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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.


600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Noyé par sa mère - 1911

Noyé par sa mère

Le Figaro 26 mai 1911

Le marinier Jean Fatigué, de la péniche Louise, a retiré de la Seine, au quai d'Austerlitz, hier matin, à dix heures, le cadavre d'un garçonnet de cinq à six ans qui avait séjourné plusieurs jours dans l'eau. Il avait la tête complètement enveloppée dans un fichu de laine- noire, attaché derrière le cou.

Une enquête, immédiatement ouverte, a permis de découvrir quel était cet enfant.

En février dernier, une dame Lepape, âgée de vingt-huit ans, fleuriste, disparaissait avec son fils, le jeune Romuald. On crut à une fugue. Mais un mois après le corps de la jeune femme était repêché près d'Auteuil. Le costume que portait l'enfant lors du départ de la mère étant le même que celui du petit repêché hier, il parait certain que ce cadavre est celui du jeune Romuald Lepape, que sa mère a noyé en même temps qu'elle.


 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


 Raffinerie say - 1890

Raffinerie Say

A quelques pas de la, sur le boulevard de la Gare, occupant tout l'espace compris entre les rues Dunois et Jeanne-d’Arc, vous remarquerez un bâtiment immense. Sur son fond blanc, se dessinent en lignes de brique les cintres de ses basses et nombreuses fenêtres. Au-dessus des toits s'élève la haute pyramide rose d'une cheminée d'usine. Vu de loin, l’aspect de ces bâtiments est assez celui d'une immense minoterie. C'est la célèbre raffinerie Say, un de ces établissements dont l'industrie française est fière à juste titre, le centre de production le plus actif en ce genre.

Si, par l'ouverture de la haute porte qui lui donne accès, vous jetez un regard dans la grande cour, vous vous rendrez compte de l'incessante activité qui règne en cette usine. Les tombereaux pleins de charbon entrent en croisant les camions emportant des miniers de kilogrammes de sucre en pains. Les ouvriers lavent à la fontaine leurs corps nus jusqu'à la ceinture; les contremaîtres, les chefs d'atelier affaires vont des bureaux à l'usine, de l'usine aux bureaux. Ici, depuis l'aube jusqu'à la un du jour, l'inaction est chose inconnue le travail s'accomplit sans s'interrompre un instant, sous une surveillance constante.

La raffinerie Say, première en importance des huit qui sont établies à Paris, livre à la consommation environ vingt mille pains de sucre par jour, soit 240.000 kilogrammes elle emploie, pour cette production, environ deux mille cinq cents sacs de sucre brut.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890
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