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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le Théâtre Saint-Marcel situé 31 rue Pascal, bâti en 1830, donnait essentiellement des drâmes, des comédies et des vaudevilles de l'ancien répertoire.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


 Barrière de la Glacière

La barrière de la Glacière

Elle n’avait qu’un seul bâtiment à deux péristyles, chacun de trois colonnes, — ce qui était suffisant. Son nom lui venait de ce qu’on la traversait pour aller au village de la Glacière, autrefois célèbre, aujourd’hui délaissé. Autrefois, dans l’espace compris entre la ruelle Barrot et la poterne des Peupliers, il y avait une succession de près qu’inondaient chaque année les deux bras de la Bièvre et aussi la Fontaine-à-Mulard, où j’ai souvent polissonné avec de petits faubouriens de mon âge—des échantillons de la nombreuse tribu des Beni-Mouffetard. L’hiver, l’eau des prés gelait, et, avant d’en casser la glace, on autorisait les amateurs des deux sexes à y venir patiner. Plus tard, les amateurs émigrèrent, et aujourd’hui les étangs de la Glacière sont complétement abandonnés pour les lacs du Bois de Boulogne, — qui offrent pourtant plus de dangers.

Cette barrière de la Glacière s’est aussi appelée Barriere de Lourcine, parce qu’elle était située dans le voisinage de la rue de ce nom, que les frères Lazare affirment être une corruption de Laorcine. Les frères Lazare sont certainement en posture d’être mieux informés que moi, puisqu’ils sont employés à la Préfecture de La Seine. Toutefois je me permettrai de leur rappeler que quelques auteurs ont supposé — avec raison — que ce nom venait de locus cinerum.

Barrière de Lourcine ou barrière de la Cendrée, c’était tout un.

ALFRED DELVEAU - 1865
Histoire anecdotique des Barrières de Paris

Barrière de Lourcine par Palaiseau - 1819
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