'un projet de modification.
Source originale : http://www.aoip-scop.fr

C'est en 1896 que fut fondée l'Association des ouvriers en instruments de précision.

Les débuts, s'ils furent audacieux, ne permirent d'enregistrer d'abord que des résultats fort modestes : trois membres associés, un atelier de quelques mètres carrés abritant quatre machines au pied et à main.

Les organisateurs ne se découragèrent point et peu à peu virent leurs efforts couronnés de succès.

L'essor de l'association devait se manifester d'abord par une extension progressive et continue des ateliers. En 1907, on procède aux premiers agrandissements, deux ans plus tard l'A.O.I.P. double la superficie des terrains attenants à ses usines. Plus récemment, un magasin d'exposition est créé rue du Renard.

Enfin, au mois de juillet 1931, les plans de nouveaux bâtiments sont établis; bâtiments destinés à un groupement des bureaux et à une organisation plus moderne des ateliers. Dix-huit mois après, le ministre du travail inaugurait ces constructions nouvelles et consacrait ainsi officiellement la réussite de l'A.O.I.P. Le nombre des ouvriers adhérents s'est accru d'année en année et, à l'heure actuelle, plus de 550 sont employés chaque jour à l'usine. Le chiffre d'affaires de l'association dépasse 30 millions de francs.

Cet admirable développement est dû pour une bonne part à l'heureuse gestion de l'A.O.I P., mais aussi à l'extension que prend chaque jour l'usage du téléphone et à l'effort poursuivi par l'État pour l'amélioration des réseaux existants. Cela se traduit pour l'A.O.I.P. par des commandes importantes et souvent renouvelées.

L'activité des dirigeants de l'association ne s'est pas bornée aux aménagements professionnels. C'est ainsi que les bénéfices réalisés ont permis la création successive d'un service social, d'une caisse de secours, d'une maison de repos et enfin d'un centre d'éducation à l'usage de nombreux apprentis.

Tel est, en moins de quarante ans, l'admirable bilan d'un groupement digne du plus haut intérêt puisqu'il est un magnifique exemple d'entr'aide sociale par le travail et la persévérance.


Communiqué

ON PEUT GUÉRIR LE RHUME DES FOINS

Il a semblé que le rhume des foins sévissait de plus en plus depuis quelques années. Voici à ce sujet l'opinion du Docteur Georges Schoengrun. ex-laryngologiste assistant des Hôpitaux de Paris, spécialiste de la question.

Le Docteur Schœngrun, dont les travaux sur le sympathique nasal sont connus dans le monde entier, en effet, a communiqué dernièrement à l'Académie de médecine les remarquables résultats de ses travaux concernant sa nouvelle méthode de traitement du rhume des foins.

Le rhume des foins n'est pas grave, mais c'est une maladie horripilante qui provoque des éternuements, des troubles des yeux, de la gorge, et même de l'asthme. Cette affection poursuit les malades pendant des années et se répète à chaque saison. Souvent ces derniers désespèrent de se guérir. Depuis trois ans, le Docteur Schœngrun a prouvé qu'il s'agit d'un trouble du système sympathique qui subit, par l'intermédiaire du nez, l'influence des poussières végétales.

Sans vouloir donner des détails techniques, on peut dire qu'il suffit au Docteur Schœngrun de toucher-un point de la muqueuse nasale avec un liquide approprié selon chaque cas pour arrêter des rhumes des foins récents ou anciens, même en pleine crise, et souvent les empêcher de se reproduire les années suivantes. Cela montre tout l'intérêt de ce traitement. Il s'agit, de la part du spécialiste, d'une manœuvre délicate mais inoffensive et indolore.

Parfois une seule application suffit. En moyenne, deux à cinq sont nécessaires, l'ensemble se fait en quelques jours. Le traitement ne dérange pas le malade de ses occupations habituelles et réussit, suivant des statistiques impartiales, dans la majorité des cas. Cette méthode, entre les mains expérimentées de son auteur, a donné des résultats qui n'ont jamais été obtenus avec aucune autre.

Ceci est d'autant plus digne d'intérêt que le rhume des foins était généralement considéré comme incurable.

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