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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Gustave Geffroy fut directeur de la Manufactures des Gobelins. Il n'est donc pas anormal que la rue qui porte son nom soit situtée tout près de celle-ci.


L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 Les quartiers pauvres - 1869 - E. Bionne

Les quartiers pauvres

Le Rappel — 22 décembre 1869

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais pour réaliser une fois de plus le proverbe : « On ne prête qu'aux riches », ou le dicton : « L'eau va toujours à la rivière ».

Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles.

Nous recevons à ce sujet la lettre suivante, signée d'un grand nombre de citoyens :

« Les habitants de la partie annexée au 13° arrondissement, déjà si misérable sous tous les rapports voient avec un profond regret que l'administration municipale donne les alignements et autorise l'édification de constructions en plein axe de grandes voies à ouvrir, entre autres à l'angle de l'avenue d'Italie et du boulevard Masséna et dans l'axe du boulevard du Transit.

« L'administration, qui se montre si prévoyante, si paternelle pour les autres quartiers de Paris, n'a encore rien fait pour le treizième arrondissement, surtout dans la portion comprise entre le quatorzième et la route d'Ivry : elle n'a fait déposer dans les près de la glacière qu'une faible partie des déblais produis par l'ouverture de la rue Mouffetard et la création de l'hospice Sainte-Anne, lorsque tous les déblais qu'elle a fait transporter à grands frais hors de Paris n'auraient peut-être pas suffi pour racheter la différence du niveau nécessaire à l'ouverture du boulevard du Transit (*) et au prolongement du boulevard de l'Hôpital, dont l'exécution devrait être achevée depuis bien longtemps. En attendant, le manqué d'écoulement des eaux provenant de la Bièvre fait que les prés se trouvent transformés en lac dont les eaux croupissantes et corrompues et les plantes marécageuses exhalant des odeurs fétides et des miasmes mortels :

« La raison se refuse-à croire qu'il existe de pareilles choses au sein de la première capitale du monde.

« Persuadés que nous trouverons en vous le défenseur des faibles, nous venons, par la présente, porter ces faits à voire connaissance, en vous priant de vouloir bien nous obliger de votre concours, soit en vous rendant en personne sur les lieux afin d'en juger par vous-même, soit en donnant la publicité nécessaire à nos légitimes réclamations. »

Nous sommes allé « juger par nous-même » et ce que nous avons vu nous a indigné.

Le gaspillage des finances municipales n'est que le moindre côté de la question.

L'administration trouve donc que nos fonds ne vont pas assez vite, qu'après avoir donné un alignement, elle laisse construire en plein axe de futurs boulevards des maisons en pierre et qui seront forcément expropriées et démolie ?

Mais nos lecteurs, ni personne, n'ont plus rien à apprendre sur la manière dont notre argent est administré. Ce qu'il restait à connaître, c'est qu'on traite la santé des citoyens comme leur argent.

Nous contenons au fond de notre cœur les sentiments que nous avons éprouvés quand, après avoir traversé la Bièvre sur deux planches en guise de pont, après avoir côtoyé de vastes marais couverts d'une épaisse mousse verte, nous nous sommes trouvé, dans Paris, au milieu d'une population hâve, brisée par des fièvres paludéennes, amaigrie par de longues souffrances, et où les enfants naissent chétifs et mourants.

Nous espérons que M. Haussmann, averti par nous, fera promptement combler ces marais pestilentiels. Il n'a qu'à y faire jeter les déblais qu'on porte au loin à grands frais.

L'administration, qui pense tant aux quartiers riches, peut bien une fois s'occuper un peu des quartiers pauvres, et faire enfin pour la santé du peuple ce qu'elle n'a encore fait que jour sa propre vanité.

