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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Pendant la Commune, la Place d'Italie prit le nom de Place Duval.


10.000 voitures passaient par journée de 24 heures sur le Pont d'Austerlitz au début des années 1880. Les omnibus sont naturellement compris dans ce nombre.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le gaz - 1927

Le gaz

Paris- Soir — 24 janvier 1927

Les locataires de l'hôtel Alary, 62, rue du Gaz, entendant des  gémissements qui provenaient d'une des chambres, avertirent la propriétaire. Celle-ci informa aussitôt M. Fauvel, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.

La porte de la pièce enfoncée, le magistrat aperçut, râlant sur le parquet, les deux occupants : Mme Sarah Doline, âgée de 37 ans, sujette russe, exerçant la profession de sage-femme, et son fils, Théodore, âgé de 9 ans.

Les malades furent aussitôt transportés à l'hôpital de la Pitié.

S'agit-il d'une intoxication par absorption d'aliments avariés ou par toute autre cause ? On l'ignore pour l'instant : l'enquête de M. Fauvel fera sans, doute la lumière sur ce point.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


 La Belle Moissonneuse - Delvau - 1864

La Belle Moissonneuse

À l'issue de l'ancienne barrière des Deux-Moulins, à gauche de la rue Nationale, — la voie la plus ancienne de cet ancien village devenu un quartier populeux, mais toujours misérable, — est un établissement connu depuis une quarantaine d'années des habitants de la rive gauche de la Seine, et, tout spécialement, des habitants du faubourg Saint-Marcel, qui en sont les habitués fidèles. C'est la Belle-Moissonneuse, un cabaret des anciens jours, une guinguette d'autrefois, où l'on mange et où l'on danse chaque dimanche et chaque lundi d'été que le calendrier fait. En bas les buveurs, en haut les danseurs.

Le public de cette guinguette ne ressemble en aucune façon celui des autres Cythères parisiennes. Il se compose, je viens de le dire, de membres de la tribu des Beni-Mouffetard, tanneurs, chiffonniers et maquignons, qui n'ont pas la réputation d'être bien riches et bien difficiles sur le choix de leurs distractions, mais qui, cependant, vont plutôt ici que là, la Belle-Moissonneuse qu'au Grand-Vainqueur son voisin. La soie y est inconnue, les chapeaux y feraient scandale : les hommes y sont en casquette et les femmes en bonnet; mais les casquettes y sont propres et les bonnets coquets. Chaque étage social a sa livrée : celle du peuple n'est pas plus ridicule que celle du gandin, et même, si les ouvriers apportaient un peu moins avec eux, partout où ils vont, de leurs odeurs d'atelier, souvent offensantes pour le nez des délicats, je préférerais leur contact à celui des  oisifs qui paradent au Casino,— lesquels puent souvent la sottise et la vanité. Quant aux femmes, comme celles qui viennent la Belle-Moissonneuse sont des jeunes filles et que les fleurs naturelles parfumées de jeunesse vaudront toujours mieux que les fleurs artificielles saturées de musc, je n'aurais pas de peine préférer ces danseuses-là aux sauteuses de Mabille,— si j'avais faire un choix quelconque.

La Belle Moissonneuse - Illustration extraite de Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris

Je ne veux pas dire que les petites ouvrières de la Belle—Moissonneuse méritent toutes le prix Montyon, et qu'il faille leur élever toutes des statues comme si elles étaient nées à Domrémy. Je constate seulement que, comme il faut commencer par être ceci avant d'être cela, on a plus de raison de les croire honnêtes que les drôlesses des autres bals parisiens. D'ailleurs, le père « veille au grain, » et, à défaut du père, l'amoureux, qui — en bon chien de jardinier — aime encore mieux manger le diner  que de le laisser manger par d'autres. En attendant, elles s'amusent, ces jeunesses , et c'est autant de pris sur l'ennemi — c'est-à-dire sur le public blasé qu'elles seront peut-être un jour chargées d'amuser.

Dansez, mes enfants, dansez Mais prenez garde aux faux pas. Le premier se fait sans qu'on y pense — et tous les autres aussi. Prenez garde aux faux pas, si vous ne voulez pas que votre réputation boite. La pente du plaisir est agréable mais elle conduit à Saint-Lazare. L'amour est une ambroisie douce à la bouche, mais amère au cœur, chères filles : les Dieux seuls pouvaient en boire impunément, sans griserie et sans nausées — les dieux et les déesses; les humbles mortelles qui, comme vous, y trempent imprudemment leurs lèvres roses, en sont indisposées — pendant huit ou neuf mois. Voie des fleurs, voie des pleurs !

Alfred Delvau
Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris —  1864

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