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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1933, on pouvait jouer au Ping-pong au Café des Sports, 163 avenue d'Italie et au Café du Commerce, 46 rue de Tolbiac.


Le marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital s'y installa le 1er avril 1878 revenant ainsi à son emplacement initial où il avait été installé une première fois au XVIIè siècle.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Vengeance d'amazone. - 1905

Vengeance d'amazone.

Le Rappel — 8 juin 1905

Une ménagère, Mme Mélanie Compagnier, demeurant 58, rue Clisson, en voulait depuis un temps immémorial à une couturière, Mme Louise Leprince, 21 ans, domiciliée dans la même maison. Hier. matin, vers 2 h., comme la couturière rentrait chez elle, la vindicative femme, qui la guettait dans l'escalier, se précipita sur elle et la frappa de quatre coups de couteau dans la poitrine. La blessée, dont l'état parait des plus graves, a été transportée à Cochin. La coupable à réussi à prendre la fuite.


 Enfant blessé - 1911

Enfant blessé

Le Petit Parisien — 29 mars 1911

A onze heures du matin, boulevard Auguste-BIanqui, le jeune Marcel Buis, âgé de douze ans, demeurant chez ses parents, 36, rue de Reine-Blanche, est tombé sous un camion. Deux roues l'ont grièvement blessé. On l'a transporté à l'hôpital Cochin ; son état est inquiétant.


 À l'asile Nicolas-Flamel - 1904

L'assistance par le travail

Le Matin — 26 février 1904

À l'asile Nicolas-Flamel — Une intéressante visite-conférence — Refuge de nuit et assistance
proprement dite — Quelques chiffres.

Les élèves du Collège libre des sciences sociales ont assisté hier à une visite-conférence à l'asile municipal Nicolas-Flamel, organisée par M. Ch. Barrât, enquêteur permanent de l'Office du travail au ministère du commerce.

Cet asile constitue l'une des œuvres d'assistance par le travail. Il fut fondé comme refuge de nuit pour hommes, rue de la Bûcherie en 1886, avec 80 lits. Il a été transporté en 1890 aux numéros 71-73 de la rue du Château-des-Rentiers, avec 200 lits environ, auxquels on ajoute des paillasses lorsque ce chiffre est dépassé. A l'heure actuelle, l'asile compte 212 pensionnaires. Il en a reçu jusqu'à 1,300.

Les hommes sont admis pour trois nuits, quatre quand un dimanche se trouve compris, dans ce nombre. Il est fait exception pour les hommes qui sont admis comme ouvriers employés par l'œuvre d'assistance par le travail ces derniers peuvent rester vingt jours.

Il y a donc deux œuvres à considérer : le refuge de nuit et l'assistance par le travail.

À leur admission, au soir, les hommes passent à la douche, pendant que leurs effets sont envoyés à la désinfection à l'étuve. En 1902, 9,947 épurations à l'étuve ; en 1903, 10,527.

Pendant que les vêtements sont désinfectés, le réfugié passe à la douche, puis est vacciné il reçoit un vêtement appartenant au refuge de nuit, puis va au réfectoire où il mange une soupe chaude on lui assigna enfin sa place au dortoir.

Sur les 212 pensionnaires présents, il faut en compter environ 50 inscrites à l'œuvre de l'hospitalité de nuit. Chaque matin, au réveil, les hommes qui veulent être employés à l'assistance par le travail en font la demande au surveillant, qui accepte ou refuse, suivant les places disponibles et suivant la profession exercée par le réfugié.

Les ateliers sont ceux de fabrication de margotins ou ligots résinés, blanchisserie, menuiserie, serrurerie, reliure, charronnage, jardinage on a aussi fabriqué des briquettes avec les poussiers de charbon.

Le nombre habituel d'ouvriers dans les ateliers est de 171 à 150.

En 1903, on a reçu 916 ouvriers qui ont fait 10,003 journées, pour lesquelles il a été payé 29,776 fr. 25 de salaires, soit 2 fr. 97 par jour et par ouvrier. En outre, 2,909 journées de corvées ont été faites par les réfugiés, par exemple pour les désinfections des écoles, etc., soit, en argent, pour 10,050 fr. 50.

On a employé, en 1903, 78 blanchisseurs, 14 bourreliers, 4 charrons, 18 maçons, 557 menuisiers, 75 peintres, 17 plombiers, 12 relieurs, 8 serruriers, 95 tailleurs.

Les ouvriers des corps d'état, menuisiers, relieurs, etc., sont payés, à la journée 2fr50.

On a fait environ, en 1902, 362 rapatriements, 404 en 1903. On a délivré 444 certificats de séjour en 1902, 404 en 1903. On a procuré du travail à 222 hommes en 1902 et 162 en 1903

La causerie de M. Barrat s'est terminée par une très intéressante visite des différents locaux et ateliers de l'établissement, sous la conduite du directeur, M. Gobard.


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