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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Dans la nuit du 5 avril 1579, la Bièvre provoqua de si graves dévastations que le peuple appela cette inondation le « déluge de saint Marcel ».


Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 Le manchot avait les doigts crochus - 1932

Le manchot avait les doigts crochus !

Le Journal ―11 août 1932

Mme Jeanne Vitrang, blanchisseuse 53, avenue de Choisy, constatait hier en rentrant du lavoir, que la porte de son domicile avait été fracturée et son logement cambriolé. Une montre, des billets de banque et du linge, le tout représentant environ 2.000 francs, avaient disparu. Ayant appris par des voisins qu'on avait vu rôder aux abords de la maison un manchot, la blanchisseuse rendit au commissariat de police du quartier Maison-Blanche pour y porter plainte.

Des recherches furent entreprises aussitôt et bientôt on retrouvait le voleur Léon Courtais, 60 ans, pensionnaire de l'hospice d'Ivry, fort occupé, dans un débit voisin du lieu de ses exploits, « liquider » la partie monnayée de son butin.


 Paris qui s'en va - 1865 - La Bièvre

Paris qui s’en va.

Le monde illustré — 22 avril 1865

Après avoir parcouru un frais vallon, à l'ombre de magnifiques peupliers, la Bièvre se divise en deux branches, à la hauteur du boulevard des Gobelins; c'est là pour ainsi dire qu'elle fait sa véritable entrée dans Paris. Elle passe sous le boulevard des Gobelins et reparaît pour prêter ses eaux à une grande fabrique d'indienne.

A partir de cet endroit jusqu'à la Seine, la rivière devient une véritable rigole encaissée dans des parois de maçonnerie. Elle est éclusée, élargie, rétrécie, suivant les besoins; tous les quinze jours on la met à sec pour enlever les immondices qu'elle charrie ni plus ni moins qu'un des égouts de la ville. Elle n'a plus de rivière que le nom, et lorsqu'on suit ses bords, derrière les Gobelins par exemple, on se demande ce que peut être cet horrible ruisseau dont les eaux puantes sont recouvertes d'une couche d'ordures formant croûte et répandant une odeur fétide à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Tel est l'état de la Bièvre qui fait la richesse de cent fabriques; on lui pardonne d'être sale en considération des richesses qu'elle procure, et de sentir mauvais parce que les gaz ammoniacaux qu'elle dégage, loin d'être insalubres, sont de véritables préservatifs, en temps d'épidémie, pour la nombreuse population ouvrière qui vit sur ses bords.

Dans la rue du Champ-de-l'Alouette nous rencontrons la blanchisserie Noiret, située près de l'emplacement de l'ancien moulin Croulebarbe, dont le régicide Fieschi fut longtemps le gardien; c'est là que se blanchit le linge des prisons. En descendant la rue Croulebarbe, on rencontre un grand nombre de mégisseries et surtout des blanchisseurs de linge. Le lavage se fait en contre-bas de la rue, dans la Bièvre. Chaque blanchisseur possède sur les bords de la rivière, enterrés jusqu'au bord, un certain nombre de tonneaux pour lesquels il paye une redevance à la ville; les lavandières entrent dans ces tonneaux jusqu'à mi-corps de façon à se trouver bien à portée de l'eau et à éprouver d'autant moins de fatigue qu'elles n'ont pas à se baisser. Lors- que les ouvrières ne travaillent pas, les tonneaux sont fermés au moyen de couvercles cadenassés et ce n'est que dans les cas d'oubli de cette précaution que le public peut profiter de cette installation.

La mégisserie et la teinturerie des peaux sont les deux industries qui salissent le plus la rivière; il est incroyable que l'eau puisse encore être utilisée quand elle a passé derrière deux ou trois de ces fabriques.

Les bordds de la Bièvre - Les laveuses

Nos dessins de ce jour représentent quelques-uns des principaux établissements situés sur le ruisseau parisien. A droite de la rue Croulebarbe est la blanchisserie pour les prisons militaires. Puis un atelier de sciage de peaux : cette industrie a pour objet de séparer les peaux dans le sens de leur épaisseur et d'en faire deux avec une. Puis viennent les tanneurs et les mégissiers : les peaux arrivent là sortant des abattoirs et ne repartent que propres à être livrées au maroquinier, au gantier ou au cordonnier.

Quai de lessivage, rue Croulebarbe

Les grattages de peaux, appelés bourres de laine, sont enlevés de ces usines et portés dans des ateliers spéciaux pour subir le triage et le lavage; c'est toujours la Bièvre qui fait les frais de cette seconde opération.

Le triage est opéré par des femmes qui séparent les couleurs et les espèces, et les bourres triées sont mises dans des mannes que des hommes placent à fleur d'eau et agitent à l'aide de grands bâtons jusqu'à nettoyage complet.

Il est impossible de donner une idée complète du pittoresque de ces quartiers ; nous engageons nos lecteurs parisiens à les visiter avant qu'ils disparaissent, persuadé que nous sommes qu'ils ne regretteront pas leur excursion à ces antipodes du boulevard des Italiens.

A. HERMANT.
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