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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La piscine de la Butte aux Cailles a été inaugurée le 4 mai 1924.


En 1929, il y avait une maison de tolérance au 9 du boulevard Blanqui.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 Folle de misère - 1909

Folle de misère

Le Journal — 18 janvier 1909

Une jeune femme vêtue de haillons qui, depuis quelques instants, se livrait, hier matin, place d'Italie, à d'inquiétantes excentricités, s'arrêta soudain lorsqu'il y eut autour d'elle un cercle de badauds assez compact et rejetant ses guenilles apparut bientôt sans voile. Un agent intervint, pour mettre fin au scandale. Ce ne fut pas chose facile. L'inconnue se démena en effet et à coups de dents, à coups de pied, tenta de se dégager. Elle fut enfin maîtrisée, enveloppée dans une couverture et transportée au commissariat du passage Sicault.

C'était une jeune femme, Octavie Liégard, âgée de vingt-trois ans, sans domicile connu, que la misère avait rendue folle.

Elle a été envoyée à l'infirmerie spéciale du Dépôt par M. Simard, commissaire de police du quartier.


 La Belle Moissonneuse - Delvau - 1864

La Belle Moissonneuse

À l'issue de l'ancienne barrière des Deux-Moulins, à gauche de la rue Nationale, — la voie la plus ancienne de cet ancien village devenu un quartier populeux, mais toujours misérable, — est un établissement connu depuis une quarantaine d'années des habitants de la rive gauche de la Seine, et, tout spécialement, des habitants du faubourg Saint-Marcel, qui en sont les habitués fidèles. C'est la Belle-Moissonneuse, un cabaret des anciens jours, une guinguette d'autrefois, où l'on mange et où l'on danse chaque dimanche et chaque lundi d'été que le calendrier fait. En bas les buveurs, en haut les danseurs.

Le public de cette guinguette ne ressemble en aucune façon celui des autres Cythères parisiennes. Il se compose, je viens de le dire, de membres de la tribu des Beni-Mouffetard, tanneurs, chiffonniers et maquignons, qui n'ont pas la réputation d'être bien riches et bien difficiles sur le choix de leurs distractions, mais qui, cependant, vont plutôt ici que là, la Belle-Moissonneuse qu'au Grand-Vainqueur son voisin. La soie y est inconnue, les chapeaux y feraient scandale : les hommes y sont en casquette et les femmes en bonnet; mais les casquettes y sont propres et les bonnets coquets. Chaque étage social a sa livrée : celle du peuple n'est pas plus ridicule que celle du gandin, et même, si les ouvriers apportaient un peu moins avec eux, partout où ils vont, de leurs odeurs d'atelier, souvent offensantes pour le nez des délicats, je préférerais leur contact à celui des  oisifs qui paradent au Casino,— lesquels puent souvent la sottise et la vanité. Quant aux femmes, comme celles qui viennent la Belle-Moissonneuse sont des jeunes filles et que les fleurs naturelles parfumées de jeunesse vaudront toujours mieux que les fleurs artificielles saturées de musc, je n'aurais pas de peine préférer ces danseuses-là aux sauteuses de Mabille,— si j'avais faire un choix quelconque.

La Belle Moissonneuse - Illustration extraite de Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris

Je ne veux pas dire que les petites ouvrières de la Belle—Moissonneuse méritent toutes le prix Montyon, et qu'il faille leur élever toutes des statues comme si elles étaient nées à Domrémy. Je constate seulement que, comme il faut commencer par être ceci avant d'être cela, on a plus de raison de les croire honnêtes que les drôlesses des autres bals parisiens. D'ailleurs, le père « veille au grain, » et, à défaut du père, l'amoureux, qui — en bon chien de jardinier — aime encore mieux manger le diner  que de le laisser manger par d'autres. En attendant, elles s'amusent, ces jeunesses , et c'est autant de pris sur l'ennemi — c'est-à-dire sur le public blasé qu'elles seront peut-être un jour chargées d'amuser.

Dansez, mes enfants, dansez Mais prenez garde aux faux pas. Le premier se fait sans qu'on y pense — et tous les autres aussi. Prenez garde aux faux pas, si vous ne voulez pas que votre réputation boite. La pente du plaisir est agréable mais elle conduit à Saint-Lazare. L'amour est une ambroisie douce à la bouche, mais amère au cœur, chères filles : les Dieux seuls pouvaient en boire impunément, sans griserie et sans nausées — les dieux et les déesses; les humbles mortelles qui, comme vous, y trempent imprudemment leurs lèvres roses, en sont indisposées — pendant huit ou neuf mois. Voie des fleurs, voie des pleurs !

Alfred Delvau
Les Cythères parisiennes — Histoire anecdotique des bals de Paris —  1864

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La Belle Moissonneuse - Le Figaro (1875)

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