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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la rue située entre la place de Rungis et la place du Nouveau Puits-Artésien, de la Butte-aux-Cailles, prendrait le nom de rue du sergent Bobillot.


Le 4 octobre 1923, par suite d'un dérapage, un camion-auto, chargé de caisses vides, renversait un candélabre en face le numéro 41 de la rue de Tolbiac.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver - 1929

Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver

Le Petit-Parisien  ― 10 janvier 1929

Au cour» d'une querelle de ménage, survenue, hier soir, vers 21 heures, au sixième étage, 137, boulevard de l'Hôpital, Henri Noirot, vingt-huit ans, gazier, a tiré deux coups de revolver sur sa femme, Alice, vingt-neuf ans. Celle-ci  a été atteinte d'une balle dans le dos.

Prévenus par des voisins, des gardiens de la paix ont transporté la blessée à la Pitié où son état n'a pas été jugé grave. Arrêté, le mari meurtrier a déclaré que depuis trois années, ses trois enfants et lui menaient une existence lamentable, sa femme se livrant à la boisson et à la débauche.

Hier soir, comme d'habitude, Noirot, en rentrant de son travail, n'avait pas trouvé le diner  prêt ; ses enfants n'étaient pas encore débarbouillés. Il adressa  à sa femme des reproches, auxquels elle répondit par des injures et des menaces. D'où le drame. Les témoignages des voisins sont favorables au gazier.


 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 La Belle Moissonneuse - Delvau - 1864

La Belle Moissonneuse

À l'issue de l'ancienne barrière des Deux-Moulins, à gauche de la rue Nationale, — la voie la plus ancienne de cet ancien village devenu un quartier populeux, mais toujours misérable, — est un établissement connu depuis une quarantaine d'années des habitants de la rive gauche de la Seine, et, tout spécialement, des habitants du faubourg Saint-Marcel, qui en sont les habitués fidèles. C'est la Belle-Moissonneuse, un cabaret des anciens jours, une guinguette d'autrefois, où l'on mange et où l'on danse chaque dimanche et chaque lundi d'été que le calendrier fait. En bas les buveurs, en haut les danseurs.

Le public de cette guinguette ne ressemble en aucune façon celui des autres Cythères parisiennes. Il se compose, je viens de le dire, de membres de la tribu des Beni-Mouffetard, tanneurs, chiffonniers et maquignons, qui n'ont pas la réputation d'être bien riches et bien difficiles sur le choix de leurs distractions, mais qui, cependant, vont plutôt ici que là, la Belle-Moissonneuse qu'au Grand-Vainqueur son voisin. La soie y est inconnue, les chapeaux y feraient scandale : les hommes y sont en casquette et les femmes en bonnet; mais les casquettes y sont propres et les bonnets coquets. Chaque étage social a sa livrée : celle du peuple n'est pas plus ridicule que celle du gandin, et même, si les ouvriers apportaient un peu moins avec eux, partout où ils vont, de leurs odeurs d'atelier, souvent offensantes pour le nez des délicats, je préférerais leur contact à celui des  oisifs qui paradent au Casino,— lesquels puent souvent la sottise et la vanité. Quant aux femmes, comme celles qui viennent la Belle-Moissonneuse sont des jeunes filles et que les fleurs naturelles parfumées de jeunesse vaudront toujours mieux que les fleurs artificielles saturées de musc, je n'aurais pas de peine préférer ces danseuses-là aux sauteuses de Mabille,— si j'avais faire un choix quelconque.

La Belle Moissonneuse - Illustration extraite de Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris

Je ne veux pas dire que les petites ouvrières de la Belle—Moissonneuse méritent toutes le prix Montyon, et qu'il faille leur élever toutes des statues comme si elles étaient nées à Domrémy. Je constate seulement que, comme il faut commencer par être ceci avant d'être cela, on a plus de raison de les croire honnêtes que les drôlesses des autres bals parisiens. D'ailleurs, le père « veille au grain, » et, à défaut du père, l'amoureux, qui — en bon chien de jardinier — aime encore mieux manger le diner  que de le laisser manger par d'autres. En attendant, elles s'amusent, ces jeunesses , et c'est autant de pris sur l'ennemi — c'est-à-dire sur le public blasé qu'elles seront peut-être un jour chargées d'amuser.

Dansez, mes enfants, dansez Mais prenez garde aux faux pas. Le premier se fait sans qu'on y pense — et tous les autres aussi. Prenez garde aux faux pas, si vous ne voulez pas que votre réputation boite. La pente du plaisir est agréable mais elle conduit à Saint-Lazare. L'amour est une ambroisie douce à la bouche, mais amère au cœur, chères filles : les Dieux seuls pouvaient en boire impunément, sans griserie et sans nausées — les dieux et les déesses; les humbles mortelles qui, comme vous, y trempent imprudemment leurs lèvres roses, en sont indisposées — pendant huit ou neuf mois. Voie des fleurs, voie des pleurs !

Alfred Delvau
Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris —  1864

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La Belle Moissonneuse - Le Figaro (1875)

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