Lieux et monuments

 Le Casino du XIIIe

Le Casino du XIIIe
190 avenue de Choisy

Entrée: Cavaliers, 0 fr. 25 ; Dames, 0 fr. 10

Guide des plaisirs à Paris… - édition 1899

Type du vrai bal populaire, du bal ouvrier. Installé dans les dépendances d'une boutique qui abrite tous les matins le commerce d'une marchande de café au lait et de chocolat. Les murs sont décorés d'une couche de peinture lie de vin sur laquelle se détachent des silhouettes japonaises. Sur cette boutique s'ouvre la salle, assez grande. L'orchestre : contrebasse, violons, pistons est au fond sur une estrade. À gauche, des glaces reflètent les groupes de danseurs ; de l'autre côté sont installées les tables où l'on consomme.

A côté de l'ouvrier décent et de la petite ouvrière gentille, qui travaille dans le jour aux usines de l'avenue de Choisy et des environs, et qui vient danser en cheveux et en robe d'indienne, on rencontre le souteneur du quartier des Gobelins et de la Butte-aux-Cailles, coiffé de la casquette plate, assez semblable à la a schapska » russe, — car la casquette plate a remplacé la casquette à trois ponts, — et qui s'en vient flâneur, les mains dans les poches, regardant d'un mauvais œil le « pante » (bourgeois), car la « marmite » est à son poste, et c'est elle qui a ouvert, l'une des premières, le bal, en attendant le client sérieux.

Le Casino du XIIIe est une souricière, très surveillé par les agents des mœurs.

Le dimanche après-midi, quelques noces ouvrières : les nouveaux mariés, assez semblables, dans leurs habits de cérémonies, aux marionnettes de nos tirs de foire, viennent y consacrer leur hymen à peu de frais : la polka des Anglais a remplacé, il est vrai, la marche nuptiale de Mendelssohn, et ce n'est pas précisément dans la langue de Racine que ces gens se communiquent leurs impressions ; mais ils dansent vigoureusement, et ils ne redoutent pas les critiques de la galerie, car la tenue et l'élégance ne sont pas ce qui préoccupe les habitués, dont le costume ordinaire est à peu près invariablement composé de la cotte de lustrine noire et du pantalon de velours à pied d'éléphant.

L'avenue de Choisy vers le n°190

Le Casino du XIIIe a été beaucoup plus connu sous le nom d'Alcazar d'Italie. La salle fut ensuite transformée en cinéma en octobre 1913 sous le nom de "Cinéma moderne" reconstruit en 1931 sous le nom de "Palace Italie".


A lire également

Scène sanglante dans un bal, avenue de Choisy

Lieux

Abattoirs de Villejuif (1903)


A.O.I.P. (rue Charles Fourier) (1933)


Arts et Métiers (Ecole des ) (1903)


Asile Nicolas Flamel (rue du Château-des-Rentiers (1904)


Austerlitz (Village d') (1884)


Barrière Croulebarbe (1865)


Barrière des Deux Moulins (1865)


Barrière des Deux Moulins - Le cabaret de la mère Marie (1859)


Barrière de Fontainebleau (1865)


Barrière de la Gare (1865)


Barrière de la Glacière (1865)


La Belle Moissonneuse (1864)


La Belle Moissonneuse (1875)


Boucherie de cheval - Première - à Paris (1866)


Boulevard d'Italie (1883)


Le Cabaret du Pot-d’Étain (1864)


Le Champ de l'alouette (1933)


Le Casino du XIIIe (1899)


La chapelle Bréa (1897)


Château Napoléon (1904)


Cité Doré (1854)


Cité Doré (1882)


Cité des Kroumirs (1882)


Clos Payen (1891)


Rue Croulebarbe (1865)


Les Deux-Moulins et le hameau d'Austerlitz (1884)


L'école Estienne (1896)


L'école Kuss (1934)


Eden des Gobelins (1934)


Église Saint-Anne (1900)


L’église Saint-Hippolyte, aux Gobelins (1908)


La « Folie » Neubourg (1906)


La « Folie » Neubourg (1929)


Fontaine à Mulard (rue de la - ) (1904)


La glacière du 13e (1873)


Gare d'Orléans (1890)


Jeanne d'Arc (Statue) (1891)


Parc (Square) Kellermann


Rue Küss (1929)


Lourcine (Hôpital de -) (1890)


Mairie du 13e (1893)


Marché aux chevaux (1867)


Marché aux chevaux, vu par M. Macé, anc. chef de la sûreté (1888)


Marché aux chevaux (1890)


Marché des Gobelins (1867)


Monument aux mères (1938)


Passage Moret (1911)


Hôpital de la Pitié (ancien) (1903)


Hôpital de la Pitié (ancien)(1908)


Hôpital de la Pitié (nouvel) (1910)


Maison des typos (1933)


Place d'Italie (1877)


Place d'Italie - Histoire de la (1925)


Pont Tolbiac (Inauguration) (1895)


Pont Tolbiac (Technique) (1895)


Poterne des Peupliers - Le Cabaret des Peupliers (1880)


Poterne des Peupliers (1930)


Rue des Peupliers vue par J. Mary (1908)


Raffinerie Say (1890)


Raffinerie Say (1905)


Rue des Reculettes (1928)


Ruelle des Reculettes (1914)


La Salpêtrière (1890)


La Salpêtrière (1903)


Le Théâtre des Gobelins (1869)


Le verger des Gobelins (1914)


La Zone (1931)


La Zone (1933)


Saviez-vous que... ?

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

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Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

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En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.

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Le quotidien Le Rappel écrivait le 27 janvier 1902 à propos du pont de Tolbiac enjambant la rue du Moulin-des-Prés :
« Tous les Parisiens qui fréquentent les quartiers excentriques de la rive gauche connaissent le pont de Tolbiac, immense construction de pierre qui surplombe, à 15 mètres de hauteur, la rue du Moulin-des-Prés.
Or des terrassiers sont actuellement occupés à combler cette partie de la rue du Moulin-des-Prés, dont le niveau sera relevé.
Ce travail de géants aura pour résultat d'enterrer complètement l'ouvrage d'art, dont l'arche est déjà complètement bouchée da côté du Sud. Des rues nouvelles seront tracées sur les terres rapportées, quand le temps leur aura donné la solidité nécessaire pour supporter des constructions.
Mais que diront, dans quelques siècles, les archéologues, quand des fouilles seront faites et que le pic d'un terrassier heurtera le pont enseveli ? »

L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.