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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la rue ouverte entre la rue de Tolbiac et la rue Baudricourt, prendra le nom de rue Larret-Lamalignie.
Larret-Lamalignie, capitaine de frégate, se fit sauter la cervelle plutôt que de rendre en 1871, le fort de Montrouge qu’il commandait.


L'actuelle mairie du XIIIème a été construite en 1873 et 1877. Auparavant, elle était installée dans un des anciens pavillons Ledoux.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les pruneaux du quartier de la Gare - 1895

Les pruneaux du quartier de la Gare

Le Figaro — 16 janvier 1895

Quand les ménagères du quartier de la Gare entendaient le cri « Pruneaux ! Pruneaux ! » jeté dans la rue par un petit homme grisonnant, poussant devant lui une voiture à bras, elles savaient à quoi s'en tenir et descendaient en hâte.

Car ce n'étaient pas des pruneaux que leur vendait Louis Durand surnommé Pruneau mais des allumettes de contrebande. Arrêté hier, en flagrant délit, il a été conduit au commissariat de M. Bolot où, pour toute défense et sans mot dire, il s'est mis à enflammer ses allumettes, l'une après l'autre. De la première à la dernière, toutes ont flambé, sans un raté.

Malgré l'excellence de ses produits, Pruneau a été envoyé au Dépôt !


 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 Le Casino du XIIIe

Le Casino du XIIIe
190 avenue de Choisy

Entrée: Cavaliers, 0 fr. 25 ; Dames, 0 fr. 10

Guide des plaisirs à Paris… - édition 1899

Type du vrai bal populaire, du bal ouvrier. Installé dans les dépendances d'une boutique qui abrite tous les matins le commerce d'une marchande de café au lait et de chocolat. Les murs sont décorés d'une couche de peinture lie de vin sur laquelle se détachent des silhouettes japonaises. Sur cette boutique s'ouvre la salle, assez grande. L'orchestre : contrebasse, violons, pistons est au fond sur une estrade. À gauche, des glaces reflètent les groupes de danseurs ; de l'autre côté sont installées les tables où l'on consomme.

A côté de l'ouvrier décent et de la petite ouvrière gentille, qui travaille dans le jour aux usines de l'avenue de Choisy et des environs, et qui vient danser en cheveux et en robe d'indienne, on rencontre le souteneur du quartier des Gobelins et de la Butte-aux-Cailles, coiffé de la casquette plate, assez semblable à la a schapska » russe, — car la casquette plate a remplacé la casquette à trois ponts, — et qui s'en vient flâneur, les mains dans les poches, regardant d'un mauvais œil le « pante » (bourgeois), car la « marmite » est à son poste, et c'est elle qui a ouvert, l'une des premières, le bal, en attendant le client sérieux.

Le Casino du XIIIe est une souricière, très surveillé par les agents des mœurs.

Le dimanche après-midi, quelques noces ouvrières : les nouveaux mariés, assez semblables, dans leurs habits de cérémonies, aux marionnettes de nos tirs de foire, viennent y consacrer leur hymen à peu de frais : la polka des Anglais a remplacé, il est vrai, la marche nuptiale de Mendelssohn, et ce n'est pas précisément dans la langue de Racine que ces gens se communiquent leurs impressions ; mais ils dansent vigoureusement, et ils ne redoutent pas les critiques de la galerie, car la tenue et l'élégance ne sont pas ce qui préoccupe les habitués, dont le costume ordinaire est à peu près invariablement composé de la cotte de lustrine noire et du pantalon de velours à pied d'éléphant.

L'avenue de Choisy vers le n°190

Le Casino du XIIIe a été beaucoup plus connu sous le nom d'Alcazar d'Italie. La salle fut ensuite transformée en cinéma en octobre 1913 sous le nom de "Cinéma moderne" reconstruit en 1931 sous le nom de "Palace Italie".


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