Émile Bionne. (**)

(*) Il s'agit de la future rue de Tolbiac.
(**) Né à Naples de parents français en 1843, Émile Bionne était avocat à la Cour de Paris quand il écrivit ce texte. Il était également un collaborateur régulier du Petit-Journal (Le vrai ! celui de 1863). E. Bionne est essentiellement connu pour avoir mis en forme les écrits politiques d'Adolphe Crémieux et pour avoir était l'époux, un bref moment, en 1881, d'Hortense Schneider (1833-1920), la célèbre cantatrice, interprète des œuvres d'Offenbach, qu'il réussit à faire condamner (jusqu'à ce que la Cour d'appel infirme la décision) à lui verser une pension alimentaire lors de leur séparation. E. Bionne, qui se présentait alors comme sujet italien et baron, fut ridiculisé dans cette affaire. Son texte le plus célèbre reste la "Lettre circulaire aux électeurs de la 9e circonscription" du 27 avril 1870 par laquelle il appelait à voter "Non" au plébiscite visant à approuver la nouvelle constitution proposée par Napoléon III laquelle fut, néanmoins, largement approuvée. (NdE)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

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Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

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Le drame de la rue Barrault - 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Lu dans la presse...

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

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Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

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La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture

La ligne de fer se relève aux environs de la MAISON BLANCHE, nom charmant qui s'applique à une contrée peu connue et d'un aspect étrange. C'est assurément le coin de Paris le moins fréquenté Ces solitudes attendent un historien et un géographe, et nous espérons les explorer un jour avec nos lecteurs (1873)

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Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

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Un abreuvoir pour chevaux et pour chiens a été inauguré ce matin

Les badauds sont rares dans le quartier de la Gare et lorsqu'une inauguration y amène des officiels et dû « beau monde », l'assistance est aussi clairsemée que pittoresque : c'est devant une dizaine de marmots, quelques garçons bouchers et deux ou trois ménagères que la fontaine, offerte par la S.P.A. à la Ville de Paris pour étancher la soif des chevaux et des chiens, a été remise à M. Morain, préfet de police. (1926)

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Le foyer d’infection de l’avenue de Choisy

Signalons, en plein Paris, un foyer d'infection « qui défie toute concurrence : 15, avenue de Choisy, entre le boulevard Masséna et la rue Gandon, existe un dépôt d'ordures ménagères. Les chats et les chiens crevés y achèvent paisiblement leur transformation dernière sous les chauds rayons du soleil de juillet. (1906)

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L’accident de la place Pinel

Hier matin, vers dix heures, la concierge de la maison du n° 3 de la place Pinel descendait à la cave, une bougie à la main. Arrivée à la dernière marche de l'escalier, le sol céda sous ses pieds, et elle disparut tout à coup dans une profonde excavation. (1883)

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Un nouveau pont

Un nouveau pont vient d'être construit sur la route militaire qui entoure Paris, entre la porte de la Gare et celle de Vitry. Il est parallèle au boulevard Masséna, et franchit la ligne du chemin de fer d'Orléans. De cette façon, on peut parcourir la ligne stratégique sans rencontrer d'obstacles. (1877)

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Pour les Petits Ménages, Maisons et jardins

C'est aujourd'hui qu'on inaugure la « fondation Singer-Polignac » devant un nombreux et élégant public d'invités.
À vrai dire, ce n'est pas « tout près d'ici ». C'est à l'autre bout de Paris, à la Glacière, tout près des « fortifs » dans un quartier essentiellement populaire, où l'on vient d'achever une nouvelle église, une nouvelle paroisse, Sainte-Anne, qui succède à la chapelle Bréa. Rue de la Colonie, entre les baraques en planches d'une population inconnue et une usine ; on y arrive par la place d'Italie et la rue Bobillot. (1911)

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La mort de M. Curie

Les obsèques de M. Curie ont été célébrées, hier, avec la plus grande simplicité et sans aucune cérémonie.
Dès trois heures arrivèrent à la maison mortuaire, 108, boulevard Kellermann, des professeurs de la Sorbonne et du Collège de France, ainsi que des membres de l'Institut. Tour à tour ils pénétraient dans la petite maison... (1906)

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