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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.


A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les étrangleurs des Gobelins - 1894

Les étrangleurs des Gobelins

Le Journal — 13 juin 1894

On étrangle quelque peu, en ce moment, dans le quartier des Gobelins. Ses vastes avenues ombreuses, ses rues désertes, la nuit close, sont d'ailleurs lieux propices aux attaques nocturnes.

Un tonnelier, M. Joseph K., rentrant chez lui la nuit dernière, a été accosté par deux individus qui poliment lui demandèrent du feu, et comme, bénévole, il tendait sa cigarette allumée, ils lui passèrent un lacet autour du cou, l'étranglèrent à demi, puis le dévalisèrent.

Une demi-heure plus tard, des agents le relevèrent, le transportèrent au poste et lui donnèrent des soins qui le rappelèrent à la vie.

On recherche les agresseurs de Joseph K…


 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 Hôpital de Lourcine

Hôpital de Lourcine.

A peu de distance de la manufacture des Gobelins, dans la rue de Lourcine, est l'hôpital qui porte le même nom, et dont on ne peut parler que pour mémoire, car il est invisitable, même pour les élèves en médecine qui n'y peuvent entrer qu'avec une carte spéciale.

C'est, du reste, aussi un hôpital spécial, réservé aux femmes atteintes de maladies vénériennes, pour lesquelles il y a 198 lits de chirurgie, 78 de médecine et 36 d'accouchement.

Il n'a cette destination que depuis 1836 ; avant cela, la maison, qui occupe une partie des bâtiments de l'ancien couvent des Cordelieres, supprimé à la Révolution et qui avait été fondé en 1283 par la reine Marguerite de Provence, femme de saint Louis, était un hospice pour les mendiants infirmes. Ces mendiants ayant été transférés ailleurs en 1833, on y mit les orphelins du choléra, qu'on n'y garda que trois ans.

L'hôpital de Lourcine n'a d'ailleurs rien de remarquable, les bâtiments conventuels dans lesquels il est installé, ayant été reconstruits au siècle dernier, mais il y a quelque chose de fort curieux dans la rue, c'est le pont-viaduc sur le quelle boulevard Arago, qui n'est pas du même niveau, tant s'en faut, la traverse; il y en a bien un autre aussi et pour le même usage, dans la rue Pascal, toute voisine, mais celui de la rue de Lourcine est plus pittoresque parce qu'on a ménagé, de chaque côté, des escaliers qui permettent aux piétons de passer d'une rue dans l'autre sans faire un long détour.

Paris et ses merveilles, par L. Huard -1890

Rue de Lourcine sous le boulevard Arago

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