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 Saint-Marcel, Le percement du boulevard - 1868

Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 28 mai 1868

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose.

Les ruines dégagées par le percement du boulevard - 1868
(Source : Le Monde Illustré)

Ce portique, contemporain du palais des Thermes, a par conséquent quinze cents ans, et présente dans toutes ses parties une surface très régulière. Il n'y a ni fissure ni crevasse, des arbustes ont poussé sur le toit et sur le pignon des murailles. La voûte est intacte.

Cette chapelle est isolée au centre de la place de la Collégiale aujourd'hui envahie par les démolisseurs qui déblayent le tracé que doit suivre le boulevard Saint-Marcel, à partir de cette place jusqu'au boulevard de l'Hôpital. La chapelle Saint-Clément fut changée plus tard, sous le règne de Charlemagne, en une église du nom de Saint-Marcel, aux environs de laquelle il se forma un bourg (Saint-Marceau) qui était déjà considérable vers la fin du onzième siècle.

Elle devint collégiale, c'est-à-dire qu'elle fut occupée par des chanoines, en vertu d'une bulle d'Adrien IV, en 1158.

Sur la place de la Collégiale, on remarque encore, sur l'inscription d'une rue qui vient d'être démolie, le nom de Pierre Lombard. C'est un nom célèbre dans l'histoire religieuse de Paris il était surnommé « le maître des sentences » ; il était natif de Novare, dans la Lombardie, d'où il a été appelé Lombard. Ce prélat a été inhumé dans l'église Saint-Marcel, avec l'épitaphe suivante :

Hic jacet magister Petrus Lombardus. Paris. Episc. qui composuit librnm sententiartim, Glossas psalmorum et epistotarum cùjus obitùs dies est 13 calond. aug. anno 1164.

Le percement atteint le Marché aux Chevaux

Les travaux du boulevard Saint-Marcel atteignent en ce moment la butte qui précède le marché aux chevaux, dont elle est séparée seulement par la rue de ce nom. Sur ce point, on exécute des travaux de déblai considérables.

La place de la Collégiale est entièrement mise à découvert. Les rues Pierre-Lombard, Saint-Marcel, des Franc-Bourgeois, du Cendrier. Scipion, des Fossés-Saint-Marcel, sont supprimées ou emportées en partie.

Le champ des démolitions embrasse un développement de plus de 500 mètres.

Entre l'extrémité du triangle qui doit former la rencontre des boulevards de Port-Royal et Arago, et le point de départ du boulevard Saint-Marcel, on établira un square qui pourra avoir 7,000 mètres de superficie, et dans lequel sera absorbée une partie de la place de la Collégiale.

Entre l'église Saint-Médard et les rues des Gobelins et de la Reine-Blanche, les démolitions se continuent avec activité et se poursuivront jusqu'au-delà de la manufacture des Gobelins.


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Saviez-vous que... ?

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.

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Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.

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Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait dû traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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