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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 La Salpêtrière

La Salpêtrière

La Salpêtrière, autrefois Hôpital général, aujourd'hui Hospice de la vieillesse (femmes), est le plus vaste et le plus peuplé de nos établissements hospitaliers; ses constructions, ses cours, ses promenades, ses jardins, ses rues, son marché, car il y a un marché à l'intérieur de l'hospice, couvrent une superficie de 31 hectares. Huit mille individus, employés, pensionnaires, malades, vivent dans cet enclos nous serions tenté de dire dans ce village. La vieillesse indigente y trouve un abri; les plus horribles maladies, depuis l'effrayante hystérie jusqu'à l'incurable démence, y sont entourées de soins constants et assidus.

La visite de l'établissement dans tous ses détails serait longue et pénible; certains quartiers, celui des folles entre autres, laissent une si profonde impression de tristesse, que nous nous abstenons d'y conduire nos lecteurs. Nous observerons la même réserve à propos des expériences, fort courues pourtant, que de grands docteurs font là sur les malheureuses affligées de maladies nerveuses. Le but est louable, nous le savons, mais le spectacle n'en est pas moins un des plus attristants qu'on puisse voir.

Nous n'irons donc pas loin dans l'hospice. Après avoir traversé le petit quinconce qui précède la porte d'entrée et dont une fort belle statue de Pinel, par Ludovic Durand, décore le centre, nous franchirons la porte d'entrée. A l'aspect de cette grande cour Saint-Louis, encadrée de tilleuls, percée d'avenues, ornée de massifs verdoyants, parfumée de fleurs, nous ne nous croirions certes pas dans un asile de souffrance et de misère.

Après avoir jeté un regard sur la façade du bâtiment principal, dont la masse imposante et les lignes architecturales rappellent bien le grand siècle qui le vit construire, nous nous dirigerons vers la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.

Elle est de forme octogone et conçue dans le goût des anciennes basiliques; elle abrite le maitre-autel sous son dôme central et des chapelles sous ses coupoles latérales. Le porche est décoré de deux groupes d'Etex : Caïn et le Choléra de 1832,  et, dans l'intérieur, d'un certain nombre de tableaux, copies ou imitations de grands maîtres.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890

Hôpital de la Salpétrière

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