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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.


L'église Saint-Hippolyte, œuvre de l'architecte Jules Astruc (1862-1935), a été construite entre 1909 et 1924, grâce notamment à la générosité de la famille Panhard.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide - 1897

Suicide

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Un ouvrier graveur, M. Jules Kohler, âgé de cinquante-deux ans, domicilié rue du Moulin-des-Prés, s’est donné la mort hier après-midi, à deux heures, en absorbant le contenu d'une fiole de cyanure de potassium. Le malheureux été foudroyé par le toxique. Le désespéré en a fini avec la vie pour se soustraire aux souffrances provoquées par une maladie incurable.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 Hôpital de Lourcine

Hôpital de Lourcine.

A peu de distance de la manufacture des Gobelins, dans la rue de Lourcine, est l'hôpital qui porte le même nom, et dont on ne peut parler que pour mémoire, car il est invisitable, même pour les élèves en médecine qui n'y peuvent entrer qu'avec une carte spéciale.

C'est, du reste, aussi un hôpital spécial, réservé aux femmes atteintes de maladies vénériennes, pour lesquelles il y a 198 lits de chirurgie, 78 de médecine et 36 d'accouchement.

Il n'a cette destination que depuis 1836 ; avant cela, la maison, qui occupe une partie des bâtiments de l'ancien couvent des Cordelieres, supprimé à la Révolution et qui avait été fondé en 1283 par la reine Marguerite de Provence, femme de saint Louis, était un hospice pour les mendiants infirmes. Ces mendiants ayant été transférés ailleurs en 1833, on y mit les orphelins du choléra, qu'on n'y garda que trois ans.

L'hôpital de Lourcine n'a d'ailleurs rien de remarquable, les bâtiments conventuels dans lesquels il est installé, ayant été reconstruits au siècle dernier, mais il y a quelque chose de fort curieux dans la rue, c'est le pont-viaduc sur le quelle boulevard Arago, qui n'est pas du même niveau, tant s'en faut, la traverse; il y en a bien un autre aussi et pour le même usage, dans la rue Pascal, toute voisine, mais celui de la rue de Lourcine est plus pittoresque parce qu'on a ménagé, de chaque côté, des escaliers qui permettent aux piétons de passer d'une rue dans l'autre sans faire un long détour.

Paris et ses merveilles, par L. Huard -1890

Rue de Lourcine sous le boulevard Arago

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