Lieux et monuments

 paris-treizieme.fr — La Maisons des Typos (1933)

Une belle réalisation sociale

La Maisons des Typos a été inaugurée hier

Le Populaire — 16 juin 1933

Nos camarades de la 21e section du Livre — Chambre syndicale typographique parisienne — ont inauguré hier leur nouveau siège social, 94, boulevard Auguste-Blanqui.

Il n'est pas un militant ouvrier qui ne connaisse le 94 du boulevard Blanqui.

Des constructions en bois et carreaux de plâtre, une salle « provisoire » qui a duré bien longtemps, où pendant des années se sont tenus des meetings, des congrès et presque tous les conseils fédéraux de la Seine.

Nos camarades typos, dont le syndicat est, sous des formes diverses, le plus ancien et aussi le plus puissant de l'industrie privée, ayant acheté le terrain à l'Union des Coopérateurs, ont réalisé une œuvre qui est remarquable à tous les points de vue.

Notre ami Vergnolle, architecte, avait été chargé de la réalisation d'un programme assez complexe.

Disons tout de suite qu'il s'en est tiré parfaitement.

La façade, traitée d'une façon moderne, en masses bien équilibrées, de lignes sobres, où se remarque une magnifique porte en fer forgé, prévient favorablement en faveur de l'intérieur.

Là, ont été groupés au sous-sol, au rez-de-chaussée, à l'étage, les services de la Chambre syndicale : salle des chômeurs, salle des cours professionnels pour cent vingt élèves, bureaux du syndicat, et une très belle salle du conseil syndical, le tout parfaitement éclairé et aéré.

En un mot, une œuvre dont nos camarades typos peuvent être fiers, qui peut servir d'exemple à toutes les organisations ouvrières.

Mais ce n'est là qu'une première étape.

Dès maintenant et pour remplacer l'« ancien hangar » qui entendit tant de controverses, d'autres travaux vont commencer pour l'édification d'une grande salle de réunions pouvant contenir 1.200 personnes.

Les organisations ouvrières auront, enfin, dans Paris, dès l'an prochain, une salle où tenir leurs assises.

Les invités d'hier n'ont pas manqué, au cours d'une réception arrosée, comme il convient, de champagne pétillant, de féliciter Largentier et Pacaut, délégués, ainsi que les membres du conseil syndical, d'avoir mené à bien cette réalisation.

De nombreux amis étaient là. Gaston Guiraud, Liochon, Journaud, qui dirent en termes chaleureux, leur joie de saluer cette belle réalisation ouvrière.

M. Georges Lecomte, de l'Académie Française, entouré de ses principaux collaborateurs, était là, comme directeur de l'École Estienne et comme un vieil ami du syndicat.

Personne parmi les camarades typos n'ignore son dévouement et l'intérêt qu'il montre à toutes les manifestations de la grande corporation du Livre.

Il sut trouver les mots justes pour dire sa joie d'être au milieu de ces représentants ouvriers qu'il connaît et qu'il estime particulièrement.

Notre ami Deslandres n'était pas là ; il aurait dû être présent à un double titre, conseiller municipal du quartier et typo syndiqué. Car « Émile » a toujours payé ses cotisations à son syndicat même après vingt-cinq ans et plus de mandat.

Mais la santé de Deslandres l'a obligé à partir il y a quelques jours à Bagnoles-de-l'Orne.

Tous regrettaient son absence, mais se réjouissaient, à l'idée de le voir parmi ses vieux camarades du Livre, le jour prochain où, la deuxième étape étant accomplie, au cours d'une grande fête populaire, la Salle de la Typographie sera inaugurée.

G. Q.

Le 22 novembre 1937, le Syndicat du Livre-Papier est transféré à la Maison du Livre (94, boulevard Auguste-Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris), après un accord passé avec la Chambre syndicale typographique parisienne prévoyant la construction de deux étages supplémentaires sur le bâtiment actuel (deux autres étages seront ajoutés en 1969).
La salle de la maison des typos devint par la suite le studio Blanqui quand la firme Philips s'y installa pour y enregistrer les grands noms de la chanson française :
Prenant plus tard le nom de studio Akustica, la salle continua d'accueillir des enregistrements classiques.
C'est en 2010 que la salle devient la "salle Colonne" quand l'Orchestre Colonne, louant jusqu'ici la salle Akustica pour ses répétitions, décida finalement d'en faire l'acquisition.

Lieux

Abattoirs de Villejuif (1903)


A.O.I.P. (rue Charles Fourier) (1933)


Arts et Métiers (Ecole des ) (1903)


Asile Nicolas Flamel (rue du Château-des-Rentiers (1904)


Austerlitz (Village d') (1884)


Barrière Croulebarbe (1865)


Barrière des Deux Moulins (1865)


Barrière des Deux Moulins - Le cabaret de la mère Marie (1859)


Barrière de Fontainebleau (1865)


Barrière de la Gare (1865)


Barrière de la Glacière (1865)


La Belle Moissonneuse (1864)


La Belle Moissonneuse (1875)


Boucherie de cheval - Première - à Paris (1866)


Boulevard d'Italie (1883)


Le Cabaret du Pot-d’Étain (1864)


Le Champ de l'alouette (1933)


Le Casino du XIIIe (1899)


La chapelle Bréa (1897)


Château Napoléon (1904)


Cité Doré (1854)


Cité Doré (1882)


Cité des Kroumirs (1882)


Clos Payen (1891)


Rue Croulebarbe (1865)


Les Deux-Moulins et le hameau d'Austerlitz (1884)


L'école Kuss (1934)


Eden des Gobelins (1934)


Eglise Saint-Anne (1900)


La « Folie » Neubourg (1906)


La « Folie » Neubourg (1929)


Fontaine à Mulard (rue de la - ) (1904)


La glacière du 13e (1873)


Gare d'Orléans (1890)


Jeanne d'Arc (Statue) (1891)


Parc (Square) Kellermann


Rue Küss (1929)


Lourcine (Hôpital de -) (1890)


Mairie du 13e (1893)


Marché aux chevaux (1867)


Marché aux chevaux, vu par M. Macé, anc. chef de la sûreté (1888)


Marché aux chevaux (1890)


Marché des Gobelins (1867)


Monument aux mères (1938)


Passage Moret (1911)


Hôpital de la Pitié (ancien) (1903)


Hôpital de la Pitié (ancien)(1908)


Hôpital de la Pitié (nouvel) (1910)


Maison des typos (1933)


Place d'Italie (1877)


Place d'Italie - Histoire de la (1925)


Pont Tolbiac (Inauguration) (1895)


Pont Tolbiac (Technique) (1895)


Poterne des Peupliers - Le Cabaret des Peupliers (1880)


Poterne des Peupliers (1930)


Rue des Peupliers vue par J. Mary (1908)


Raffinerie Say (1890)


Raffinerie Say (1905)


Rue des Reculettes (1928)


Ruelle des Reculettes (1914)


La Salpétrière (1890)


La Salpétrière (1903)


Le Théâtre des Gobelins (1869)


Le verger des Gobelins (1914)


La Zone (1931)


La Zone (1933)


Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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C'est la création de la rivière et des lacs du bois de Boulogne qui fit perdre aux prairies de la Glacière son caractère de lieu de rendez-vous pour les amateurs de patinage.

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C'est sur l'insistance d'Émile Deslandres représentant du 13e arrondissement que le conseil municipal de Paris accepta de conserver le nom cinq fois séculaire des Reculettes à la rue résultant de l'élargissement de cette ruelle si pittoresque.

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Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912