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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.


La rue Henri Pape s'appelait jusqu'en 1897, rue Edmond-Valentin


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 Les étrangleurs des Gobelins - 1894

Les étrangleurs des Gobelins

Le Journal — 13 juin 1894

On étrangle quelque peu, en ce moment, dans le quartier des Gobelins. Ses vastes avenues ombreuses, ses rues désertes, la nuit close, sont d'ailleurs lieux propices aux attaques nocturnes.

Un tonnelier, M. Joseph K., rentrant chez lui la nuit dernière, a été accosté par deux individus qui poliment lui demandèrent du feu, et comme, bénévole, il tendait sa cigarette allumée, ils lui passèrent un lacet autour du cou, l'étranglèrent à demi, puis le dévalisèrent.

Une demi-heure plus tard, des agents le relevèrent, le transportèrent au poste et lui donnèrent des soins qui le rappelèrent à la vie.

On recherche les agresseurs de Joseph K…


 Dans la rue des Reculettes - 1928

Carnet Huysmansien

Dans la rue des Reculettes

Paris-soir — 11 juin 1928

Cette dolente ruelle, Huysmans la parcourait tandis qu'il écrivait ses pages colorées sur la Bièvre, et il semble que l'écho de ses pas y retentisse encore.

Eugène Atget - La ruelle des reculettes - 1926

Il n'en subsiste plus qu'un fragment, et de nouvelles plaques de voirie indiquent qu'elle n'est plus ruelle, mais rue. On y voyait, il y a quelques années, une minuscule épicerie à devanture montrant des rangées de bocaux pleins de friandises pour le sou des gosses de Poulbot qui, en ce coin, fourmillent. Attenant à cette bâtisse, un réverbère à poulie avec lampe à huile éclairait mélancoliquement, à cet endroit, la ruelle. Épicerie de village et réverbère suranné ont disparu. Il ne reste plus de la ruelle décrite dans La Bièvre, que l'autre coude ombré de lauriers vivaces et d'acacias. Ce fragment est charmant encore !

Le passé y survit à peine et le temps n'est plus loin où la ruelle, demeurée là nominalement, verra ses vieux murs remplacés par des murs de bonnes meulières. Le pavillon de M. de Julienne n'a plus de fronton et, le passage Moret voit la pioche ébranler ses maisons pourries. La ruelle des Gobelins, à son tour, agonise. Les intimistes du Vieux-Paris y ont fait leur dernière promenade: après cela, ils auront la ressource du musée.

Le musée, c'est évidemment Huysmans, d'abord ; ensuite, une des plus belles pages qua la Bièvre ait encore pu inspirer, c'est celle écrite par notre collaborateur Elle Richard dans cette, petite merveille: Le Roman de la Bièvre. La Bièvre de la ruelle des Gobelins y trouve son dernier portrait.

Cette fille de teinturiers a eu bien des amants: ils l'ont aimée, on peut le dire, jusque dans son extrême vieillesse.

G.-U. LANGE.

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La ruelle des Reculettes et la Bièvre (1914)

La ruelle des Reculettes dans "Le Faiseur de momies" (1912)

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