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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.


La rue de Campo Formio s'est appelée Petite rue d'Austerlitz et, encore avant, rue des Étroites Ruelles.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Blessé par une plaque de tôle - 1929

Blessé par une plaque de tôle

Le Gaulois — 5 janvier 1929

Avenue des Gobelins, M. Fernand Bertel, vingt-quatre ans, 56, avenue Victor-Hugo, à Choisy-Ie-Roi, a été blesse à l’épaule gauche par une plaque de tôle tombée d’un immeuble.

Il a reçu les soins à la Pitié.


 Le manchot avait les doigts crochus - 1932

Le manchot avait les doigts crochus !

Le Journal ―11 août 1932

Mme Jeanne Vitrang, blanchisseuse 53, avenue de Choisy, constatait hier en rentrant du lavoir, que la porte de son domicile avait été fracturée et son logement cambriolé. Une montre, des billets de banque et du linge, le tout représentant environ 2.000 francs, avaient disparu. Ayant appris par des voisins qu'on avait vu rôder aux abords de la maison un manchot, la blanchisseuse rendit au commissariat de police du quartier Maison-Blanche pour y porter plainte.

Des recherches furent entreprises aussitôt et bientôt on retrouvait le voleur Léon Courtais, 60 ans, pensionnaire de l'hospice d'Ivry, fort occupé, dans un débit voisin du lieu de ses exploits, « liquider » la partie monnayée de son butin.


 La Belle Moissonneuse - Delvau - 1864

La Belle Moissonneuse

À l'issue de l'ancienne barrière des Deux-Moulins, à gauche de la rue Nationale, — la voie la plus ancienne de cet ancien village devenu un quartier populeux, mais toujours misérable, — est un établissement connu depuis une quarantaine d'années des habitants de la rive gauche de la Seine, et, tout spécialement, des habitants du faubourg Saint-Marcel, qui en sont les habitués fidèles. C'est la Belle-Moissonneuse, un cabaret des anciens jours, une guinguette d'autrefois, où l'on mange et où l'on danse chaque dimanche et chaque lundi d'été que le calendrier fait. En bas les buveurs, en haut les danseurs.

Le public de cette guinguette ne ressemble en aucune façon celui des autres Cythères parisiennes. Il se compose, je viens de le dire, de membres de la tribu des Beni-Mouffetard, tanneurs, chiffonniers et maquignons, qui n'ont pas la réputation d'être bien riches et bien difficiles sur le choix de leurs distractions, mais qui, cependant, vont plutôt ici que là, la Belle-Moissonneuse qu'au Grand-Vainqueur son voisin. La soie y est inconnue, les chapeaux y feraient scandale : les hommes y sont en casquette et les femmes en bonnet; mais les casquettes y sont propres et les bonnets coquets. Chaque étage social a sa livrée : celle du peuple n'est pas plus ridicule que celle du gandin, et même, si les ouvriers apportaient un peu moins avec eux, partout où ils vont, de leurs odeurs d'atelier, souvent offensantes pour le nez des délicats, je préférerais leur contact à celui des  oisifs qui paradent au Casino,— lesquels puent souvent la sottise et la vanité. Quant aux femmes, comme celles qui viennent la Belle-Moissonneuse sont des jeunes filles et que les fleurs naturelles parfumées de jeunesse vaudront toujours mieux que les fleurs artificielles saturées de musc, je n'aurais pas de peine préférer ces danseuses-là aux sauteuses de Mabille,— si j'avais faire un choix quelconque.

La Belle Moissonneuse - Illustration extraite de Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris

Je ne veux pas dire que les petites ouvrières de la Belle—Moissonneuse méritent toutes le prix Montyon, et qu'il faille leur élever toutes des statues comme si elles étaient nées à Domrémy. Je constate seulement que, comme il faut commencer par être ceci avant d'être cela, on a plus de raison de les croire honnêtes que les drôlesses des autres bals parisiens. D'ailleurs, le père « veille au grain, » et, à défaut du père, l'amoureux, qui — en bon chien de jardinier — aime encore mieux manger le diner  que de le laisser manger par d'autres. En attendant, elles s'amusent, ces jeunesses , et c'est autant de pris sur l'ennemi — c'est-à-dire sur le public blasé qu'elles seront peut-être un jour chargées d'amuser.

Dansez, mes enfants, dansez Mais prenez garde aux faux pas. Le premier se fait sans qu'on y pense — et tous les autres aussi. Prenez garde aux faux pas, si vous ne voulez pas que votre réputation boite. La pente du plaisir est agréable mais elle conduit à Saint-Lazare. L'amour est une ambroisie douce à la bouche, mais amère au cœur, chères filles : les Dieux seuls pouvaient en boire impunément, sans griserie et sans nausées — les dieux et les déesses; les humbles mortelles qui, comme vous, y trempent imprudemment leurs lèvres roses, en sont indisposées — pendant huit ou neuf mois. Voie des fleurs, voie des pleurs !

Alfred Delvau
Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris —  1864

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La Belle Moissonneuse - Le Figaro (1875)

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