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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.


Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.




Le monument aux mères françaises est présenté la presse

Érigé à Paris sous le patronage du « Matin » il sera inauguré le 23 octobre

Le Matin— 14 octobre 1938

Aujourd'hui, à 10 heures, sera présenté à la presse, boulevard Kellermann, le monument élevé à la gloire des mères françaises, sous le patronage du Matin, qui sera inauguré le 23 octobre, à 14 h 30 en présence du président de la République et des plus hautes personnalités.

Le monument élevé près de la porte d'Italie

 

Au sortir des heures d’angoisse où, dans le monde entier, le cœur de toutes les mères a si tragiquement frémi, au bord de la guerre, et si pathétiquement salué les grands artisans de la paix sauvée, il convient d'évoquer la genèse de l'œuvre grandiose qui doit regrouper, dans une manifestation sans précédent, toutes les solidarités nationales dans un élan de gratitude filiale, de respect humain et de foi dans la vie.

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C'est le 17 août 1935 que, dans le Matin. M. Lucien Klotz, secrétaire général de l'Exposition du travail, initiateur des Meilleurs ouvriers de France, lançait un émouvant appel pour que fussent citées à l'ordre de la nation les mères sublimes. Toutes les mères qui, non contentes de donner des enfants à la patrie, à l'humanité peinent avec tant de passion de dévouement et de sacrifice pour faire de ces enfants des hommes.

Et ce fut aussitôt, une prodigieuse adhésion.

Tour à tour, dans le Matin, le président de la République, les ministres de l'éducation nationale et du travail, le maréchal Pétain, le général Nollet, grand chancelier de la Légion d'honneur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, M. Luc directeur de l'enseignement technique, et, — pour prouver qu'une telle manifestation devait unir toutes les confessions comme elle devait exclure tout esprit de parti — le cardinal Verdier, le grand rabbin Julien Weil, le pasteur Marc Boegner, président de la Fédération protestante de Franche, approuvèrent l'idée.

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Alors intervint l'homme qui devait réaliser l'œuvre, offrir à Paris, à la France, le monument lui-même proposé à la piété unanime. M. Edmond Labbé, .commissaire général de l'Exposition internationale de 1937, ne voulut pas qu'il fût fait appel aux deniers publics ni même à une souscription.

Ayant assumé la présidence du comité d'organisation, dont Mme Albert Lebrun acceptait si spontanément la présidence d'honneur, il apporta, avec cette générosité simple qui le caractérise, .les deux millions nécessaires, au nom du comité d'assistance des régions libérées dont il fut l'inoubliable animateur

Et la Ville de Paris offrit le plus beau des emplacements.

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Ce qu'est le monument aux mères françaises, couvre des maîtres sculpteurs Bouchard et Décatoire la presse est conviée à le voir et à le dire aujourd'hui. L'expression est, ici, magnifiquement à la taille du symbole.

Ce que sera, le 23 octobre, la journée solennelle de l'inauguration. à laquelle M. Édmond Labbé a respectueusement convié Mme Neville Chamberlain, ,la Dame de la Paix, nous le dirons dans ses détails.

Mais c'est au cœur unique de la France d'en élargir, sans mesure et la signification et l’éclat.

Car c'est le pays entier ressoudé, exemplairement uni pour toutes ses renaissances, qui doit réaliser l'hommage immense aux mères françaises, aux mères sublimes, aux mères qui ont souffert, aux mères qui ont peiné et qui peinent, et qui, penchées sur les fils qu'elles donnent et élèvent pour les œuvres non seulement nationales mais universelles, confondent sans cessé leurs craintes et leurs espoirs avec ceux de toutes les mères, porteuses de la vie et gardiennes de la paix des peuples.


A lire également

Les mères sublimes, par M. Edmond Labbé, commissaire général de l'Exposition internationale de 1937 (1935)

Les mères sublimes, seront honorées (1936)

L'inauguration du monument aux mères dans Excelsior

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