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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.


C'est le dimanche 30 septembre 1934 que fut inauguré le groupe scolaire construit rue Küss en présence de M. Villey, préfet de la Seine et des élus et notabilités de l'arrondissement.
Des discours furent été prononcés par MM. Villey, Gelis et Deslandres.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


 À l'asile Nicolas-Flamel - 1904

L'assistance par le travail

Le Matin — 26 février 1904

À l'asile Nicolas-Flamel — Une intéressante visite-conférence — Refuge de nuit et assistance
proprement dite — Quelques chiffres.

Les élèves du Collège libre des sciences sociales ont assisté hier à une visite-conférence à l'asile municipal Nicolas-Flamel, organisée par M. Ch. Barrât, enquêteur permanent de l'Office du travail au ministère du commerce.

Cet asile constitue l'une des œuvres d'assistance par le travail. Il fut fondé comme refuge de nuit pour hommes, rue de la Bûcherie en 1886, avec 80 lits. Il a été transporté en 1890 aux numéros 71-73 de la rue du Château-des-Rentiers, avec 200 lits environ, auxquels on ajoute des paillasses lorsque ce chiffre est dépassé. A l'heure actuelle, l'asile compte 212 pensionnaires. Il en a reçu jusqu'à 1,300.

Les hommes sont admis pour trois nuits, quatre quand un dimanche se trouve compris, dans ce nombre. Il est fait exception pour les hommes qui sont admis comme ouvriers employés par l'œuvre d'assistance par le travail ces derniers peuvent rester vingt jours.

Il y a donc deux œuvres à considérer : le refuge de nuit et l'assistance par le travail.

À leur admission, au soir, les hommes passent à la douche, pendant que leurs effets sont envoyés à la désinfection à l'étuve. En 1902, 9,947 épurations à l'étuve ; en 1903, 10,527.

Pendant que les vêtements sont désinfectés, le réfugié passe à la douche, puis est vacciné il reçoit un vêtement appartenant au refuge de nuit, puis va au réfectoire où il mange une soupe chaude on lui assigna enfin sa place au dortoir.

Sur les 212 pensionnaires présents, il faut en compter environ 50 inscrites à l'œuvre de l'hospitalité de nuit. Chaque matin, au réveil, les hommes qui veulent être employés à l'assistance par le travail en font la demande au surveillant, qui accepte ou refuse, suivant les places disponibles et suivant la profession exercée par le réfugié.

Les ateliers sont ceux de fabrication de margotins ou ligots résinés, blanchisserie, menuiserie, serrurerie, reliure, charronnage, jardinage on a aussi fabriqué des briquettes avec les poussiers de charbon.

Le nombre habituel d'ouvriers dans les ateliers est de 171 à 150.

En 1903, on a reçu 916 ouvriers qui ont fait 10,003 journées, pour lesquelles il a été payé 29,776 fr. 25 de salaires, soit 2 fr. 97 par jour et par ouvrier. En outre, 2,909 journées de corvées ont été faites par les réfugiés, par exemple pour les désinfections des écoles, etc., soit, en argent, pour 10,050 fr. 50.

On a employé, en 1903, 78 blanchisseurs, 14 bourreliers, 4 charrons, 18 maçons, 557 menuisiers, 75 peintres, 17 plombiers, 12 relieurs, 8 serruriers, 95 tailleurs.

Les ouvriers des corps d'état, menuisiers, relieurs, etc., sont payés, à la journée 2fr50.

On a fait environ, en 1902, 362 rapatriements, 404 en 1903. On a délivré 444 certificats de séjour en 1902, 404 en 1903. On a procuré du travail à 222 hommes en 1902 et 162 en 1903

La causerie de M. Barrat s'est terminée par une très intéressante visite des différents locaux et ateliers de l'établissement, sous la conduite du directeur, M. Gobard.


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